Je m'assis sur la malle à côté d'elle, et passant mon bras sous le sien:
«Mica! mica! mica! pour tout. Je ne vous appellerai plus que
mademoiselle Mica.»
Pour la première fois, je crus voir sur sa bouche une ombre de sourire,
mais il passa si vite que j'ai bien pu me tromper.
--Mais si vous répondez toujours «mica» je ne saurai plus quoi tenter
pour vous plaire. Voyons, aujourd'hui, qu'est-ce que nous allons faire?
Elle hésita comme si une apparence de désir eût traversé sa tête, puis
elle prononça nonchalamment: «Ça m'est égal, ce que vous voudrez.
--Eh bien, mademoiselle Mica, nous prendrons une voiture et nous irons
nous promener.»