Il y a en nous une secrète malice qui se complaît à découvrir les
imperfections de nos frères: et voilà pourquoi nous sommes si prompts
à les juger, oubliant qu'à Dieu seul appartient le jugement des
coeurs. Au lieu de scruter si curieusement la conscience d'autrui,
descendons dans la nôtre; nous y trouverons assez de motifs d'être
indulgents envers le prochain et de troubles pour nous-même. Vous
n'êtes chargé que de vous, vous ne répondrez que de vous; _Ne jugez
donc point, afin que vous ne soyez point jugé_[53].
[53] Matth., VII, 2.