Vous me désolez... Pauvre chère, j'ai votre pardon, n'est-ce pas?
Je n'ose plus aller vous voir, j'ai peur, auprès de vous, de sentir les
forces me manquer. Je voulais vous posséder quand, vous connaissant
d'une façon superficielle, je ne savais pas quelle vie j'allais gâcher,
perdre et troubler à jamais; car vous n'êtes pas de celles qui prendriez
avec calme et placidité la faute. Ce soin que j'ai de votre honneur,
m'entraîne à vous faire souffrir; mais cette douleur épure votre amour.
Denise, il faut qu'il demeure immatériel, autrement vous me haïriez...
Que vous dire? Voulez-vous me recevoir demain soir? Je ne vis plus
depuis que je sais votre pensée et votre âme en déroute.