J'attendais que mon expérience

Fut menée à bon port,--amour-propre d'auteur.--

Et puis j'étais honteux de faire le tuteur,

Et je craignais d'avoir aux yeux mauvaise grâce

De copier Arnolphe ayant l'âge d'Horace.

Mais je t'aurais tout dit bientôt, et mon aveu,

Tes instances n'ont fait que l'avancer un peu.

Alice ce soir même a seize ans; son œil brille,

Son front rêve; hier enfant, aujourd'hui jeune fille,

La discrète amitié, chaste sœur de l'amour,

Se retire, et l'amant enfin aura son tour.

A l'instant, pour sortir du doute qui me tue

Je vais porter la flamme au flanc de ma statue!

SINCLAIR.

Adieu; Laura, Fanny, m'attendent au foyer;

Laura doit avoir faim et Fanny s'ennuyer,

Sur la table déjà le homard se prélasse

Et le vin trop frappé se morfond dans la glace;

Je m'en vais.--Bonne chance! au sortir du festin

Je reviendrai tantôt pour savoir ton destin.

APPENDICE

APPENDICE[7]

I

Nous avons trouvé le brouillon de la lettre suivante: (autographe de

Théophile Gautier).

MONSIEUR LE MINISTRE DE LA GUERRE

Monsieur le ministre,

Le soussigné voulant se fixer comme colon en Algérie, a, d'après les

meilleurs renseignements sur les terres actuellement disponibles de la

province de Constantine, qu'il a ultérieurement visitée, choisi des

terrains qui se trouvent dans le périmètre civil de Philippeville,

vallée de Zerhmana: il vient donc vous demander une concession de

quatre-vingt-dix-neuf hectares dans la localité ci-dessus désignée.

Et au dos de cette lettre se trouvaient, sans aucune indication de

titre, les vers suivants, qui révèlent la date vers laquelle cette

curieuse lettre aurait été écrite (1846 très-probablement).

* * * * *

Sur la montagne de la vie,

Au plateau de trente-cinq ans,

Soufflent mes coursiers, haletants,

De la chimère poursuivie.

Je reste là quelques instants

Brisé, mais l'âme inassouvie,

Promenant mon regard glacé

Sur l'avenir et le passé.

[7] Nous avons réuni à cette place les divers morceaux qu'il nous

a paru impossible de publier sans aucune explication.

II

AUX MANES DE L'EMPEREUR[8]

15 DÉCEMBRE 1840

Quand sous l'arc triomphal où s'inscrivent nos gloires

Passait le sombre char couronné de victoires

Aux longues ailes d'or,

Et qu'enfin Sainte-Hélène, après tant de souffrance,

Délivrait la grande ombre et rendait à la France

Son funèbre trésor,

Un rêveur, un captif derrière ses murailles,

Triste de ne pouvoir, aux saintes funérailles

Assister, l'œil en pleurs,

Dans l'étroite prison sans échos et muette,

Mêlant sa note émue à l'ode du poëte,

Épanchait ses douleurs.--

[8] Ce morceau n'est rien autre chose que la traduction

_littérale_, en vers, d'un morceau de prose. Nous avons placé

chaque strophe en face de chaque paragraphe, pensant que le

public verrait avec intérêt comment le poëte a fait entrer, dans

chacune de ses strophes, chaque phrase et pour ainsi dire chaque

mot du prosateur.

«Citadelle de Ham, 15 décembre 1840.

«Sire, vous revenez dans votre capitale, et le peuple en foule salue

votre retour, mais moi, du fond de mon cachot, je ne puis apercevoir

qu'un rayon du soleil qui éclaire vos funérailles.

«N'en veuillez pas à votre famille de ce qu'elle n'est pas là pour vous

recevoir.

«Votre exil et vos malheurs ont cessé avec votre vie; mais les nôtres

durent toujours! Vous êtes mort sur un rocher, loin de la patrie et des

vôtres, la main d'un fils n'a point fermé vos yeux. Aujourd'hui encore,

aucun parent ne conduira votre deuil.

«Montholon, lui que vous aimiez le plus parmi vos dévoués compagnons,

vous a rendu les soins d'un fils; il est resté fidèle à votre pensée, à

vos dernières volontés; il m'a rapporté vos dernières paroles; il est en

prison avec moi!

«Un vaisseau français conduit par un noble jeune homme est allé réclamer

vos cendres; mais c'est en vain que vous cherchiez sur le pont

quelques-uns des vôtres; votre famille n'y était pas.

«Sire, vous revenez dans votre capitale,

Et moi qu'en un cachot tient une loi fatale

Exilé de Paris,

J'apercevrai de loin, comme sur une cime,

Le soleil descendant sur le cercueil sublime,

Dans la foule aux longs cris.

Oh! non! n'en veuillez pas, Sire, à votre famille,

De n'avoir pas formé, sous le rayon qui brille,

Un groupe filial

Pour recevoir au seuil de son apothéose,

Comme Hercule ayant fait sa tâche grandiose,

L'ancêtre impérial!

Vos malheurs sont finis; toujours durent les nôtres.

Vous êtes mort là-bas, enchaîné loin des vôtres,

Titan sur un écueil,

Pas de fils pour fermer vos yeux que l'ombre inonde,

Même ici, nul parent,--oh! misère profonde!--

Conduisant votre deuil!

Montholon, le plus cher comme le plus fidèle

Jusqu'au bout, du vautour subissant le coup d'aile,

Vous a gardé sa foi.

Près du dieu foudroyé, qu'un vaste ennui dévore,

Il se tenait debout, et même il est encore

En prison avec moi.

Un navire, conduit par un noble jeune homme,

Sous l'arbre où vous dormiez, Sire, votre long somme

Captif dans le trépas,

Est allé vous chercher avec une escadrille;

Mais, votre œil sur le pont cherchait votre famille;

Qui ne s'y trouvait pas.

«En abordant le sol français, un choc électrique s'est fait sentir; vous

vous êtes soulevé dans votre cercueil; vos yeux, un moment, se sont

rouverts: le drapeau tricolore flottait sur le rivage, mais votre aigle

n'y était pas.

«Le peuple se presse comme autrefois sur votre passage, il vous salue de

ses acclamations comme si vous étiez vivant; mais les grands du jour,

tout en vous rendant hommage, disent tout bas:

«Dieu! ne l'éveillez pas!

«Vous avez enfin revu ces Français que vous aimiez tant; vous êtes

revenu dans cette France que vous avez rendue si grande; mais l'étranger

y a laissé des traces que toutes les pompes de votre retour n'effaceront

pas!

«Voyez cette jeune armée: ce sont les fils de vos braves; ils vous

vénèrent, car vous êtes la gloire; mais on leur dit: croisez vos bras!»

«Sire, le peuple, c'est la bonne étoffe qui couvre notre beau pays; mais

ces hommes que vous avez faits si grands et qui étaient si petits, ah!

sire, ne les regrettez pas.

Quand la nef aborda, France, ton sol antique,

Votre âme réveillée, à ce choc électrique,

Au bruit des voix, des pas,

De sa prunelle morte entrevit dans l'aurore

Palpiter vaguement un drapeau tricolore,

Où l'aigle n'était pas.

Comme autrefois le peuple autour de vous s'empresse;

Cris d'amour furieux, délirantes tendresses,

A genoux, chapeau bas!

Dans l'acclamation, les prudents et les sages

Disent au demi-dieu, faisant sa part d'hommages:

«Dieu! ne l'éveillez pas!»

Vous les avez revus--peuple élu de votre âme--

Ces Français tant aimés que votre nom enflamme,

Héros des grands combats;

Mais sur son sol sacré, patrie autrefois crainte,

Du pas de l'étranger on distingue une empreinte

Qui ne s'efface pas!

Voyez la jeune armée, où les fils de nos braves,

Avides d'action, impatients d'entraves,

Voudraient presser le pas;

Votre nom les émeut, car vous êtes la gloire!

Mais on leur dit: «Laissez reposer la victoire,

Assez! croisez les bras!»

Sur le pays, le peuple, étoffe à trame forte,

S'étend, Sire; le chaud, le froid, il les supporte

Mieux que les meilleurs draps;

Mais ces grands si petits, chamarrés de dorures,

Qui cachaient leur néant sous de riches parures,

Ne les regrettez pas.

«Ils ont renié votre évangile, vos idées, votre gloire, votre sang;

quand je leur ai parlé de votre cause, ils nous ont dit: Nous ne la

comprenons pas!

«Laissez-les dire, laissez-les faire; qu'importent, au char qui monte,

les grains de sable qui se jettent sous les roues? ils ont beau dire que

vous êtes un météore qui ne laisse pas de traces! Ils ont beau nier

votre gloire civile; ils ne vous déshériteront pas!

«Sire, le 15 décembre est un grand jour pour la France et pour moi. Du

milieu de votre somptueux cortége, dédaignant certains hommages, vous

avez un instant jeté vos regards sur ma sombre demeure, et, vous

souvenant des caresses que vous prodiguiez à mon enfance, vous m'avez

dit: _Tu souffres pour moi, ami, je suis content de toi_.

«LOUIS-NAPOLÉON.»

Comme ils ont renié, troupe au parjure agile,

Votre nom, votre sang, vos lois, votre évangile,

Pour vous suivre trop las!

Et quand j'ai devant eux plaidé pour votre cause,

Comme ils ont dit, outrant le dédain de leur pose:

Nous ne comprenons pas!

Laissez-les dire et faire, et sur eux soit la honte.

Qu'importent pierre ou sable au char qui toujours monte

Et les broie en éclats!

En vain vous nomment-ils fugitif météore.

Votre gloire est à nous, elle rayonne encore;

Ils ne la prendront pas.

Sire, c'est un grand jour que le quinze décembre!

Votre voix, est-ce un rêve? a parlé dans ma chambre:

«Toi, qui souffres pour moi

Ami, de la prison le lent et dur martyre,

Je quitte mon triomphe et je viens pour te dire:

Je suis content de toi!»

Avril 1869.

III

QUATRAINS

1

Improvisé sur un portrait

DE Mlle SIONA-LÉVY

Enfant, doublement applaudie,

Tu chantes et tu fais des vers;

Et ton masque de tragédie

Est couronné de lauriers verts.

1851.

2

Improvisé sur un portrait

DE Mme MADELEINE BROHAN

Type charmant et pur dont le ciel est avare,

Et que d'un fin crayon l'artiste copia,

Scribe salue en vous sa reine de Navarre,

Musset sa Marianne, et Belloy sa Pia.

1857.

3

Improvisé et placé en tête d'un exemplaire de: _Émaux et Camées_.

A CLAUDIUS POPELIN, MAÎTRE ÉMAILLEUR

Ce livre où j'ai mis des _Camées_

Sculptés dans l'agathe des mots,

Pour voir ses pages acclamées

Eût eu besoin de tes _Émaux_!

Août 1863.

4

Improvisé

SUR UNE ROBE ROSE A POIS NOIRS

Dans le ciel l'étoile dorée

Ne luit que par l'ombre du soir;

Ta robe, de rose éclairée,

Change l'étoile en astre noir!

5

AU VICOMTE DE S. L.[9]

Moderne est le palais, mais le blason ancien

Peint par Van Eyck au coin des portraits de famille

Rangés en ex-voto sur le vieil or qui brille,

Le jeune hôte du lieu le revendique sien.

Octobre 1872.

[9] Ces quatre vers sont les derniers qu'ait écrits Théophile

Gautier. Ils devaient être le premier quatrain d'un sonnet que le

poëte n'a pas eu la force d'achever.

IV

AVE MARIA

CHANT[10]

_Ave Maria!_ Reine des cieux!

Vers toi s'élève ma prière:

Je dois trouver grâce à tes yeux,

C'est en toi, Vierge sainte, en toi que j'espère!

Mon fils consolait ma misère:

Il souffre hélas! il est mourant!

Comprends mes pleurs, toi qui fus mère;

Rends-moi, rends-moi mon pauvre enfant!

_Ave Maria_, mon fils est beau

Et de lui je suis déjà fière;

Bénis son modeste berceau.

C'est mon bien, mon unique bien sur la terre!

Si Dieu me frappe en sa colère

Protège du moins l'innocent!

Exauce-moi, c'est une mère

Qui veut mourir pour son enfant!

_Ave Maria!_ mais: ô bonheur!

L'enfant renaît à sa prière

Ainsi qu'une brillante fleur!

Doux bienfait!--Touchante bonté.--Saint mystère!

«Regarde-moi pour que j'espère;

Mon fils! ton front est souriant!»

Merci, merci, divine mère,

C'est toi qui sauves mon enfant!

[10] Autant que nos souvenirs sont fidèles, nous nous rappelons

que Théophile Gautier en nous remettant l'autographe de cette

pièce, nous aurait dit qu'elle était une traduction destinée à

être adaptée à l'_Ave Maria_ de Schubert. Le rhythme et les rimes

en auraient été déterminés par la forme de la pièce originale et

par les nécessités de la musique.

V

Une personne, qui signe: «_Un étudiant de Grenoble_», a adressé au

journal _Le Gaulois_ une pièce qu'elle affirme avoir copiée, sur un

album, à Genève. Nous avons, vainement jusqu'à présent, fait chercher à

Genève l'autographe de cette pièce. Nous ne l'imprimons donc que sous

toutes réserves.

Je sais un nid charmant et tendre

Où niche l'oiseau bleu du cœur,

L'oiseau dont nul ne peut entendre

Sans tressaillir, l'accent vainqueur;

Nid plein de grâces sans pareilles,

Qui, sous un rayon de gaieté,

Scintillent comme des abeilles

Dans l'or des aurores d'été.

Formé de fleurs fraîches écloses,

OEuvre admirable de l'amour,

Des perles, des feuilles de roses,

Dessinent son riant contour.

Écrins délicieux que dore

La jeunesse en traits éclatants;

D'où s'échappe, ailée et sonore,

La vive chanson du printemps;

D'où sort une divine haleine,

Comme d'un calice vermeil

Qui livre aux souffles de la plaine

Son sein tout baigné de soleil.

Nid séducteur où rit l'ivresse,

Cachant ses secrètes ardeurs,

Comme une coupe enchanteresse

Dont les bords sont voilés de fleurs.

Plus mignon qu'un nid d'oiseau-mouche,

Plus frais qu'un cœur de rose-thé,--

Ce nid ravissant... c'est ta bouche,

Doux paradis de volupté,

Où les désirs, ramiers fidèles,

Volent toujours inapaisés,

Et vont provoquer à coups d'ailes

L'essaim palpitant des baisers!

_Signé_: THÉOPHILE GAUTIER

TABLE

LA COMÉDIE DE LA MORT, 1838

Portail 3

La Vie dans la Mort 9

La Mort dans la Vie 23

POÉSIES DIVERSES, 1838-1845

Sur un album 53

A la princesse Bathilde 55

Oui, Forster, j'admirais.... 57

Prière 58

A une jeune Italienne 59

A trois Paysagistes (_Salon de 1859_) 60

Fatuité 65

Les Matelots 66

La Fuite 68

Gazhel 70

Dans un baiser, l'onde.... 72

Sultan Mahmoud 74

Le Puits mystérieux 76

L'Esclave 77

Les Taches jaunes 78

L'Ondine et le Pêcheur. (Fant. IX) 80

J'ai tout donné pour rien. (Fant. XVII) 82

A des amis qui partaient 85

Ambition. (Fant. XVI) 86

ESPAÑA, 1845

Départ 89

Le Pin des landes 94

L'Horloge 95

A la Bidassoa 97

Sainte Casilda 98

En allant à la Chartreuse de Miraflores 99

La Fontaine du cimetière 100

Le Cid et le Juif 102

En passant à Vergara 105

Les yeux bleus de la montagne 108

La petite fleur rose 109

A Madrid 111

Séguedille 113

Sur le Prométhée du musée de Madrid 114

Ribeira 115

L'Escurial 118

Le Roi solitaire 119

La Vierge de Tolède 121

In deserto 123

Stances 125

En passant prés d'un cimetière 126

Les trois Grâces de Grenade 128

J'étais monté plus haut 131

Consolation 132

Dans la Sierra 133

Le Poëte et la Foule 134

Le Chasseur 135

L'Échelle d'amour 137

J'ai dans mon cœur.... 138

Le Laurier du généraliffe 139

La Lune et le Soleil 140

Letrilla 142

J'allais partir 143

J'ai laissé dans mon sein de neige 144

Le Soupir du Maure 145

Deux tableaux de Valdès Leal 147

A Zurbaran 152

Perspective 155

Au bord de la Mer 156

Saint Christophe d'Écija 157

Pendant la tempête 159

Les affres de la Mort 160

Adieux à la Poésie 163

POÉSIES NOUVELLES

POÉSIES INÉDITES ET POÉSIES POSTHUMES

1831-1872

A Jean Du Seigneur 167

Épigraphe (placée en tête de _Sous la table_) 174

Épigraphe (placée en tête de _Daniel Javard_) 176

Wladislas III 177

Perplexité 181

A propos du _Chant du Cygne_ 185

La Tulipe 186

Le 28 juillet 1840 187

La Péri 195

Le Lion de l'Atlas 196

Le Bédouin et la Mer 198

Ébauche de _Pierrot Posthume_ 200

Le Glas intérieur 203

La Neige 205

Sonnet 208

Modes et chiffons 209

Les Lions de l'Arsenal, à Venise 210

Fragments de _Maître Wolfram_ 211

Nativité 213

Les Joyeusetés du Trépas 217

Chanson à boire 219

Les Rôdeurs de nuit 220

Le Profil perdu 221

A Ernest Hébert 222

Fragments de _l'Épicurien_ 224

A Marguerite (sonnet I) 238

A Marguerite (sonnet II) 239

L'Impassible 240

A L. Sextius 241

A l'Impératrice 242

A Claudius Popelin (sonnet I) 247

A Ingres 248

Le Rose 249

L'Hirondelle 250

L'Odalisque à Paris 251

A Ch. Garnier 252

La Fumée 255

Promenade hors des murs 256

UN DOUZAIN DE SONNETS.

Sonnet-dédicace 257

I. Mille chemins, un seul but 258

II. Ne touchez pas aux marbres 259

III. Baiser rose, Baiser bleu 260

IV. La vraie Esthétique 261

V. Bonbons et Pommes vertes 262

VI. Le Pied d'Atalante 263

VII. L'Étrenne du Poëte 264

VIII. Les Déesses posent 265

IX. D'après Vanutelli 266

X. L'Égratignure 267

XI. La Mélodie et l'accompagnement 268

XII. La Robe pailletée 269

L'Esclave noir 270

A Claudius Popelin (sonnet II) 271

Sonnet 272

Le Sonnet 273

Sonnet 274

Le Vingt-sept mai 275

Sonnet 276

Après la bataille 277

A Maxime du Camp 278

Allitérations 279

A une jeune Amie 281

Sonnet 282

Jettatura 283

Au bois de Boulogne 287

Le Ruisseau 289

Chez les Étoiles 291

L'Orestie 297

La Perle du Rialto 299

APPENDICE 315

End of Project Gutenberg's Poésies Complètes, Tome 2/2, by Théophile Gautier

Poésies Complètes - Tome 2 · 第 10 / 10 段