1788. Un volume in-32 de cent vingt pages, avec deux gravures, par le
même.
Ce sont deux lettres adressées par une jeune dame, nommée Érosie, à son
amie Juliette, et datées de Fontainebleau. En allant rejoindre à la cour
le vieux baron de Roqueval, auquel sa main est promise, Érosie raconte
de quelle façon elle a fait la rencontre et la conquête du petit vicomte
de Solange, jouvenceau _céleste_, qui voyage accompagné de son
pédagogue. Un _Avis des éditeurs_ s'exprime de la sorte:
«Un valet d'auberge, chargé de jeter dans la boîte la première de ces
lettres, et supposant, d'après le volume, qu'elle pouvait contenir
quelque chose de mystérieux, la porta chez un jeune homme attaché en
sous-ordre à l'un des bureaux ministériels. Ce commis, abusant de la
circonstance, ouvrit le paquet; mais, au lieu de secrets d'État, il
n'y trouva que des folies, qu'il transcrivit pour son amusement. Cette
copie, qui a circulé, nous est parvenue, et c'est d'après elle que
nous avons imprimé.»
Écrit avec légèreté.