Je suis guéri. Il faut que ce soit vous, madame, pour que j'ose écrire
ces mots décevants. Ainsi que Henri Heine, je puis dire:
Mon coeur n'a fleuri qu'une fois
Il me semble qu'il y a cent ans...
Voulez-vous que ce soir je vienne prendre une tasse de thé et me guérir
un peu--non d'aimer--mais de ce spleen nonchalant qui va augmentant,
sans que ma volonté serve à rien autre chose qu'à fortifier le malaise
moral où je vis.