In response to this appeal, Voltaire wrote the following ode:--

Ombre illustre, ombre chère; âme héroïque et pure;

Toi que mes tristes yeux ne cessent de pleurer,

Quand la fatale loi de toute la nature

Te conduit dans la sepulture,

Faut-il te plaindre ou t'admirer?

Les vertus, les talents ont été ton partage;

Tu vécus, tu mourus en sage;

Et, voyant à pas lents avancer le trépas,

Tu montras le même courage,

Qui fait voler ton frère au milieu des combats.

Femme sans préjuges, sans vice et sans molless

Tu bannis loin de toi la superstition,

Fille de l'imposture et de l'ambition

Qui tyrannise la faiblesse.

Les langueurs, les tourments, ministres de la mo

T'avaient déclaré la guerre;

Tu les bravas sans effort,

Tu plaignis ceux de la terre.

Hélas! si tes conseils avaient pu l'emporter

Sur le faux interêt d'une aveugle vengeance

Que de torrents de sang on eut vus s'arrêter

Quel bonheur, t'aurait dû la France.

Ton cher frère aujourd'hui, dans un noble repos,

Recueillerait son âme, à soi-même rendue;

Le philosophe, le héros,

Ne serait affligé que de t'avoir perdue.

Sur ta cendre adorée, il jetterait des fleurs

Du haut de son char de victoire;

Et les mains de la paix, et les mains de la gloire

Se joindraient pour sècher ses pleurs.

Sa voix célèbrerait ton amitie fidèle,

Les échos de Berlin répondraient à ses chants;

Ah! j'impose silence à mes tristes accents,

Ils n'appartient qu'à lui de te rendre immortelle.

While Wilhelmina's devotion to her brother was absorbing and

self-sacrificing, her friendship to Voltaire was constant and

faithful. And may we not hope that he felt the benefit of a contact

with her more than even appears? One of her letters to him contains in

a few words a statement of the simple Christian faith that was

hers:--"I pity," she says, "your blindness only to believe in one God

and to deny Jesus."

Frederick had erected in his garden at Sans-Souci a temple in memory

of his sister dedicated to "Friendship." Although his life was

darkened by her loss, his subsequent victories and final conquest, and

the peaceful evening of his life, justified the belief she always had

in his greatness and ultimate success.

The Margravine had one child only, the Princess Elizabeth Frederike

Sophie, who afterwards became Duchess of Wurtemburg. Writing of her,

Voltaire says that she was the most beautiful child in Europe, that he

should have recognised her without warning, that she had the turn of

her mother's face with Frederick's eyes. As this lady died childless

the Margravine lives only "in minds made better" by her life; but we

cannot doubt that in many ways her influence still lives, and that the

intellectual life of Germany owes much to her bright and stimulating

example.

Some Noble Sisters · 第 15 / 32 题