(Billet écrit et signé par M. le Dr Schontz. Tête de lettre imprimée
portant le nom du docteur et cette mention: _Spécialité pour les
affections pulmonaires.)_
Paris, le 24 juin 1865.
_À M. L. Thibaut, juge, etc._
Monsieur,
J'ai confessé une pauvre mourante qui va laisser après elle sur la terre
un ange abandonné. Je vous ai rencontré une fois à Paris, au temps où
vous et moi nous étions des étudiants, chez M. le baron de Marannes. Il
s'agit de sa veuve et de sa fille. On ne vous reproche rien, mais on
souffre et on se meurt. Votre présence ne sauverait pas la malade,
Monsieur, ma conscience, me force à l'avouer, mais la dernière heure
serait adoucie. Faites selon les conseils de votre honneur et de votre
coeur.