Note 362: _Eginh. Annal. A° 787._

Lors fut demandé aux messages quelle séeurté ils donroient de la

confirmacion de la paix, et ils respondirent que on ne leur avoit rien

enchargé de ceste chose, et que de ceste besoigne ne pouvoient autre chose

faire fors que de raporter à leur seigneur leur parolle et leur bonne

response. Mais de ce fut moult le pape Adrien esmeu, et les appella faulx

et decevables et les excommenia s'ils se retraioient de la France et de la

feaulté qu'ils avoient au roy promise. En celle manière se départirent,

sans plus rien faire, de la besoigne pour quoy ils estoient venus.

Après ce que le roy eut les apostres visités et il eut fait moult

humblement ses veuz, et ses obligacions rendues, il mut à retourner en

France. La royne Fastarde, ses fils et ses filles et toute leur

compaignie[363] trouva en la cité de Garmacie, ainsi comme il les avoit

laissiés; là assembla général parlement de ses barons et du peuple, avant

qu'il en partist. Lors commença à raconter devant ses princes comment il

avoit exploitié en celle voie, et au derrenier leur conta des messages au

duc Thassille, pour quoy ils estoient venus à Rome.

Note 363: _Et toute leur compaignie._ «Omnemque comitatum quem apud

eos dimiserat....»

Les grandes chroniques de France (2/6) selon que elles sont conservées en l'Eglise de Saint-Denis · 第 83 / 316 题