Mauvaise, méchante mauvaise! vous êtes un joli animal sauvage que
j'aurais plaisir à maîtriser. Je n'ai pas souffert par vous, je ne suis
pas ensuite devenu votre ami, pour voir placidement votre imagination
vous égarer.
J'ai une volonté aussi, moi, toute sentimentale peut-être, mais elle
aura la force de vous retenir et me laissera ainsi le temps de vous
démontrer l'erreur où vous tentez de tomber.
Je vous défends d'aimer, entendez-vous?
Vraiment, ma chère Denise, je vous lance plaisamment cette objurgation
et pourtant j'ai peur: ne vous laissez pas envahir par cette mélancolie,
ce mal sans objet. Avec votre âme délicate tout est à craindre.
Adieu; je baise vos pâles mains avec une tendresse grandissante.