Six mois à Londres, page 118.]

[21: Nouveau _Dictionnaire d'histoire naturelle_.]

[22: Il s'y trouve maintenant.]

[23: Sans doute le directeur du cabinet d'histoire naturelle, dont le

zèle égale le savoir, s'empressera de profiter de la circonstance, et

sollicitera de l'autorité compétente, deux piédestaux de la même matière

pour remplacer quelques planches de sapin mal peintes en marbre qui

soutiennent dans une des galeries, les bustes du Roi et de la belle

Vénus du célèbre Dupaty.]

[24: On sent bien que quelques décorations intérieures, quelques

bas-reliefs au dehors qui ne sont pas même terminés, ne contredisent en

aucune manière ce que j'avance.]

[25: Marché Saint-Martin.]

[26: Tels que pins, cèdres, sapins, chênes verts, houx, dont les fruits

sont aussi intéressans que le feuillage en est épais et dont une partie

supporte impunément l'élagage et la tonte des branches parasites et

nuisibles.]

[27: La pivoine en arbre, le camélia, le pompadoura précoce.

_Note de l'Auteur_.

]

[28: On voit encore sur la maison qui en a pris la place un débris de

sculpture.]

[29: On trouve en hiver sous les galeries de l'Odéon, des fourneaux pour

faire cuire les châtaignes; dernièrement on remarquait le même abus à

Favart, dont les belles colonnes ont été noircies et enfumées par suite

d'une insouciance aussi étonnante que répréhensible.]

[30: D'après ce principe, comment a-t-on souffert qu'une maison qui peut

être occupée par des artisans auxquels des fourneaux sont nécessaires,

ait été élevée contre cette partie de la Bibliothèque royale (rue

Richelieu) qui jusqu'ici avait été parfaitement dégagée de tout contact

avec les bâtimens de ce quartier? Quel amateur des lettres ne serait pas

pétrifié de terreur, quand il songe que le cabinet des gravures, les

galeries contenant les manuscrits, ne sont séparées que par un mur

mitoyen, des bureaux de la trésorerie, où pendant les trois quarts de

l'année on fait constamment du feu?]

[31: «Ces baraques déshonorent Paris par l'indigne petit moyen de faire

de l'argent de tout.» _Mémoires du prince de Ligne, sur Paris_, tome

II.]

[32: Saint-Roch, Saint-Germain-l'Auxerrois et autres; j'en dirai autant

de ces loges dégoûtantes adossées au parapet de la fontaine qui coule en

face le Palais-Royal, et près le guichet du nord, au Louvre.]

[33: Et notamment d'une quantité de polichinelles.]

[34: Sans doute M. le gouverneur ignore cet abus qui indigne tous les

honnêtes gens. Si l'on n'arrête pas promptement ces empiétemens sur un

terrain sacré, je n'y vois plus de terme. On a permis l'établissement

d'une baraque, demain on en permettra six, et il n'y a pas de raison

pour que le bas de la terrasse des Feuillans ne devienne pas une

honteuse foire perpétuelle, au bénéfice de gens que nous ne connaissons

pas.]

[35: Un homme ne s'y montrait jamais sans l'épée et l'habit habillé, et

une femme n'aurait pu s'y présenter avec une mante.]

[36: Partout, comme en Angleterre, dont nous aimons tant à suivre les

usages, les monumens publics devraient être environnés de grilles.]

[37: Heureusement, M. le préfet de police vient de prendre un arrêté

relatif à ces galeries, par suite duquel, doivent disparaître les

montres et les enseignes saillantes collées ou peintes sur les

pilastres, ou suspendues entre les portiques, et généralement tout ce

qui peut intercepter le passage des galeries, qui par le contrat de

vente et un ancien décret, sont très-positivement réservées pour la

libre circulation du public.]

[38: Depuis long-temps les globes des lanternes sont brisés, et on ne

songe pas à les remplacer.]

[39: «Les Anglais sont aussi jaloux de leurs murailles que les Italiens

le sont de leurs femmes, et vous lisez à chaque pas ces mots sur les

murs: _Quiconque placera ici une affiche, sera poursuivi conformément

aux lois_. Six mois à Londres, page 16.]

[40: Qui n'y a pas lu avec indignation depuis longues années, «Vente à

moitié perte.--La vérité est que l'on trouve chapeaux à vendre au plus

juste prix.--Cire composée pour les moustaches.--Bandages

herniaires.--Cire composée infaillible pour les cors aux

pieds.--Consultations et traitement pour les maladies v----, rue de

l'Arbre-Sec.--Rob anti-syphilitique du sieur Laffecteur, et annonces de

charlatans.--Poudre sanitaire.--Onguent pour la brûlure.--Cuisine

Anglo-Française, etc.]

[41: Perrault.]

[42: Il en coûterait pourtant si peu d'informer le public de telle

mesure de police, en mettant l'annonce ou l'arrêté, dans un cadre

suspendu, qui ne salirait point les murs par la colle et les débris de

papier.]

[43: On voit encore une partie de ces affiches contre Notre-Dame,

Saint-Sulpice, Saint-Roch, Saint-Gervais, Saint-Louis, Saint-Philippe.

L'église de Saint-Laurent, faubourg Saint-Martin, est peut-être la seule

qui ait échappé à cette espèce de profanation. Enfin, ô prodige des

révolutions! sur les murs du même temple où Massillon faisait entendre

les touchans accens de sa persuasive éloquence, où l'aigle de Meaux, le

grand Bossuet, lançait ses foudres contre l'erreur... je lis d'un côté,

ces mots tracés en gros caractères: _On apprête à neuf les cachemires,

on nettoye les schals de laine, on fait les reprises perdues_... et de

l'autre, _Librairie protestante_, _etc_.]

[44: Non loin du mandement de Monseigneur l'Archevêque, on lisait, le 15

août dernier 1823, dans l'église Saint-Roch: Cent francs de récompense à

qui rapportera au bureau, rue de la Jussienne, une petite perruche

verte, à longue queue, disant parfaitement: _Vive le roi_! Était-ce en

raison des bons principes inculqués à la perruche, que le placard avait

été souffert et toléré?]

[45: Notamment sur celles qui soutiennent le vestibule du Palais-Royal,

côté de la rue des Petits-Champs et contre les amphithéâtres du Jardin

du Roi.]

[46: À Londres on les dépose dans les différentes boutiques où elles

sont exposées aux regards. _Six mois à Londres_, page 16.]

[47: Il faut être juste, depuis peu cet usage est adopté à l'Opéra et

aux Français, mais il ne l'est ni à l'Odéon, ni à Feydeau.]

[48: Telles qu'à New-York, et autres villes des États-Unis.]

[49: Souvent on croit respirer l'atmosphère des cloaques les plus

infects. Souvent la malpropreté est telle, qu'une femme en montant ou en

descendant les degrés, ne peut déployer sa robe, sans qu'elle ne soit

tachée ou mouillée par les immondices, que l'on a vu tomber en cascade,

des extrémités de la terrasse qui règne sur le fronton du théâtre.

Indépendamment des bassins qui existent, il serait donc utile d'établir

des tuyaux secrets de propreté, et de donner surtout la consigne de la

surveillance la plus sévère, pour éloigner et punir les sales

profanateurs qui oseraient transgresser les dispositions d'un arrêté

pris à ce sujet.]

[50: Comme on est à même de s'en convaincre en traversant le soir le

jardin du Luxembourg, côté de la rue d'Enfer.]

[51: Sauf quelques faits nouveaux que j'ai cru devoir ajouter, un grand

nombre de personnes pourraient attester que cette dissertation sur le

gaz hydrogène était composée plus de six mois avant la publication de

_l'Essai critique sur le gaz hydrogène_, par MM. Charles Nodier et le

docteur Pichot, ouvrage où le talent de l'observation se fait autant

remarquer qu'un profond savoir, enchâssé dans le cadre le plus heureux.]

[52: «À Londres même, dit M. Charles Nodier, où cet éclairage doit être

infiniment perfectionné, nous attestons qu'il n'est pas de théâtre où

nous n'ayons été poursuivis par ces odieux miasmes capables de détruire

l'illusion de la représentation la plus attachante.» _Essai critique sur

le gaz hydrogène_, page 76.]

[53: En pareille circonstance, quel coup de fortune pour les filous de

toute espèce!]

[54: Placé ailleurs qu'au parterre et à l'orchestre de l'Odéon, soit au

niveau, soit au dessus du lustre, on a peine à saisir les traits des

comédiens qui sont en scène; ce qui n'arrivait pas lorsqu'on se servait

d'huile et de bougies.]

[55: L'expérience en a été constatée à Londres: «Par ordre du

lord-maire, on a présenté à un jury de chimistes plusieurs bouteilles

d'eau puisée dans la Tamise, à trente pas de l'égoût du gaz; cette eau

exhalait une odeur infecte; on en a rempli un vase dans lequel on a

plongé des anguilles et autres poissons très-sains; au bout de trois ou

quatre minutes ils étaient tous morts.» _Journal du commerce_, 25

septembre 1821.]

[56: Fait avoué par sir William Congrève, au ministre de l'intérieur.]

[57: _Voyez_ les Débats, le journal de Paris, du mois d'octobre.]

[58: «Ce phénomène, comme me l'a dit un habile chimiste, s'explique

facilement: deux gaz sont nécessaires pour mettre le calorique en

action. Le premier qui est l'hydrogène, est comme on sait la base de la

chaleur; le second qui met cette base en action, est l'oxigène ou

principe vital contenu dans l'air atmosphérique. Lorsque ces deux gaz

sont dégagés de toute autre combinaison, la lumière jaillit dans toute

sa pureté; et ce gaz est aujourd'hui celui qui sert à éclairer tous nos

établissemens. Mais lorsque dans le local dont nous avons parlé

ci-dessus se trouve une assemblée d'hommes trop grande, relativement à

l'édifice qui les renferme, (et je prends pour exemple un théâtre), la

partie d'oxigène ou principe vital étant absorbée par des spectateurs

trop nombreux, dès lors, manque pour fournir au développement du gaz; et

telle est la démonstration physique et irrécusable des absences de

lumière qui se sont plusieurs fois manifestées précédemment à l'Opéra,

et dernièrement à Faydeau lorsqu'on y donnait _Zémire et Azor_[59].»

Le témoignage d'un Anglais cité par M. Charles Nodier, vient à l'appui

de cette assertion. «Cinq cents pouces cubes de gaz hydrogène, fournis

par un bec de manière à produire une flamme égale à celle d'une

chandelle ordinaire, consument mille soixante-seize pouces cubes d'_air

vital_, pendant que la chandelle n'en absorbe que deux cent

soixante-dix-neuf.» _Essai critique sur le Gaz hydrogène_, pages 74 et

75.]

[59: Cette seconde pièce ne put être représentée; il n'y a que les

entrepreneurs et les filous qui puissent s'intéresser à ce mode

d'éclairage.]

[60: Personne n'ignore les accidens arrivés au Palais-Royal, chez le

restaurateur Provos, en vain les directeurs de la compagnie du gaz ont

fait tous leurs efforts, et employé leur puissante influence pour nier

ou dissimuler des malheurs dont plus de mille individus sont témoins. Il

est constant que plusieurs personnes de ce restaurant ont été blessées,

qu'un jeune homme a sauté à plus de sept pieds en l'air; qu'un plafond a

été percé à jour; que des glaces, des pendules, des lustres, et surtout

des porcelaines renfermées dans les buffets, ont été brisés et mis en

morceaux.

«Enfin, le 18 octobre 1823, les habitans de Glasgow, voisins du pont de

Bromielan, ont été réveillés par une forte détonation qui a ébranlé

leurs maisons jusqu'aux fondations. Elle provenait de la cave de Mme

Golvic. Les effets en ont été destructifs et alarmans. La porte de la

cave a été emportée; et le gaz en s'élevant a fait sauter la porte du

corridor. Le plancher d'une chambre de derrière de la maison de M.

William Wilson, a été enlevé jusqu'au plafond; les meubles ont été

brisés et détruits; les portes ont été renversées; et les fenêtres et

volets ont été jetés dans une cour; un fort étai en fer a été rompu sur

l'escalier par la secousse; seize fenêtres en tout ont été plus ou moins

endommagées.» _Journal des Débats_.]

[61: «_Tanta vero erat copia cineris ut duasque urbes Herculanum et

Pompeias populo sedente in theatro obruit_.» Epitome Dionis Cassii seu

romanæ historiæ scriptores græci minores.

Par suite d'un tremblement de terre, causé par une éruption du Vésuve,

une pluie de cendre tomba en si grande quantité, qu'elle ensevelit

entièrement les villes de Pompeïa et d'Herculanum, au moment où le

peuple était réuni au théâtre. _Epitome de Dion Cassius ou histoire des

écrivains grecs du Bas-Empire_.]

[62: On pense que l'incendie des deux spectacles royaux de cette

résidence provient des tuyaux au moyen desquels la salle est échauffée.

_Gazette_ de janvier, même année.]

[63: «Imaginez, dit M. Charles Nodier, dont je me plais à emprunter les

expressions, imaginez-vous tous ces jolis visages éclairés d'une manière

égale, monotone et plate, comme de froides découpures de papier blanc,

sans saillie, sans profil et sans couleur, sur un plan maussade qui ne

fait pas même valoir, par quelques ombres, le relief élégant des formes

et la gracieuse souplesse des attitudes. Quel infernal artifice a donc

employé le démon pour enlaidir les femmes? C'est le gaz hydrogène.»

_Essai critique_, préface, page 14.]

[64: L'agent d'un riche colon de la Martinique voulant faire passer le

revenu d'une plantation à son maître qui réside en France, chargea pour

une somme considérable, un vaisseau à vapeur, de sucre, café, indigo, et

autres productions des îles. Au milieu de la traversée, la chaudière

ayant inopinément éclaté, mit le feu au vaisseau, qui peu après sauta en

l'air; tout périt, excepté les gens de l'équipage qui, au moment du

danger, s'étaient prudemment précipités dans des barques. Par un bonheur

inespéré, un brick naviguait à une faible distance; il entendit leur

signal de détresse, et sauva les matelots et les passagers.

_Note de l'auteur_.

«Les machines à vapeur deviendront aussi redoutables en Angleterre que

le sont présentement les marmites autoclaves, depuis la fin tragique du

malheureux Naldi. M. Adlam, le charcutier le plus renommé de Londres,

venait de faire construire dans ses caves une machine à vapeur, qui

hachait toute seule la viande dont il composait ses saucissons. Il ne

cessait de recommander à ses ouvriers de ne point approcher de la

machine avec leurs tabliers; mais ayant négligé cette précaution pour

lui-même, un courant d'air qui résulta de l'ouverture d'une porte,

engagea son tablier dans les rouages. Il cria aussitôt au secours; mais

avant qu'on pût arrêter la machine, il était déjà moulu.» _Journal des

Débats_, du 23 juin 1821.

«Enfin, la machine à vapeur qui faisait mouvoir la grande filature de M.

Féret, à Essonne, a fait explosion samedi 12 février 1823. Ce funeste

accident occasiona un dommage considérable. Il a coûté la vie à deux

pères de famille.» _Le Constitutionnel_.]

[65: En supposant, comme l'ont assuré les novateurs, que le gaz qui

éclaire l'Opéra, soit plus épuré que celui de l'Odéon, en raison de

l'éloignement du foyer placé à Montmartre, dont il part, et des

réservoirs d'eau qu'il traverse, le danger possible d'un tuyau brisé et

ses affreux résultats, sont-ils moins présens, sont-ils moins réels?]

[66: «Aussi, dit M. Charles Nodier, remarquons-nous que pour populariser

le gaz en Angleterre, les chimistes ont fait valoir le rabais dont ce

nouveau mode frappait notre commerce et nos importations d'huile et de

suif. C'est ce que répète plusieurs fois M. Accum, en nous appelant

ironiquement ses amis, et en nous plaignant avec affectation du dommage

immense que nous devions ressentir. On voit que c'est véritablement en

amis que nous avons servi les intentions de M. Accum, et les Anglais ne

sauraient nous accuser de mauvaise volonté.» _Essai critique sur le

gaz_, pages 72 et 73.]

[67: Représentations gratis, à l'Odéon.]

[68: L'exemple en fut d'abord donné par Mme Paradol.]

[69: _Idées sur les deux théâtres Français._]

[70: Il y a tout lieu de croire que l'inexactitude des relations des

voyageurs tient, en partie, en ce qu'ils ne vont pas assez à pied.

_Voyage de Kang-ki_, t. 2, p.15.]

[71: Il est bon de faire observer, en passant, que le mauvais choix des

tuyaux souterrains, très-souvent rongés par la rouille, avant d'avoir

servi, oblige cinq ou six fois par an d'y faire des réparations; ce qui

rend impraticables, même en été, pour les piétons, certaines rues où ces

bornes fontaines sont placées.]

[72: Cour du Louvre.]

[73: On n'a pas de fonds pour défendre ces gazons par des grilles en

fer, a dû répondre M. le préfet de Paris, à son Excellence Monseigneur

le ministre de l'intérieur, qui l'avait fait engager par une lettre à

remplir cette condition, expressément convenue et exigée, lorsqu'on

ensemença ces pièces de verdure sur la place Louis XV; mais si M. le

préfet n'a pas de fonds pour des grilles en fer, n'aurait-il point au

moins les moyens d'y faire établir provisoirement des barrières en bois,

capables de garantir ces prés artificiels d'une entière destruction?]

[74: La charité n'aurait plus à soulager que les infirmes et les

malades.]

[75: Mesure qui n'exclurait pas les secours à domicile, que nous sommes

bien éloignés de proscrire.]

[76: Quais.]

[77: Rue Dauphine.]

[78: Sans l'emploi du fer, rue Saint-Louis, au Marais.]

[79: Quartier Saint-Denis.]

[80: Il en existe maintenant en Italie.]

[81:

Le Français, né malin, créa le Vaudeville,

Agréable indiscret, qui, conduit par le chant,

Passe de bouche en bouche, et s'accroît en marchant;

La liberté française en ses vers se déploye.

_Art poétique_, chant 2.

]

[82: Comme dans la Vallée de Barcelonnette, où de vieilles décorations

ne produisent plus d'effet.]

[83: Constitutionnel du 20 mars.]

[84:

Que le noeud bien formé se dénoue aisément;

Que l'action marchant où la raison la guide,

Ne se perde jamais dans une scène vide.

_Art poétique._

]

[85: Passée depuis au théâtre des Variétés.]

[86: Gautier.]

[87: Idée qui au moins n'est pas nouvelle, puisque le chevalier

Servandoni, architecte décorateur, et supérieur dans toutes ces parties

de l'art, obtint de Louis XIV, de faire représenter sur le théâtre des

Tuileries _des spectacles de simple décoration_ qu'il avait imaginés

pour former des élèves en ce genre. _Tableau historique et pittoresque

de Paris_, tome II page 425.]

[88: Et l'auteur a négligé de parler de mille autres avantages

journaliers ou accidentels qui, dans tous les âges, peuvent occuper

l'ami des lettres et des arts, (Sans doute parce qu'il ne s'adressait

uniquement qu'aux gens du monde.) tels que les cours royaux de physique,

de chimie, de botanique, d'histoire, de littérature, et ces discours

d'apparat, une mercuriale de Desèze, un rapport de Marchangy, un

plaidoyer de Berrier, un sermon de Maccarty, un panégyrique de De

Boulogne, une conférence de Freissynous ou un éloge académique de

Dacier, que l'on entend et que l'on ne peut entendre qu'à Paris.]

[89: Beaujon.]

[90: Tivoli.]

[91: La Villette.]

[92: Marboeuf.]

[93: Mme la comtesse de Villelle, Mlle sa fille et sa nièce.]

[94: Tout ceci n'est pas sans de grandes exceptions.]

[95: Le jour d'une séance aussi solennelle il n'y aurait aucun

inconvénient, ce me semble, à faire revivre même pour les hautes

galeries, l'ancienne étiquette de la cour. Ces chapeaux évasés, ces

capotes énormes garnis de longues plumes, sont de véritables écrans, qui

dans les tribunes élevées masquent absolument le coup-d'oeil de la salle

aux spectateurs du second rang. Il serait donc bien d'obliger les dames

qui s'y rendraient à n'y paraître qu'en grande toilette. La toque, le

turban, les diadèmes de fleurs, de perles ou de diamans seraient

beaucoup plus convenables; le coup-d'oeil de la salle en serait plus

brillant; et les hommes qui souvent cèdent leurs places à des inconnues,

n'auraient pas lieu de se repentir de leur galanterie.]

[96: Phrase extraite d'un des discours de Sa Majesté.]

[97: Scélérat qui mettait au moins des procédés dans sa manière de

détrousser les passans, et qui parfois donnait même aux indigens.]

[98: Ils ont été reconnus tels par Louis XVI.]

[99: Journal des Débats, sous la date du 14 janvier.]

[100: «Plusieurs officiers anglais ont passé au service du

Grand-Seigneur, et dirigent les fortifications qu'on élève à

Constantinople.» _Courrier Français_, 6 mars 1822.

«Notre correspondant de Malte nous informe que le fils du commandant des

flottes combinées turques et égyptiennes, est parti pour l'Angleterre, à

l'effet d'acheter des armes et des munitions pour une somme

considérable.» _Chronicle_, du 5 avril 1822.]

[101: Voyez tous les journaux du temps et notamment les _Débats_, où se

lit cette phrase remarquable: «Les Turcs sont conseillés par certains

Européens qui n'aiment pas à voir des marins, soit militaires, soit

marchands, autre part que dans leurs propres ports. L'Angleterre a le

plus grand intérêt à laisser détruire la marine marchande de la Grèce,

qui forte de mille à douze cents bâtimens, s'était emparée de tout le

commerce de transport dans les mers du Levant.»]

[102: Voyez tous les journaux du temps.]

[103: «La marine des insurgés grecs qui ne fait que de naître, fixe déjà

l'attention de l'Europe. Cette marine est la propriété des principaux

négocians de Spezia et Psara auxquels se sont jointes d'autres maisons

de commerce de plusieurs îles de l'archipel, dont la fortune mobilière

est évaluée à près de quarante millions. On cite la seule maison de

Konluruly, de l'île d'Hydria, qui, riche de huit millions d'Espagne, a

équipé à ses frais trente vaisseaux de toute grandeur: d'autres maisons

en ont dix, huit, cinq, dans la proportion de leurs moyens. Beaucoup de

négocians moins aisés se sont réunis pour fournir à la flotte un navire.

Les principaux propriétaires de ces vaisseaux forment le conseil de

l'amirauté qui, comme l'on sait, a été établi à l'île d'Hydria. Ce

conseil dirige exclusivement toutes les opérations maritimes. La flotte

grecque, telle qu'elle est maintenant, compte à peu près cent cinquante

bâtimens, depuis quinze, jusqu'à trente et quarante canons; un plus

grand nombre en a moins de quinze. Il y a cinq cents petits navires, qui

ne sont armés que de deux à cinq canons. Les vaisseaux qui ont plus de

quinze canons, sont répartis en quatre divisions, dans chacune

desquelles se trouvent répartis un certain nombre de petits navires.»

_Journal de Paris_, 24 septembre 1821.]

[104: Qu'elle ne conserve qu'au mépris du Traité d'Amiens. (Voir ce

Traité.)]

[105: Terreur ostensiblement manifestée dans le journal ministériel

anglais, où se lisaient en toutes lettres, ces mots d'alarmes: «Que l'on

chasse les Turcs d'Europe; qu'on rende à l'Asie-Mineure ces villes,

cette population et ces richesses, qui en faisaient le jardin du monde,

au siècle d'Alexandre, et notre empire de l'Inde n'aura pas dix ans

d'existence.»]

[106: _Quotidienne_ du 30 octobre, sous la date d'Hambourg.]

[107: Depuis que ceci est écrit, on mande de la frontière de la

Moldavie, que les députés de la junte d'Argos sont chargés de déclarer

aux puissances étrangères, qu'ils sont disposés à écouter toutes

propositions sur la forme de leur gouvernement. _Courrier_, sous la date

du 21 février 1821.]

[108: L'immortelle Catherine disait à un ministre de Louis XV, à M. de

Choiseul, je crois: «Je règne au nord, et votre maître au midi de

l'Europe; si la France était constamment alliée avec la Russie, il ne se

tirerait pas un seul coup de canon sur le continent, sans notre

permission.»]

[109: Son crédit, alors, était immense.]

[110: Elles sortent dans des chariots couverts d'étoffes brodées en or;

ces chariots sont traînés par des boeufs richement caparaçonnés.]

[111: Très-mauvaise, disent des personnes qui ont été à même de

l'entendre.]

[112: OEuvres de Voltaire, tome 21, page 2. _Remarques sur l'histoire._]

[113: Extrait d'une lettre trop longue pour le texte, et dont nous

mettons le reste en note. «Les Grecs possèdent des traductions

excellentes dans notre langue, de la logique de Condillac, de la morale

de Heineccius, de Locke, de l'algèbre de Lacaille, de l'astronomie de La

Lande, de l'algèbre et de l'arithmétique d'Euler, de la philosophie

chimique de Fourcroi. Ils ont aussi tourné leurs études vers la

philologie et les anciens classiques. Tous les auteurs de l'antiquité

ont été imprimés et commentés dans la Grèce moderne. Le savant docteur

Corai, bien connu en France, en a donné d'excellentes éditions; il était

protégé dans cette belle et utile entreprise, par MM. Zozima, riches

négocians qui, avec une munificence admirable, et dirigés par le

patriotisme le plus désintéressé, employaient des fonds considérables à

ces éditions. Ils les vendaient au prix le plus modéré, dont ils

diminuaient même un cinquième pour les Grecs qui en prenaient dix

exemplaires. Ils ont fait plus encore; n'écoutant que leur zèle, ils

distribuaient gratuitement leurs classiques à tous les professeurs dont

le talent et l'activité étaient connus, et à tous les élèves dont les

maîtres attestaient l'application et les progrès depuis long-temps. Au

reste les revenus de ces généreux patriotes étaient consacrés à

l'utilité commune. Ils avaient déjà fait imprimer à leurs frais, et

distribuer gratis, les ouvrages de l'archimandrite Eugénius, et chaque

année ils employaient à de semblables entreprises, les presses grecques

de Vienne, de Leipsik, de Moscou et de Venise. Les savans européens

estiment et consultent les ouvrages de nos géographes, notamment les

cartes de la Grèce, par Riga, qui sont les meilleures que l'on

connaisse. On a aussi traduit en grec moderne l'_Énéide_ de Virgile, et

_Jérusalem délivrée_, en vers; quelques ouvrages de Lucien; le

_Télémaque_, avec des notes mythologiques et géographiques, dont un

éditeur français pourrait faire son profit; _les Mondes_ de Fontenelle,

avec un commentaire instructif, dans lequel est corrigé le cartésianisme

de cet ouvrage, d'après les nouvelles connaissances: nous avons

également de belles traductions du beau _Traité des délits et des

peines_, par Beccaria, des _Maximes_ de la Rochefoucault, _de la

grandeur et de la décadence des Romains_, par Montesquieu, de

l'_Histoire grecque_ de Goldsmith, des _Voyages de Cyrus_, de

_Bélisaire_, d'_Anacharsis_, de _la Mort d'Abel_ de Gessner, de la

_Bergère des Alpes_, de la _Galatée_ de Florian, etc... Je ne vous

parlerai pas des ouvrages originaux composés par les Grecs, et qui sont

en grand nombre. Ainsi les Grecs modernes jouissent maintenant dans leur

langue de presque tous les bons ouvrages français, allemands, anglais,

italiens. À l'imitation de MM. Zozima, des particuliers à qui leur

fortune ne permettait pas de former d'aussi grandes spéculations, ont du

moins voulu encourager selon leurs facultés, les progrès des lettres, et

chaque jour de nouveaux ouvrages paraissaient avec de longues listes de

souscripteurs.

«Des prix olympiadiques annoncés à l'Europe devaient être décernés aux

littérateurs de toutes les tribus grecques qui, dans la langue

hellénique moderne, avaient composé ou traduit les plus beaux ouvrages.

Tels sont ces Grecs que l'on appelle barbares. Qu'ils soient délivrés,

par l'intervention de l'Europe chrétienne, du joug sanglant sous lequel

ils gémissent, et l'Europe entière sera bientôt forcée d'estimer,

peut-être d'admirer, mais surtout d'aimer les descendans de ceux dont

elle a recueilli celui des lumières et de la civilisation.»]

[114: _Voyage_ de M. Poucqueville en Grèce.]

[115: M. de Jucheran de Saint-Denis en cite un exemple remarquable, que

je vais transcrire textuellement. «Afin de donner plus de vigueur au

tronc principal, le lâche et cruel Mahomet III fit périr ses dix-neuf

frères, et toutes les concubines que son père avait laissées enceintes,

et resta seul de toute sa famille. Par suite de cette politique barbare,

tous les enfans nés du mariage d'une soeur ou cousine du Sultan régnant

avec un des sujets de l'Empire, sont condamnés à une mort inévitable, au

moment de leur naissance.» _Révolutions de Constantinople_, tome 1, page

21.]

[116: Éventail.]

[117: M. Casimir Delavigne, dans la pièce des _Comédiens_.]

[118: L'homme aux rubans verts, _Misantrope_, acte V, scène IV.]

[119: Parure en rubans, dite fontange.]

[120: Personnage du _Tartufe_ de Molière.]

[121: Théâtre de la rue Richelieu.]

[122:

Je riais de le voir avec sa mine étique,

Son rabat jadis blanc et sa perruque antique,

* * * * *

Quand un des campagnards, relevant sa moustache,

Et son feutre à grands poils, ombragé d'un panache.»

_OEuvres_ de Boileau, Satire 3.

]

[123:

... Molière, illustrant ses écrits,

Peut-être de son art eût remporté le prix,

Si moins ami du peuple en ses doctes peintures,

Il n'eût point fait souvent grimacer ses figures,

Quitté pour le bouffon l'agréable et le fin,

Et sans honte à Térence allié Tabarin.

]

[124: _La Fausse Agnès_, acte III, scène VIII.]

[125: _La Fausse Agnès_, acte III, scène VI.]

[126: Ce contre-sens a eu lieu au grand Opéra.]

[127: J'ai dit aussi riche. On connaît une actrice qui a vingt-cinq

mille francs au moins, comme sociétaire; vingt-cinq mille francs du

gouvernement; soixante mille francs, tous frais prélevés, de ses

voyages, ses propriétés, ses feux et le casuel.]

[128: Britannicus.]

[129: États de Blois.]

[130: Louis IX.]

[131: Marie Stuart.]

[132: _Idées_ sur les deux théâtres Français.]

[133: «La société du théâtre Français se compose actuellement de

sociétaires à part entière, à trois quarts de part, à demi-part, à quart

de part et de pensionnaires.» _Le Rideau déchiré_.]

[134: Liqueurs des îles, très-renommées.]

[135: _Idées_ sur les deux théâtres Français, et sur l'École royale de

déclamation.]

[136: Renverser les cartes sur le tapis avant de couper.]

[137: Florian.]

[138: «Les Turcs ont vendu aux Juifs les propriétés des Grecs à vil

prix. «À Smirne la plus atroce perfidie se joint à la plus basse

cupidité. En vain, pour sauver leur vie, des Grecs ont payé les énormes

rétributions exigées par leurs tyrans. Ces tigres à figure humaine

prennent les bourses d'or, et n'en livrent pas moins ces crédules

victimes de la prétendue bonne foi musulmane, à des corsaires algériens,

qui les massacrent.» _Journal des Débats_, du 29 décembre.]

[139: «La maison de M. Fauvel, placée entre la bibliothèque des Ptolémée

et le temple de Thésée, est la retraite d'un sage, embellie par le goût.

Il est entouré des débris de l'ancienne Athènes. On s'assied chez lui

sur des tronçons de colonnes, sur des chapiteaux. On est abrité par des

tuiles antiques: des tombeaux, des inscriptions rappellent de toutes

parts aux voyageurs les noms, les entreprises, les regrets de ceux qui

traversèrent cette vie inquiète et agitée.» En 1819, c'est à dire depuis

quatre ans, une partie de la collection de M. Fauvel fut achetée par M.

le comte de Forbin, pour le Musée royal. La France la possède-t-elle?

Nous l'ignorons. Depuis long-temps, ce consul véritablement patriote, se

proposait d'en orner le Musée de son pays.» _Voyage dans le Levant_,

pages 18, 38, 39.]

[140: «Les Turcs ont enlevé les objets les plus précieux qui se

trouvaient dans les églises, les ornemens et les vases sacrés. Ils ont

coupé les tableaux à coup de sabre et les ont jetés dans les rues.»

_Journaux du temps._

]

[141: «Indépendamment du patriarche de Constantinople, de l'archevêque

de Salonique et des prélats de l'Asie-Mineure qui ont été décapités, et

de plus de quatre cents prêtres égorgés, les Turcs ont pendu dans les

premiers jours de novembre, six évêques, parmi lesquels se trouvait le

fameux archevêque de Philippolis; et l'expulsion générale de ceux qui

leur ont succédé, est en ce moment même sollicitée par le Divan.»

«Les princes, comme on sait, ne sont pas plus épargnés, puisque les

têtes des Callimacchi ont été exposées au Sérail de Constantinople.»]

[142: «À Chémée, ces barbares les noyaient par bandes de cinquante à

soixante ensemble.» Francfort, _Journal de Paris_, du 12 juillet 1822.]

[143: Journaux du 13 avril 1823.]

[144: «Vingt-deux religieuses du couvent incendié de Warateke furent

amenées au général ottoman, à Jassy, qui les fit vendre comme esclaves,

de l'autre côté du Danube.» _Journal des Débats_, du 31 octobre.

«Les troupes turques, la plupart d'Asie, ont rassemblé plus de mille

femmes et vierges grecques de Salonique, et les ont envoyées aux bazars

de Salonique et de Constantinople, pour y être vendues. Près de quatre

cents se sont suicidées en route, de diverses manières, pour ne pas

rester dans les mains de ces barbares. La plupart moururent de faim;

d'autres se tuèrent entre elles.» _Journal de Paris_, 6 décembre.]

[145: Les Princesses Morusi; elles peuvent être à Odessa, et n'en avoir

pas moins éprouvé les plus sanglans outrages.]

[146: Voyez les journaux du temps, sous la date de Vienne.]

[147: _Moniteur_, 15 septembre 1823.]

[148: «Le Mousselim de Janina a expédié un détachement de douze cents

garnisaires armés pour mettre tous les villages chrétiens à exécution

militaire. Ainsi depuis quinze jours, on ne voit sur notre place, que

meubles, bestiaux, instrumens aratoires en vente. Le mobilier des

églises n'est pas plus respecté que celui des particuliers. On démolit

le peu de couvens qui restaient, dont on ne peut rien tirer; les prêtres

et les religieux sont mis aux fers. L'extirpation du christianisme est

le but secret de ces mesures.» Janina, _Pilote_, du 18 septembre 1823.]

[149: Idem.]

[150: Ceci était écrit depuis plus de six mois, lorsque j'ai lu dans un

arrêté pris en faveur des Grecs, par la respectable université de

Cambridge, ces mots terribles:

«Tous ceux qui connaissent la politique barbare du gouvernement ottoman

sentiront sans doute la justesse de ce raisonnement: il n'y a pas

long-temps que le Divan de Constantinople s'est occupé de

l'extermination de toute la population grecque qui se trouve dans

l'empire turc; les massacres de Scio, de Crète, de Chypre et d'autres

villes importantes en sont la preuve.» _The Courrier_, 18 décembre

1823.]

[151: Note présentée par MM. les consuls des puissances européennes à

Smirne, à son excellence Hassan Pacha et à toutes les autorités turques

réunies en Divan, et depuis les négociations de lord Strangford, le 3

décembre 1821.]

[152: Résultat du congrès de Véronne.]

[153: Députation grecque à Rome.]

[154: «Douze cents Hellènes surpris par une armée de quinze mille Turcs,

au pied de leurs montagnes, non loin des bords du Glichis (l'ancien

Achéron) prirent la funeste résolution d'égorger leurs femmes et leurs

enfans, et de tomber sur leur ennemi si supérieur en nombre, afin de

s'ouvrir un passage ou de périr les armes à la main; mais ces femmes

courageuses détournèrent leurs maris d'un si horrible dessein et

demandèrent à marcher avec eux contre les infidèles. On procéda alors à

un choix parmi les femmes, qu'on enrôla au nombre de huit cents. De leur

côté les hommes se réunirent et formèrent un corps de trois mille

combattans. Le lendemain les Turcs furent attaqués et mis en déroute. Le

résultat de cette journée où les femmes suliotes ne montrèrent pas moins

de courage que leurs maris, fut la prise de douze cents hommes et quatre

pièces de canon. Dix-sept femmes trouvèrent une mort glorieuse sur le

champ de bataille.» _Courrier Français_, 13 octobre 1822.]

[155: «C'est le 16 juillet 1823, que par la puissante influence de lord

Strangford, dont le secrétaire a travaillé fortement à la médiation, la

paix entre la Porte ottomane et la Perse a été ratifiée à Erzérum. Si

après cela il reste un Grec qui ait quelque confiance dans le ministère

anglais, nous ne pouvons que plaindre son aveuglement.» _Drapeau Blanc_

du 15 septembre, même année. _Courrier_, même date.]

[156: Traités faits avec les Cortès de Lisbonne.]

[157: «L'Espagne fait une expérience de la liberté. Je lui souhaite

sincèrement du succès; elle n'offense point la loi commune entre les

nations, et si le principe d'intervention était admis dans une pareille

circonstance, il n'y aurait plus de sûreté pour aucun peuple, même pour

nous.» Discours d'un des ministres du roi d'Angleterre, M. Huckinson,

prononcé à Liverpool, Londres 19 février 1823.

«Un Anglais de distinction, lord Nugent, s'est enfermé dans Cadix avec

Quiroga, chef du bataillon sacré, composé de ceux qui ont été le plus

compromis, et s'est déclaré très-ouvertement pour une ferme résistance.»

_Statesman_, 4 octobre. _Journal de Paris_, 8 du même mois, 1823.]

[158: «L'ambassadeur d'Espagne a traité avec une seule manufacture

anglaise pour la fourniture de vingt mille barils de poudre à canon pour

l'armée espagnole, et qui doivent être embarqués dans le plus bref délai

possible. Un bâtiment est parti avec un chargement d'armes de toute

espèce, destiné pour la Corogne, c'est le second envoi d'armes fait à

l'Espagne, depuis _la révocation de l'ordre_ qui en défend l'exportation

sur le continent.» Londres, 4 mars 1823, _Journal de Paris_, 7 mars

1823.]

[159: D'après le rapport même de lord Nugent, «Quelques officiers

anglais qui se trouvaient au Trocadéro, conseillèrent aux Espagnols de

ne tirer que quand les Français seraient sur le glacis. Ce conseil fut

si exactement exécuté, que les Français furent d'abord repoussés par la

mousqueterie, et ensuite à la bayonnette, les Espagnols les ayant

poursuivis jusqu'au delà du canal, ayant de l'eau jusqu'au cou. Avec de

tels défenseurs, on devait croire que le Trocadéro était en sûreté, et

cependant il fut pris deux jours après, presque sans résistance, et de

la manière la plus humiliante.» _Morning Chronicle_, _Drapeau blanc_, du

17 octobre 1823.

Enfin on sait assez la conduite d'autres Anglais enfermés à Cadix avec

les Cortès; on n'ignore pas que Gibraltar est le refuge des membres les

plus coupables; et toute l'Europe est informée que l'Angleterre est

l'inviolable asile des séditieux de tous les pays.]

[160: «Viri in rebus bellicis strenui et virtute nobiles.» Caput IV,

page 17.]

[161: «Ex orientalibus militibus.» Caput I.]

[162: «Fulminatrix dicta sub M. Antonio Pio.» Epistola dedicatoria.]

[163: «Tum hi qui præerant legionem miti afflatu dedere responsum; ad

bellorum usum paratam legionis esse virtutem.» Caput IV, page 18.

«Milites quidem, Cæsar, tui sumus: habebis potestati tuæ subdita omnium

corpora.» Caput VI, pages 28, 29.]

[164: «Maximianus Cæsar octodorum venit: ibique, sacrificaturus idolis

suis, convenire exercitum jussit atroci proposita jussione, ut per aras

demonibus consecratas jurarent æqualibus sibi animis bagandorum turbas,

christianos verò velut inimicos diis suis ab omnibus persequendos.»

Caput II, page 11.]

[165: «Ad apparitores jussio infausta porrigitur, ad legionem velociter

properatur; crudelia præcepta reserantur: traduntur neci quos ordo

reperit numerandi.» Caput VI.]

[166: «Tenemus ecce arma et non resistemus.» Caput VII, page 34.]

[167: «Quæ legio sex millia sexcentos sexaginta sex viros validos animi

et instructos armis antiquorum Romanorum habebat exemplo.» Caput I, page

7.

«Tela projicimus.» Caput VII, page 34.

_Martyrium Mauricii et sociorum ejus a sancto Eucherio episcopo

lugdunensi conscriptum_. De la bibliothèque royale.]

[168: «Exarmatas quidem dexteras satelles tuus inveniet.» Caput VII,

page 34.]

[169: «Tum Maximianus Cæsar iracundæ nimietate succensus subito furore

prosiliit dicens, decimum quemque; morti funesta sors præbeat.» Caput V,

page 23.

«Inclementi præcepit jussione, ut iterum decimum crudelitatis ordo

consumeret.» Caput VII, page 33.

«At ille (Cæsar) desperans gloriosam eorum constantiam posse revocari:

ire propere exercitum jubet, et circumfundi imperat legionem, nullumque;

de tanto sanctorum exercitu præcipit relinqui. Ventum itaque aperta est

terra illic procumbentium in morte corporibus justorum flux erunt que

pretiosi sanguinis rivi.» Caput VIII, page 37.]

[170: «Christiani sumus, christianos persequi non possumus.» Caput VIII,

page 34.]

[171: Telles sont, dit-on, les forces de l'empire ottoman. Quarante

millions d'hommes, deux milliards et demi de revenus; point de dettes;

marine redoutable (malgré les échecs qu'elle a reçus), et un arsenal qui

ne le cède à aucun autre. Voyez au surplus l'ouvrage de M. le baron

Huchereau, de Saint-Denis et autres.]

[172: Pourquoi pas? nous avons bien conquis l'Égypte.]

[173: «L'insouciance du gouvernement (turc), dit M. de Jucheran de

Saint-Denis, que j'ai déjà cité, l'empire du fanatisme et les usages

établis conserveront les germes de cette maladie destructive, tant que

cette capitale continuera à languir sous le joug de ces barbares

incorrigibles.» _Révolutions de Constantinople_, tome 1er, page 251.]

[174: «La nouvelle que les vaisseaux grecs qui croisent dans l'Archipel

avaient pillé les navires anglais a été complètement démentie. Il est

vrai qu'ils en ont arrêté quelques-uns; mais au lieu de les piller, ils

désiraient en acheter la cargaison, et lorsqu'on a refusé de la leur

vendre, non seulement ils les ont remis en liberté, mais ils ont offert

aux capitaines de les indemniser du temps qu'on leur a fait perdre. Si

quelques vaisseaux français, pris et relâchés ensuite, ont été capturés

par les Grecs, on ne doit s'en prendre qu'à ceux qui souffraient que ces

navires portassent des bleds aux Turcs pour ravitailler leurs places

fortes.»]

[175: «Les belles actions des temps héroïques se renouvellent: un jeune

hétériste s'est volontairement dévoué à une mort presque certaine, pour

sauver la vie de son général, le brave Jordaki.» Journaux divers.]

[176: «Après la prise de Napoli di Romania, le général grec Nikitat,

ordonna de transférer à Tripolizza les deux Pachas turcs et leurs harems

pour y rester jusqu'à ce qu'ils eussent acquitté la rançon convenue,

n'ayant obtenu aucune capitulation puisque la Palamède fut enlevée

d'assaut. Chaque prisonnier turc reçut ensuite du gouvernement grec une

chemise, une couverture et vingt piastres. Après cette distribution

qu'on ne devait pas aux incendiaires d'Argos qui s'étaient baignés dans

le sang des paysans chrétiens de l'Hermionide, ils furent embarqués, les

uns sur une frégate anglaise, les autres reçus à bord de plusieurs

vaisseaux grecs, et furent transportés à Scala Nuova, dans

l'Asie-Mineure, où ils n'eurent pas plutôt pris terre, qu'ils se ruèrent

comme des bêtes féroces sur les chrétiens, en ameutant contre eux la

populace turque, qui en égorgea un grand nombre.»]

Voyage d'un jeune grec à Paris (Vol. 2 of 2) · 第 93 / 93 题