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Les gens riches, qui considèrent les enfants comme une entrave au
plaisir, un accident malheureux ou une sorte de jouissance quand il en
naît un nombre fixé à l'avance, ne les élèvent pas en vue de la mission
humaine qu'ils auront à accomplir en tant qu'êtres intelligents et
affectueux, mais en vue des plaisirs qu'ils peuvent donner à leurs
parents. Les enfants de tels parents sont, pour la plupart, entourés de
soins en vue de les rendre propres, blancs, rassasiés, beaux, et, par
conséquent, douillets et sensuels.
Les costumes, les lectures, les spectacles, la musique, la danse, la
bonne chair, tout l'arrangement de leur existence, depuis les images sur
les boîtes, jusqu'aux romans, nouvelles et poèmes, ne fait qu'exciter
leur sensualité, ce qui suscite chez les enfants des classes aisées les
plus bas vices et les maladies sexuelles.