III

Comme Jeune, la Bretagne

Va dans la mort s’assoupir;

Sur la côte ou la montagne,

Son chant n’est plus qu’un soupir.

Pour l’entendre, j’ai fait taire

Toute voix qui vient d’ailleurs;

Et, dans mon cœur solitaire,

Se sont tus jusqu’à mes pleurs.

On dit qu’en visions brèves,

Devant les yeux clos déjà,

Surgissent plus grands les rêves

Qu’aux jours vivants on songea.

Or, je viens chanter aux portes

Les derniers rêves cueillis

Sur les lèvres presque mortes

Du plus aimé des pays.

La chanson de la Bretagne · 第 6 / 95 题