NOTE.

Pour la confession, le Père Burosse n’agissait pas avec moins de

sollicitude et de nécessaire rigueur. Les pénitences dont il me faisait

la faveur étaient--rudes. Comme dit sainte Marguerite-Marie, «il m’en

donnait de fortes et auxquelles je ne m’attendais pas». Si je mentionne

le fait, c’est afin de démontrer combien il est utile à un converti

récent d’avoir auprès de soi quelqu’un qui lui concasse l’amour-propre

et qui possède le discernement des esprits. Sans cela, point de progrès

dans la vie purgative.

D’ailleurs, en dehors de cette excellente discipline, le Père me

laissait la plus grande latitude pour suivre mes attraits dans

l’oraison. Même, il encourageait le penchant à la contemplation

affective que Dieu m’avait donné et mon goût très vif pour la méditation

des œuvres de sainte Térèse et de saint Jean de la Croix.

Lettres à un indifférent · 第 13 / 40 题