On enterra Geneviève à Fontainebleau, auprès de sa mère. M. Lauter et
Léon ne se consolèrent jamais de la perte de cette charmante fille, et
son souvenir mêla jours une profonde amertume au bonheur qu'elle ne
partageait pas. Son appartement fut fermé, et, pendant tout le temps que
vécurent les personnes dont nous avons raconté l'histoire, on l'ouvrit
trois fois par an, aux anniversaires de la naissance, de la fête et de
la mort de Geneviève. On y passait la journée; tout était resté comme
le jour de sa mort; on parlait d'elle, et les enfants de Rose et de Léon
furent accoutumés à un si grand respect pour la mémoire de la soeur de
leur père, qu'ils n'avaient jamais vue, qu'ils n'osaient ni jouer ni
faire du bruit près de l'appartement de leur _tante Geneviève_.