«Wolkersdorf, le 8 juillet 1809, trois heures après midi.
«Je reçois à l'instant, monsieur le duc, votre lettre de Wüllfersdorf, à
midi. Comme il est trois heures, vous aurez eu d'autres renseignements
sur l'ennemi, qui paraît effectivement se retirer en Bohême. L'Empereur
vous laisse maître de marcher sur Znaïm si, par ce moyen, vous croyez
vous trouver plus près de la gauche de l'ennemi. Le duc d'Auerstädt,
avec son corps d'armée, se met en marche; il sera, vers huit heures du
soir, à Wüllfersdorff. Dans quelque direction que vous soyez, donnez de
vos nouvelles au duc d'Auerstädt. Le duc de Rivoli était ce matin de
bonne heure à Stockerau; si l'ennemi était sur la route de Znaïm, il
l'aura poursuivi, et il sera probablement cette nuit à Hollabrunn. La
rivière qui est devant vous à Znaïm n'est rien; elle est partout
guéable. L'Empereur vous recommande de bien conserver les manutentions
et les magasins. Vous ne nous avez pas envoyé les lettres de la poste:
il faut les enlever partout. Il y a à Znaïm une fabrique de tabac
très-importante; il faut la conserver, d'autant mieux qu'on en manque à
Vienne.»