Est-ce parce que Suzanne, rentrée à Paris, tient «l'emploi» que vous
n'écrivez plus?
Je devrais me vexer d'être remplacée par cette petite légèreté faite
femme, et ne vous plus écrire. Ainsi aurais-je fait si je n'avais besoin
des vingt mélodies que je vous ai confiées; mon éditeur voulant les
lire, il me faut les revoir avant de les lui livrer; ayez l'obligeance
de me les envoyer.
Je voudrais bien avoir, tout de même, des nouvelles de vous, savoir si
la grande combinaison dont vous m'avez parlé pendant votre séjour ici,
progresse vers la conclusion favorable et attendue?
Vous êtes le plus négligent des amis.--«Puisqu'on m'aime comme
ça...»--direz-vous?
Alors _continuez_, comme le nègre... Mais c'est égal, un petit mot de
temps en temps ne serait pas pour gâter les choses. Adieu.