Chapitre I. -- La Renaissance païenne.
§ I. Les moeurs.
I. Idée que les hommes s'étaient faite du monde depuis la
dissolution de la société antique. -- Comment et pourquoi
recommence l'invention humaine. -- Forme d'esprit de la
Renaissance. -- Que la représentation des objets est
alors imitative, figurée et complète. 238
II. Pourquoi le modèle idéal change. -- Amélioration de
la condition humaine en Europe. -- Amélioration de la
condition humaine en Angleterre. -- La paix. --
L'industrie. -- Le commerce. -- Le pâturage. --
L'agriculture. -- Accroissement de la richesse publique.
-- Les bâtiments et les meubles. -- Les palais, les repas
et les habits. -- Les pompes de la cour. -- Fêtes sous
Élisabeth. -- _Masques_ sous Jacques Ier. 241
III. Les moeurs populaires. -- _Pageants._ -- Théâtres.
-- Fêtes de village. -- Expansion païenne. 253
IV. Les modèles. -- Les anciens. -- Traduction et lecture
des auteurs classiques. -- Sympathie pour les moeurs et
les dieux de l'antiquité. -- Les modernes. -- Goût pour
les idées et les écrits des Italiens. -- Que la poésie et
la peinture en Italie sont païennes. -- Le modèle idéal
est l'homme fort, heureux, borné à la vie présente. 257
§ 2. La poésie.
I. La Renaissance en Angleterre est la renaissance du
génie saxon. 266
II. Les précurseurs. -- Le comte de Surrey. -- Sa vie
féodale et chevaleresque. -- Son caractère anglais et
personnel. -- Ses poëmes sérieux et mélancoliques. -- Sa
conception de l'amour intime. 266
III. Son style. -- Ses maîtres, Pétrarque et Virgile. --
Ses procédés, son habileté, sa perfection précoce. --
L'art est né. -- Défaillances, imitation, recherche. --
L'art n'est pas complet. 274
IV. Croissance et achèvement de l'art. -- L'_Euphuès_ et
la mode. -- Le style et l'esprit de la Renaissance. --
Surabondance et dérèglement. -- Comment les moeurs, le
style et l'esprit se correspondent. -- Sir Philip Sidney.
-- Son éducation, sa vie, son caractère. -- Son
érudition, son sérieux, sa générosité et sa véhémence. --
Son _Arcadie_. -- Exagération et maniérisme des
sentiments et du style. -- Sa _Défense de la poésie_. --
Son éloquence et son énergie. -- Ses _sonnets_. -- En
quoi les corps et les passions de la Renaissance
diffèrent des corps et des passions modernes. -- L'amour
sensible. -- L'amour mystique. 277
V. La poésie pastorale. -- Abondance des poëtes. --
Naturel et force de la poésie. -- État d'esprit qui la
suscite. -- Sentiment de la campagne. -- Renaissance des
dieux antiques. -- Enthousiasme pour la beauté. --
Peinture de l'amour ingénu et heureux. -- Shakspeare,
Jonson, Flechter, Drayton, Marlowe, Warner, Breton,
Lodge, Greene. -- Comment la transformation du public a
transformé l'art. 281
VI. La poésie idéale. -- Spenser. -- Sa vie. -- Son
caractère. -- Son platonisme. -- Ses _Hymnes à l'amour et
à la beauté_. -- Abondance de son imagination. -- En quoi
elle est épique. -- En quoi elle est féerique. Ses
tâtonnements. -- Le _Calendrier du Berger_. -- Ses
_Petits Poëmes_. -- Son chef-d'oeuvre. -- _La Reine des
fées._ -- Son épopée est allégorique et pourtant vivante.
-- Elle embrasse la chevalerie chrétienne et l'olympe
païen. -- Comment elle les relie. 283
VII à XVI. _La Reine des fées._ -- Les événements
impossibles. -- Comment ils deviennent vraisemblables. --
Belphoebe et Chrysogone. -- Les peintures et les paysages
féeriques et gigantesques. -- Pourquoi ils doivent être
tels. -- La caverne de Mammon et les jardins d'Acrasia.
-- Comment Spenser compose. -- En quoi l'art de la
Renaissance est complet. 291
§ 3. La prose.
I. Fin de la poésie. -- Changements dans la société et
dans les moeurs. -- Comment le retour à la nature devient
l'appel aux sens. -- Changements correspondants dans la
poésie. -- Comment l'agrément remplace l'énergie. --
Comment le joli remplace le beau. -- La mignardise. --
Carew. -- Suckling. -- Herrick. -- L'affectation. --
Quarles, Herbert, Babington, Donne, Cowley. --
Commencement du style classique et de la vie de salon. 357
II. Comment la poésie aboutit à la prose. -- Liaison de
la science et de l'art. -- En Italie. -- En Angleterre.
-- Comment le règne du naturalisme développe l'exercice
de la raison naturelle. -- Érudits, historiens,
rhétoriciens, compilateurs, politiques, antiquaires,
philosophes, théologiens. -- Abondance des talents et
rareté des beaux livres. -- Surabondance, recherche,
pédanterie du style. -- Originalité, précision, énergie,
richesse du style. -- Comment, à l'inverse des
classiques, ils se représentent non l'idée, mais
l'individu. 367
III. Robert Burton. -- Sa vie et son caractère. --
Confusion et énormité de son érudition. -- Son sujet,
_l'Anatomie de la mélancolie_. -- Divisions scolastiques.
-- Mélange des sciences morales et médicales. 374
IV. Sir Thomas Browne. -- Son esprit. -- Son imagination
est d'un homme du Nord. -- _Hydriotaphia_, _Religio
medici_. -- Ses idées, ses curiosités et ses doutes sont
d'un homme de la Renaissance. -- _Pseudodoxia._ -- Effets
de cette activité et de cette direction de l'esprit
public. 383
V et VI. François Bacon. -- Son esprit. -- Son
originalité. -- Concentration et splendeur de son style.
-- Ses comparaisons et ses aphorismes. -- _Les Essais._
-- Son procédé n'est pas l'argumentation, mais
l'intuition. -- Son bon sens utilitaire. -- Point de
départ de sa philosophie. -- Que l'objet de la science
est l'amélioration de la condition humaine. -- _Nouvelle
Atlantide._ -- Comment cette idée est d'accord avec
l'état des choses et de l'esprit du temps. -- Elle achève
la Renaissance. -- Comment cette idée amène une nouvelle
méthode. -- L'_Organum_. -- À quel point Bacon s'est
arrêté. -- Limites de l'esprit du siècle. -- Comment la
conception du monde, qui était poétique, devient
mécanique. -- Comment la Renaissance aboutit à
l'établissement des sciences positives. 389