_Sonnetti lussuriosi_
comme d'un livre imprimé parut dans les _Memoriae historico-criticae
librorum rariorum_ d'Auguste Beyer. (Dresde et Leipzig, 1734, in-8.) Il
y est dit que ce petit livre, in-12 (s. l. n. d.), contient 23 ff.; dont
le recto seul est imprimé. L'ouvrage ne contient qu'une gravure qui est
libre et sert de frontispice.
_Corona de i Cazzi cioé Sonnetti lussuriosi di Messer Pietro
Aretino_.
In-16, s. l. n. d., figurant au catalogue de Boze. De Bure rapporte:
«On croit communément que ce savant ne l'a jamais eue en sa possession
et ne l'avait annoncée dans son catalogue que sur l'espérance qu'il
avait de se la procurer un jour...»
«...Cependant, remarque Bonneau, le livre est marqué comme relié en
maroquin rouge et coté 1,000 francs, ce qui serait bien singulier s'il
était tout à fait imaginaire; une autre raison qui nous incline à croire
que les sonnets ont pu porter ce titre de _Corona de i Cazzi_, c'est le
titre qu'on leur a donné en les réimprimant dans le «Recueil du
Cosmopolite» (1735, in-8). Ce recueil, exclusivement composé de pièces
françaises à l'exception des _Sonnetti_, des _Dubbi amorosi_ et du
_Capitolo del Forno_, de Mgr della Casa, a été, chacun le sait, imprimé
en France; éditeurs, typographes et correcteurs, tous ceux qui ont
concouru à son exécution ignoraient complètement l'italien, comme il
n'appert que trop du nombre considérable de mots qui sont estropiés,
notamment en prenant presque toujours les _s_ longues pour des _f_, et
réciproquement. Ils ont dû se borner à copier de leur mieux un vieux
livre qu'ils avaient entre les mains. Dans ce Recueil, les Sonnets sont
intitulés: _Corona di Cazzi_; _Sonnetti (sic) Divi Aretini_: _Corona di
Cazzi_ est évidemment le titre copié sur l'imprimé, et qu'on n'a pas
inventé; _Sonnetti Divi Aretini_, au lieu de _Sonnetti del divino
Aretino_, qu'il faudrait en italien, est un sous-titre de mauvais latin
imaginé par l'éditeur qui a cru bien faire. A cela s'est bornée, sans
aucun doute, son intervention, et nous tenons là, exempte de toute
retouche, une reproduction exacte d'une des plus anciennes éditions, un
texte d'une antiquité certifiée par son orthographe archaïque du XVIe
siècle.»
Bonneau se trompe, on ne dit pas dans le _Cosmopolite: Sonnetti Divi
Aretini, mais Divi Aretini Sonnetti_.
Aretino Pietro _Sonnetti lussuriosi_, in Vinegia, 1556.
Pet. in-16 qui, d'après Charles Nodier (_Description raisonnée d'une
jolie collection de livres_, Techener, 1884, in-8), paraît avoir été
exécuté, en Suisse, dans le courant du XVIIIe siècle.
Ce livre se compose de 22 ff., dont le premier contient le titre et les
autres un Sonnet imprimé au recto; le vingt et unième ne contient qu'un
huitain. La marque du papier est un double aigle couronné.
_Dubbii amorosi_, di Aretino, _altri dubbii e sonetti._
In-8, s. l. n. d.
_Dubbii amorosi, altri Dubbii et Sonetti lussuriosi_, di Pietro
Aretino. Nella Stamperia del Forno, alla corona de cazzi.
Paris, chez Grangé, vers 1757, in-16 de 84 pp. Tous les exempl. sont
tirés sur papier de Hollande. _Dubbj amorosi Altri Dubbj e Sonetti
lussuriosi_ di Pietro Aretino dedicati ad clero: in Parigi appresso
Giacomo Girouard nella strada del fine del mondo.
_Dubbii amorosi, altri dubbii e sonetti lussuriosi..._
In-16 de 76 pp. sur pap. ord.
_Sonetti lussuriosei_ (sic), di Messer Pietro Aretino. In Venezia
l'anno MDCCLXXIX.
Cette édition, comme celle mentionnée et décrite par Nodier, contient 22
ff. aux versos blancs. Comme il y manque le Sonnet IVe, Alcide Bonneau
pense, non sans raison, que ce sonnet omis par négligence manque aussi
dans l'édition dont Nodier fait mention «et que toutes les deux sont,
sauf cette lacune, la reproduction textuelle de l'exemplaire mentionné
par A. Beyer, qui avait vingt-trois feuillets».
_Dubbj amorosi altri dubbj e sonnetti lussuriosi_ di Pietro
Aretino. Edizione pui d'ogni altra corretta. Prezzo 2 ff., in Roma,
MDCCXCII, nella Stamperia Vaticana, con privilegio di sua santita.
In-18 (Paris, Girouard), 68 pp., 50 ex. sur pap. vélin et un ex. sur
papier bleu.
_Recueil de Pièces choisies rassemblées par les soins du
Cosmopolite Anconne chez Vriel Bandant à l'enseigne de la Liberté,
MDCCXXV._
Ce recueil, formé par le duc d'Aiguillon et imprimé par lui et chez lui,
fut tiré à 12 exemplaires; il contient _La Corona di Cazzi, Divi Aretini
Sonnetti_, où se trouve, et dans un ordre logique, le meilleur texte que
l'on connaisse des sonnets d'Arétin.
Ce recueil a été imprimé plusieurs fois, notamment en 1835 (?), avec
quelques différences dans le texte, mais insignifiantes, et en deux
volumes chez Gay.