Je suis allée là-bas, lui porter des fleurs, c’est à elle maintenant que
j’offre la rose des jours d’angoisse, elle qui me disait, il y a deux
ans: «La Sainte sait bien, ma chérie, ce que ta rose lui demande, elle
t’exaucera.»
Chérie que tu me manques! demain, c’est toi qui m’aurais donné courage;
ton baiser fraternel m’eût porté bonheur. Ma joie aurait été ta joie. La
pensée du succès ne me réjouit point: j’en serai fière pour l’École; que
m’importe à moi, puisque je n’ai plus personne à qui l’offrir.
Où est-il? que fait-il? Pourquoi ce silence? notre amitié est-elle morte
avec son amour! Moi, je suis fidèle, je ne retirerai pas la main que
j’ai tendue.