LE ROI DE PERSE.

Il ne nous reste plus qu'à célébrer ses louanges par des chants dignes

de lui.

Un vaudeville plus extravagant que ce qu'on vient de lire termina cette

facétie, à laquelle succéda un bal qui se prolongea assez avant dans la

nuit.

C'est ainsi que nous prîmes congé d'une société où nous avons trouvé

autant de gaieté que nous y en avons apporté. Ces saillies avaient

excité un rire si franc, qu'on n'examina pas si elles étaient du goût le

plus pur: on prit cela pour ce que nous le donnions, pour une

polissonnerie; et non seulement on nous la pardonna, mais on nous sut

gré du bon quart d'heure qu'on venait de passer après tant de mois

d'angoisses.

Quant à M. d'Offreville, il était si content d'avoir occupé de lui deux

cents personnes pendant toute une soirée, qu'il eût volontiers

recommencé le lendemain. Il avait, au fait, été fort divertissant cette

fois-là, divertissant comme ces instrumens qui ne vous amusent que quand

on les pince.

Souvenirs d'un sexagénaire, Tome II · 第 37 / 62 题