--Pardon, pardon..., comme vous y allez. Il me semble, à moi, que l'avis
du comité de Paris...
Il n'avait qu'un argument, mais il le répétait, par exemple!
Berryer fit un pas en avant.
--Nous avons arrêté, dit-il, que nous accepterions la décision de Sa
Majesté, comme devant trancher le différend. Le roi veut la guerre. Va
pour la guerre!
Somme toute, ce n'était pas là le but de la réunion.
Les principaux légitimistes qui la composaient voulaient s'entendre
avant de partir chacun pour leurs provinces.
Le lecteur se rappelle qu'un double soulèvement devait avoir lieu: l'un
à Lyon et dans le midi en général; l'autre dans l'ouest.
Or, comme l'insurrection devait éclater du 1er au 15 mai, il fallait
qu'on eût le temps de la préparer des deux côtés.
Ces chefs comptaient effectuer leur départ dans la semaine, de Puiseux
et Pierre Prémontré pour la Vendée; Henri de Bonnechose pour les
départements situés au-dessus de la Loire; Jacques Dervieux pour Angers,
et Maurice de Carlepont pour Toulouse et Marseille.
Or, Jean de Kardigân avait, en outre, la mission de leur remettre, avant
qu'ils quittassent Paris, la clef des noms dont ils devaient s'appeler
entre eux, et le mot de passe des correspondances.
Voici quelle était cette clef que nous donnons entièrement, afin de ne
pas égarer le public, quand, dans le cours de cette histoire, nous
serons obligé d'y avoir recours:
Ma tante.
MADAME........................................ Mathurine.
Petit-Pierre.
Le voisin.
Le maréchal de Bourmont....................... Laurent.
N. de Maquillé................................ Bertrand.