Lors fut demandé aux messages quelle séeurté ils donroient de la
confirmacion de la paix, et ils respondirent que on ne leur avoit rien
enchargé de ceste chose, et que de ceste besoigne ne pouvoient autre chose
faire fors que de raporter à leur seigneur leur parolle et leur bonne
response. Mais de ce fut moult le pape Adrien esmeu, et les appella faulx
et decevables et les excommenia s'ils se retraioient de la France et de la
feaulté qu'ils avoient au roy promise. En celle manière se départirent,
sans plus rien faire, de la besoigne pour quoy ils estoient venus.
Après ce que le roy eut les apostres visités et il eut fait moult
humblement ses veuz, et ses obligacions rendues, il mut à retourner en
France. La royne Fastarde, ses fils et ses filles et toute leur
compaignie[363] trouva en la cité de Garmacie, ainsi comme il les avoit
laissiés; là assembla général parlement de ses barons et du peuple, avant
qu'il en partist. Lors commença à raconter devant ses princes comment il
avoit exploitié en celle voie, et au derrenier leur conta des messages au
duc Thassille, pour quoy ils estoient venus à Rome.
Note 363: _Et toute leur compaignie._ «Omnemque comitatum quem apud
eos dimiserat....»