MARIE STUART A M. DE LA MOTHE-FÉNELON.

De Sheffield, le 10 mars 1574.

«J'avois demandé des confitures pour ce caresme, qui me feroient bon

besoin, l'ayant commencé avec la douleur de mon costé bien aspre, qui

ne m'estoit venue depuis Bourkston (Buxton); mais si vous m'en

envoyés, je désirerois bien que ce feust par une main asseurée.

«Je ne vous diray aultre chose, sinon que tout mon exercisse est à

lire et à travailler en ma chambre; et pour ce, je vous demande,

puisque je n'ay aultre exercisse, de m'envoyer le plustost que

pourrés, quatre onces, plus ou moins, de la mesme soye incarnatte que

m'envoyattes il y a quelque temps, pareille au patron que je vous

renvoye; le mieux est d'en faire prendre au mesme marchand qui vous

fournit l'aultre. L'argent est trop gros; je vous prie m'en faire

choisir de plus deslié, comme le patron est, et me l'envoyer avecque

huict aulnes de taffetas incarnat de doubleure; si je ne l'ay

bientost, je chomeray, de quoy je serois marrie, car ce n'est pour moy

que je travaille.»

Histoire de Marie Stuart · 第 36 / 86 题