Elle devint rouge jusqu'aux cheveux et balbutia: «Rien... c'est...
vois-tu... je devine... c'est... il ne faut pas aller chercher le
médecin... c'est assurément cette misérable nourrice qui pince le petit
pour le faire taire quand il crie.»
Le notaire, exaspéré, alla quérir la nourrice et faillit la battre. Elle
nia avec effronterie, mais fut chassée.
Et sa conduite, signalée à la municipalité, l'empêcha de trouver
d'autres places.
_Le Mal d'André_ a paru dans _le Gil-Blas_ du mardi 24 juillet 1883,
sous la signature: MAUFRIGNEUSE.