V.--_Les occupations des gens qui se sont libérés de la loi du travail
sont toujours vaines et inutiles._
1
De même qu'un cheval tournant une roue inclinée ne peut pas s'arrêter et
doit toujours avancer, l'homme ne peut pas rester oisif. Par conséquent,
un homme qui travaille a tout autant de mérite qu'un cheval monté sur
une roue et qui remue les jambes. L'important n'est pas dans le fait que
l'homme travaille, mais à quoi il travaille.
2
Ceux qui se sont dispensés du travail manuel peuvent être intelligents,
mais rarement raisonnables. Si l'on écrit, imprime et enseignelant de
futilités dans nos écoles, si notre littérature, notre musique, nos
tableaux sont si subtils, si peu compréhensibles pour tous, c'est parce
que tous ceux qui s'en occupent se sont libérés du travail manuel et
mènent une vie oisive.
D'après EMERSON.
3
Les hommes cherchent le plaisir d'un côté et d'autre parce qu'ils
sentent le vide de leur existence, mais ne sentent pas encore le vide du
nouveau plaisir qui les attire.