AMIEL.

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Les gens riches, qui considèrent les enfants comme une entrave au

plaisir, un accident malheureux ou une sorte de jouissance quand il en

naît un nombre fixé à l'avance, ne les élèvent pas en vue de la mission

humaine qu'ils auront à accomplir en tant qu'êtres intelligents et

affectueux, mais en vue des plaisirs qu'ils peuvent donner à leurs

parents. Les enfants de tels parents sont, pour la plupart, entourés de

soins en vue de les rendre propres, blancs, rassasiés, beaux, et, par

conséquent, douillets et sensuels.

Les costumes, les lectures, les spectacles, la musique, la danse, la

bonne chair, tout l'arrangement de leur existence, depuis les images sur

les boîtes, jusqu'aux romans, nouvelles et poèmes, ne fait qu'exciter

leur sensualité, ce qui suscite chez les enfants des classes aisées les

plus bas vices et les maladies sexuelles.

La Pensée de l'Humanité Dernière oeuvre de L. Tolstoï · 第 124 / 513 题