Jeu frivole et moral, avec cette épigraphe: «_Ludendo pingimus._» A
Amsterdam, chez les libraires associés, 1769.
Ce nom singulier avait servi d'abord à désigner une couleur charmante,
qui, dès son apparition, éclipsa le lilas et le vert pomme qui régnaient
souverainement avant elle; il n'était pas permis de porter autre chose
que des étoffes _zinzolin_ et des échelles de ruban _zinzolin_. Plus
tard, ce nom fut appliqué à un jeu de cartes qui se jouait à quatre
personnes, et dont les termes principaux étaient: le _vertugadin_, la
_rocambole_, les _sigisbés_, etc. Il devint de mode alors pour les
petites-maîtresses de s'écrier à tout propos, avec une pointe de
zezaiement que le mot tendait à introduire: «_Z'ai fait auzourd'hui un
Zinzolin zarmant._» Peut-être était-il possible de bâtir sur le Zinzolin
un roman agréable, ou tout au moins une peinture des manies et des
ridicules de la société joueuse du XVIIIe siècle. L'auteur n'en a pas
jugé ainsi: il s'est contenté d'écrire une digression capricieuse, qui a
toutes les prétentions à l'esprit, à la légèreté, à la galanterie, et
qui en est pour toutes ses prétentions.
Attribué à Luneau de Boisjermain ou à Toustain de Lormery.