PROVERBES ARABES

Vous souhaitez toujours demain? Vous avez tort:

Demain est proche, et c’est le jour de votre mort.

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Veux-tu blesser celui qui blesse avec l’injure?

Dédaigne avec excès l’insulteur sans mesure.

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En avant, un cheveu la mène!

Mais son recul casse une chaîne.

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On est illustre et révéré

Avec un burnous déchiré.

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Je pense qu’il est insensé

De vouloir présent le passé!

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Ta vie est moins qu’un grain de sable dans l’espace!

Tu crois avoir cent ans à vivre... As-tu ce jour?

Tu n’as vraiment à toi que le moment qui passe,

Et déjà ce moment est passé sans retour.

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Songe aux repentirs, songe aux lendemains

Où tes yeux verront ce qu’ont fait tes mains!

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Le pauvre ne connaît aucune

Des misères de la fortune.

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La bienfaisance, amour du sage,

Est douce avec un beau visage.

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Un gredin m’ayant insulté,

Je me suis, moi, félicité.

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Je ne l’aimais point tel qu’il est;

J’en ai vu d’autres: il me plaît,

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Tu souffres? espère en ton cœur:

La peine est la clef du bonheur.

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La patience, grande chose!

Il ne pleut pas? eh bien, arrose.

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Salomon n’a plus de femmes ni d’or...

Le soleil se lève et se couche encor.

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Les fourmis, quand se perdent-elles?

Lorsque Dieu leur donne des ailes.

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Si ma bonne action m’est imputée à faute,

On me reprochera de marcher tête haute.

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Tu peux sans t’absenter me quitter tout à l’heure:

Tu restes dans mes yeux, mon cœur est ta demeure.

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Il promet trop:--son langage

Ressemble à du vent... en cage!

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Ils sont venus, les temps meilleurs...

J’ai regretté le jour des pleurs.

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La pauvreté travaille, elle est féconde;

L’aiguille est nue: elle habille le monde.

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Pauvre mâle! il cède aux femelles:

Toutes les fois qu’il vole on lui rogne les ailes.

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Demain la mort viendra nous prendre;

On t’a _prêté_ la vie, il faut la rendre.

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En toi-même n’as-tu pas foi?

Prends une corde, étrangle-toi.

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Un nom déshonoré, c’est une tache sombre.

Un nom obscur, mais pur, est glorieux dans l’ombre.

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Tu ne seras vraiment charitable et pieux

Qu’après avoir donné ce qui te plaît le mieux.

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La caravane, au jour, se réjouit

Du chemin fait durant la nuit.

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Aux nuages aériens

Qu’importe l’aboîment des chiens?

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Cours, Asmah, car le coureur

Sent courir la joie au cœur!

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Mettre l’épée au vent, c’est, fût-on le vainqueur,

Lui donner pour fourreau demain son propre cœur.

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Ton cœur te l’a dit quand tu te trompais:

Laisse là le trouble et choisis la paix.

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Poète, parle à tous avec force et douceur,

Et, ni juge ni roi, sois un avertisseur.

Au bord du Désert: L'âme arabe (à Pierre Loti); Impressions; Souvenirs; Légendes arabes; La pétition de l'Arabe · 第 54 / 87 题