I
La pluie au vent de mer s’égoutte
Dans la barbe verte des pins;
Et des femmes suivent la route,
Qui vont au bourg pétrir leurs pains.
Sous la mouvante capeline,
Leur face rosée, au ton clair,
Sent bon la bonne odeur saline,
L’odeur de flot qui dort dans l’air.
Et ce sont des filles de grève
Qui vont entre elles devisant
De l’homme qui les hante en rêve,
Toujours aimé,--toujours absent!