fonte baptismatis... Tunc magnam partem Frisonum dedit ei.» Astronom.,
c. XL, ibid., 107.--Eginh. Annal., ibid., 187.--Annal. Bertin., ann.
870. «Cependant furent baptisés quelques Normands, amenés pour cela à
l'empereur par Hugues, abbé et marquis: ayant reçu des présents, ils
s'en retournèrent vers les leurs, et après le baptême ils se
conduisirent de même qu'auparavant, en Normands et comme des païens.»
178--page 313--_Ce roi peut disposer de quelques évêchés_, etc...
Annal. Bertin, ann. 859. «Charles distribua aux laïques certains
monastères, qui n'étaient jamais accordés qu'à des clercs.--Ann. 862:
L'abbaye de Saint-Martin, qu'il avait donnée déraisonnablement à son
fils Hludowic, il la donna sans plus de raison à Hubert, clerc marié.»
Pendant longtemps il avait laissé vacante la place d'abbé, et l'avait
gardée à son profit. En 861, il en avait fait autant des abbayes de
Saint-Quentin et de Saint-Waast.--Ann. 876. Il récompensait, en leur
donnant des abbayes, les transfuges qui passaient dans son
parti.--Ann. 865. «Il nomma de sa pleine autorité, avant que la cause
eût été jugée, Vulfade à l'archevêché de Bourges, etc.,
etc...»--Flodoard, l. II, c. XVII. Le synode de Troyes, qui avait
désapprouvé la nomination de Vulfade, envoyait au pape le compte rendu
de ses délibérations. Charles exigea que la lettre lui fût remise, et
brisa, pour la lire, les sceaux des archevêques, etc.--Voyez aussi
dans les Annales de Saint-Bertin, an 876, sa conduite dure et hautaine
envers les évêques assemblés au concile de Ponthion.--En 867, il avait
exigé des évêques et des abbés un état de leurs possessions, afin de
savoir combien il pouvait en exiger de serfs pour les employer à des
constructions. Dix ans après, il fit contribuer tout le clergé pour le
payement d'un tribut aux Normands. Ann. Bertin.--Dans ses expéditions
militaires, il se fit peu de scrupule de piller les églises. Ibid.,
ann. 851.--On alla jusqu'à douter de la pureté de sa foi (Lotharius
adversus Karolum occasione suspectæ fidei queritur... Multa catholicæ
fidei contrario in regno Karli, ipso quoque non nescio, concitantur.
Ibid., ann. 855).--Nous le voyons même humilier l'archevêque de Reims,
auquel il devait tout, en donnant la primatie à celui de
Sens.--Hincmar avait plusieurs côtés faibles et vulnérables. D'une
part, il avait succédé à l'archevêque Ebbon, dont plusieurs
désapprouvaient la déposition. De l'autre, il s'était compromis dans
l'affaire de Gotteschalk, et par des procédés illégaux envers
l'hérétique, et par son alliance avec Jean Scot. On lui reprochait
aussi ses violences à l'égard de son neveu Hincmar, évêque de Laon,
jeune et savant prélat, qu'il ne trouvait pas assez soumis à la
primatie de Reims.
179--page 313--_Charles-le-Chauve sous la dalmatique grecque_...
Annal. Fuld., ap. Scr. Fr. VII, 27. «De Italiâ in Galliam rediens,
novos et insolentes habitus assumpsisse perhibetur: nam talari
dalmaticâ indutus et balteo desuper accinctus pendente usque ad pedes,
necnon capite involuto serico velamine, ac diademate desuper imposito,
dominicis et festis diebus ad ecclesiam procedere solebat... Græcas
glorias optimas arbitrabatur...»
180--page 313--_Louis-le-Bègue avoue qu'il ne tient la couronne que de
l'élection_...
Annal. Bertin., ap. Scr. Fr. VIII, 27. «Ego Ludovicus misericordiâ
Domini Dei nostri et electione populi rex constitutus... polliceor
servaturum leges et statuta populo, etc.»
181--page 316--_Le moine de Saint-Gall fait dire à un soldat de
Charlemagne_, etc...
Mon. Sangall., l. II, c. XX. Is cum Behemanos, Wilzoz et Avaros in
modum prati secaret, et in avicularum modum de hastili suspenderet...
aiebat: «Quid mihi ranunculi isti? Septem vel octo, vel certe novem de
illis hastâ meâ perforatos et nescio quid murmurantes, huc illucque
portare solebam.»
182--page 318--_Le duché de Gascogne est rétabli_, etc...
Voy. la charte de 845, par laquelle Charles-le-Chauve refuse de
_confisquer_ les dons prodigieux que le comte des Gascons Vandregisile
et sa famille (comtes de Bigorre, etc.) avaient faits à l'église
d'Alahon (diocèse d'Urgel). Histoire du Lang., I, note, p. 688 et p.
85 des preuves.--Il ne donnait pas moins que tout l'ancien patrimoine
de ses aïeux en France, tout ce qu'ils avaient eu de propriétés et _de
droits_ dans le _Toulousan_, l'_Agénois_, le _Quercy_, le _pays
d'Arles_, le _Périgueux_, la _Saintonge_ et le _Poitou_. Les
bénédictins ne trouvent dans l'état matériel et la forme de cette
pièce aucun motif d'en suspecter l'authenticité. Ce serait le
testament de l'ancienne dynastie aquitanique, réfugiée chez les
Basques, léguant à l'Église espagnole tout ce qu'elle a jamais possédé
en France. Du tiers de la France, le don est réduit par
Charles-le-Chauve à quelques terres en Espagne, sur lesquelles il
n'avait pas grand'chose à prétendre (1833). M. Rabanis a contesté
l'authenticité de la charte d'Alahon (1841).
183--page 319--_Le Breton Noménoé veut faire de la Bretagne un
royaume_...
Histor Britann., ap. Scr. Fr. VII, 49. «... In corde suo cogitavit ut
se regem faceret... Reperit ut episcopos totius suæ regionis manu
Francorum regiâ factos, aliquâ seductione a sedibus suis expelleret,
et alios concessione suâ constitutos in locis illorum subrogaret, et
si sic fierit posset, faciliter per hoc ad regiam dignitatem
ascenderet.»
184--page 319--_En 859, les seigneurs avaient empêché le peuple de
s'armer contre les Northmans_...
Annal. Bertin., ap. Scr. Fr. VII, 74: «Vulgus promiscuum inter
Sequanam et Ligerim, inter se conjurans adversus Danos in Sequanâ
consistentes, fortiter resistit. Sed quia incaute suscepta est eorum
conjuratio, a potentioribus nostris facile interficiuntur.»
185--page 320--_Eudes rentre à Paris à travers le camp des
Northmans_...
Annal. Vedast., ap. Scr. Fr. VIII, 85: «Nortmanni, ejus reditum
præscientes, accurerunt ei ante portam Turris; sed ille, emisso equo,
a dextris et sinistris adversarios cædens, civitatem ingressus.»
186--page 323--_Torthulf_...
Gesta consulum Andegav., c. I, 2, ap. Scr. Fr. VII, 256. «Torquatus...
seu Tortulfus... habitator rusticanus fuit, ex copiâ silvestri et
venatico exercitio victitans, etc.» Voy. aussi (ibid.) Pactius
Lochiensis, de Orig. comitum Andegavensium.
187--page 323--_Les Capets_... _des chefs saxons au service de
Charles-le-Chauve_...
Aimoin de Saint-Fleury, qui écrivit en 1005, dit formellement
Rotbert... homme de race saxonne... Il eut pour fils Eudes et Rotbert.
Acta SS. ord. S. Bened., P. II, sec. IV, p. 357. Albéric des
Trois-Fontaines, qui écrivit deux siècles plus tard, n'a donc pas été,
comme l'a cru M. Sismondi, le premier à donner cette généalogie. Les
rois Robert et Eudes furent fils de Robert-le-Fort, marquis de la
race des Saxons... Mais les historiens ne nous apprennent rien de plus
sur cette race.» Ibid., 285.--Guillaume de Jumièges: «Robert, comte
d'Anjou, homme de race saxonne, avait deux fils, le prince Eudes et
Robert, frère d'Eudes.» Item, Chron. de Strozzi, ap. Scr. Fr. X,
278.--Un anonyme, auteur d'une vie de Louis VIII: «Le royaume passa de
la race de Charles à celle des comtes de Paris, qui provenaient
d'origine saxonne.»--Helgald, Vie de Robert, c. I. «L'auguste famille
de Robert, comme lui-même l'assurait en saintes et humbles paroles,
avait sa souche en Ausonie.» (Ausoniâ, il faut peut-être lire
Saxoniâ?)--Quelques historiens font naître Robert en Neustrie; les uns
à Seez (Saxia, civitas Saxonum), les autres à Saisseau (Saxiacum). V.
la préface du tome X des Historiens de France. Toutes ces opinions se
concilient et se confirment par leur divergence même, en admettant que
Robert-le-Fort descendait des Saxons établis en Neustrie, et
particulièrement à Bayeux. Tout le rivage s'appelait _littus
Saxonicum_. Les noms de _Séez_, de _Saisseau_, de la rivière de _Sée_,
etc., ont évidemment la même origine.
188--page 324--_Charles, surnommé le Simple ou le Sot_...
Chronic. Ditmari, ap. Scr. Fr. X, 119: «Fuit in occiduis partibus
quidam rex ab incolis Karl _Sot_, id est _Stolidus_, ironice dictus.»
Rad. Glaber, l. I, c. I, ibid., IV: «Carolum _Hebetem_ cognominatum.»
Chronic. Strozzian., ibid., 273:...Carolum _Simplicem_.»--Chron. S.
Maxent,, ap. Scr. Fr. IX, 8: «Karolus _Follus_.» Richard. Pictav.,
ibid., 22: «Karolus Simplex, sive _Stultus_.»
FIN DU TOME PREMIER.
TABLE DES MATIÈRES
Pages
PRÉFACE DE 1869. I
Table de la Préface. XLVI
LIVRE I.--CELTES.--IBÈRES.--ROMAINS.
CHAPITRE Ier. _Celtes et Ibères._ 5
Race gauloise ou celtique; génie sympathique; tendance à
l'action: ostentation et rhétorique. _ibid._
Race ibérienne; génie moins sociable; esprit de résistance. 8
Les Galls refoulent les Ibères et les suivent au delà des
Pyrénées et des Alpes. 9
Colonies dans le midi de la Gaule. 10
1º Établissements des Phéniciens. 11
2º Établissements des Ioniens de Phocée. Marseille. _ibid._
Invasions celtiques dans le nord de la Gaule. 12
1º Invasion et établissement des Kymry. Supériorité morale
des Kymry sur les Galls. Druidisme. 12
Passage des Galls, puis des Kymry, en Italie. Guerre contre
les Étrusques. Lutte de la tribu contre la cité. 13
Intervention des Romains. Prise de Rome, 388. 15
Revers des Gaulois; victoires de la cité sur la tribu. _ibid._
2º Invasion des Belges ou Bolg. Leurs établissements dans
le Languedoc. 16
Expéditions des Gaulois en Grèce et en Asie. 18
Gaulois mercenaires. 19
Insurrection des Gaulois d'Italie, Boïes et Insubres. 19
222. Rome accable les Boïes, puis les Insubres. 22
Hannibal relève les Gaulois. 23
201-170. Ruine des Boïes et Insubres. _L'Italie fermée aux
Gaulois._ 23
Rome accable les Gaulois d'Asie ou Galates. 24
Première expédition des Romains dans la Gaule. _ibid._
112. Invasion des Cimbres et des Teutons. Défaites des
Romains. 28
102-101. Marius. Extermination des Teutons et des Cimbres. 32
CHAPITRE II. _État de la Gaule dans le siècle qui précède la
conquête. -- Druidisme. -- Conquête de César._ 37
Première religion des Galls. Culte de la nature. 38
Religion des Kymry ou druidisme. Dogme moral de
l'immortalité de l'âme, des peines et des récompenses. 39
Science druidique. Astrologie, médecine. Samolus, gui,
oeuf de serpent. 40
Prêtresses et prophétesses. Vierge de Sein. Sacrifices
humains. 41
Hiérarchie sacerdotale. Druides, Ovates, Bardes. 43
Assemblées des druides dans le pays des Carnutes. 44
Impuissance du druidisme pour fonder une société. La
Gaule lui échappe. Triomphe de l'esprit de clan. 45
César.--État intérieur de la Gaule. Deux partis: 1º le
parti gallique ou des chefs de clans (Arvernes et Séquanes);
2º le parti kymrique ou du druidisme (Édues, etc.);
l'hérédité et l'élection. 46
Les Séquanes appellent contre les Édues les Suèves, qui
oppriment les uns et les autres. 47
Un Édue, Dumnorix, appelle les Helvètes. 48
Un Druide, frère de Dumnorix, appelle les Romains. _ibid._
58. César repousse les Helvètes. 48
et chasse les Suèves. 49
Les Gaulois du nord se coalisent contre César, appelé par
les Édues, les Sénons et les Rhèmes. _ibid._
57. Guerre pénible de César contre les peuples de la Belgique. 50
56. Il réduit les tribus des rivages et l'Armorique. 51
55. Il fallait frapper les deux partis qui divisaient la Gaule,
dans la Germanie et dans la Bretagne.
1º César passe le Rhin. 52
2º Il passe en Bretagne. 53
54-53. L'insurrection éclate en Gaule de toutes parts. 55
Soulèvement et extermination des Éburons. _ibid._
52. Soulèvement des deux partis, kymrique et gallique (Carnutes,
Arvernes, etc.). 56
César accourt de l'Italie, prend Genabum et Noviodunum. _ibid._
Soulèvement des Édues. 57
César assiège dans Alésia le Vercingétorix. 58
51. Il la prend et réduit rapidement la Gaule. 59
CHAPITRE III. _La Gaule sous l'Empire. -- Décadence de l'Empire.
-- Gaule chrétienne._ 61
César, génie cosmopolite, favorable aux vaincus, fait entrer
les Gaulois dans la cité. _ibid._
Antoine, imitateur de César. Réaction d'Octave; il repousse
les Gaulois de la cité, et impose à la Gaule la forme
romaine. 62
Association du paganisme romain à la religion gallique. 63
Persécution du druidisme. La Gaule soulevée par les Trévires et
les Édues. _ibid._
Caligula, Claude, Néron, descendants d'Antoine, favorables aux
vaincus. 67
Caligula, né à Trèves, institue les jeux du Rhône à Lyon. _ibid._
Claude, né à Lyon; il rouvre la cité aux Gaulois. 68
Persécution des druides. Réduction de la Bretagne. 70
Néron. La Gaule prend parti pour Galba et pour Vitellius. 71
Révoltes de Civilis et de Sabinus contre Vespasien. 72
Relations de Rome et de la Gaule. Action réciproque. 74
Influence de la Gaule sur les destinées de l'Empire. Empereurs
gaulois. 76
Essai d'un empire gallo-romain. Posthumius, etc. 77
Décadence de l'Empire. La faute n'en est point aux Empereurs
ni à l'administration. 78
Substitution des esclaves aux petits cultivateurs. Extinction
graduelle et nécessaire de la population esclave. 81
Point d'industrie. La société absorbe et ne produit point.
Misère universelle, fiscalité intolérable. 83
Révolte des _Bagaudes_. 85
Constantin. Espoir de l'Empire. 86
Dépopulation croissante. Misère des Curiales. 88
Condamnation de la société antique. 91
Toutefois Rome laisse en Gaule l'ordre civil, la _Cité_. _ibid._
Gaule chrétienne. 92
Le christianisme y a mis l'ordre ecclésiastique. 92
Les moines de Saint-Benoît commencent le travail libre. _ibid._
La nationalité gauloise se réveille dans le christianisme. 94
Un Grec fonde la mystique Église de Lyon. 95
Saint Irénée, saint Hilaire, saint Ambroise, saint Martin. _ibid._
Idée de la personnalité libre, loi de la philosophie celtique,
posée par le Breton Pélage. 98
Les Pélagiens, disciples d'Origène. Sympathie du génie grec et
du génie gaulois. 98
Lutte de saint Augustin contre les Pélagiens. 99
Semi-pélagianisme de la Provence. 100
Le rationalisme des Pélagiens était prématuré. _ibid._
CHAPITRE IV. _Récapitulation. -- Systèmes divers. -- Influence des
races indigènes. -- des races étrangères. -- Sources celtiques
et latines de la langue française. -- Destinée de la race
celtique._ 102
Systèmes divers. Les uns rapportent tout le développement de la
nationalité française à l'élément indigène, les autres à
l'influence étrangère. 103
Défaut commun de ces deux systèmes exclusifs. 104
Récapitulation. Gaëls, Ibères, Kymry, Bolg, Grecs, Romains. 105
La France résulte du travail de la liberté sur ces éléments. 109
N'a-t-on pas exagéré l'influence grecque? _ibid._
et l'influence romaine? 110
Est-il vrai que la langue latine ait été universelle? 111
De la langue vulgaire gauloise et de l'analogie qu'elle a pu
présenter avec les modernes dialectes celtiques. 113
Ténacité des races celtiques. 115
Destinée malheureuse des races restées pures. 118
Galles et Bretagne, Irlande et Highland d'Écosse. _ibid._
LIVRE II.--LES ALLEMANDS.
CHAPITRE Ier. _Monde germanique. -- Invasion. -- Mérovingiens._ 128
Monde germanique, flottant et vague. _ibid._
Première Allemagne, ou Allemagne suévique. 131
L'invasion des tribus ordiniques (Goths, Lombards,
Burgundes;--Saxons) y apporte une civilisation plus haute. _ibid._
Goths, Lombards et Burgundes; chefs militaires. 132
Saxons; Ases, descendants des dieux. 134
Génie impersonnel de la race germanique. 135
L'héroïsme commun aux barbares n'a-il pas été pris à tort pour
le caractère propre des Germains? _ibid._
Esprit d'aventure des temps héroïques. Sigurd. 137
But des courses héroïques: l'Or et la Femme. Brunhild. 138
375. Première migration des barbares dans l'Empire. Invasion des
Goths. 139
383. Soulèvement des populations celtiques de Gaule et de
Bretagne; Maxime, Constantin. 140
412. Établissement des Goths dans l'Aquitaine. Désorganisation
de la tyrannie impériale. 142
413. Établissement des Burgundes à l'ouest du Jura. 144
451. Invasion des Huns dans la Gaule. Attila. 146
Résistance des Goths. Bataille de Châlons. Combat fratricide
des tribus germaniques. Retraite des Huns. 149
Civilisation romaine des Goths. Résurrection de la tyrannie
impériale. 150
Le clergé appelle les Francs dans la Gaule. 151
L'Église soutient les Francs catholiques contre les Goths
et Burgundes ariens. 153
486. Commencement de l'invasion franque. Syagrius vaincu. 154
496. Clovis. Il repousse les tribus suéviques (Allemands) et
embrasse le christianisme. 155
507. Victoire des Francs sur les Goths. 156
L'invasion franque achève la dissolution de l'organisation
romaine. 157
511. Les fils de Clovis (Theuderic, Clotaire, Childebert,
Clodomir) se partagent les conquêtes, ou plutôt l'armée. 162
523-534. Guerres contre les Thuringiens et les Burgundes. 163
Mort de Clodomir. Meurtre de ses enfants. 164
Expédition de Theuderic en Auvergne. 166
539. Expédition de Theudebert en Italie.--Revers des Francs. 167
Les tribus germaniques se soulèvent contre les Francs. 168
558-561. Réunion sous Clotaire Ier. 170
561. Partage entre les quatre fils de Clotaire (Sigebert,
Chilpéric, Gontran, Charibert). _ibid._
Les Francs livrés a l'influence romaine et
ecclésiastique. _ibid._
Frédégonde, femme de Chilpéric, roi de Neustrie. Brunehaut,
femme de Sigebert, roi d'Ostrasie. 172
Sigebert appelle les Germains contre Chilpéric; meurt
assassiné. 173
En Neustrie, essai de résurrection du gouvernement impérial.
Fiscalité oppressive. 175
584. Meurtre de Chilpéric. 179
Gontran, roi de Bourgogne, protège Frédégonde et son fils
Clotaire II contre l'Ostrasie. 180
La Gaule méridionale essaye de se donner un roi, Gondovald. 181
Childebert, roi d'Ostrasie, soutient Gondovald contre
Gontran. 184
Gontran se réconcilie avec Childebert. Abandon et mort de
Gondovald. 185
Mort de Gontran, de Frédégonde et de Childebert. 191
Theudebert II en Ostrasie, Theuderic II en Bourgogne,
Clotaire II en Neustrie. 191
Victoires de Theuderic II sur Theudebert II. L'Ostrasie
réunie à la Bourgogne. Puissance de Brunehaut. 192
613. Abandon, défaite et mort de Brunehaut. 194
Victoire de la Neustrie, c'est-à-dire des Gaulois-Romains. 196
613-638. Clotaire II. Dagobert.--Faiblesse réelle de la
Neustrie. 197
Règne de l'Église. L'Église asile des races vaincues. 198
Centres ecclésiastiques de la Gaule, Reims et Tours. 200
L'Église absorbe tout, se matérialise, et devient barbare. 205
Le spiritualisme se réfugie dans les moines. 206
La réforme vient de l'Église celtique, éclairée et
florissante. _ibid._
Arrivée de saint Colomban. 207
Règle de saint Colomban (mort en 615). 209
Impuissance de cette réforme. 212
Dissolution de la monarchie neustrienne. 213
Clovis II réunit les trois royaumes. Minorité de ses trois
fils. Puissance des maires du Palais, Erchinoald et Ébroin. 215
660-681. Lutte d'Ébroin contre l'Ostrasie et la Bourgogne. Mort
de saint Léger (678). 216
687. Victoire des grands d'Ostrasie sur la Neustrie et le parti
populaire. Bataille de Testry. 219
Dégénération des Mérovingiens. 220
CHAPITRE II.--_Carlovingiens. -- Huitième, neuvième et dixième
siècles:_ 222
Origine ecclésiastique des Carlovingiens. 223
La bataille de Testry achève et légitime la dissolution. 224
Impuissance de Pepin et de l'Ostrasie. 225
715-741. Carl Martel. Physionomie païenne de ce chef des
Francs. _ibid._
Il bat les Neustriens, les Aquitains, les Sarrasins. 226
732. Bataille de Poitiers. 227
Il refoule les Frisons, les Saxons, les Allemands. 228
Il dépouille le clergé. _ibid._
Puis il se réconcilie avec l'Église. Mission de saint
Boniface dans la Germanie. 229
752. Saint Boniface sacre roi Pepin au nom du pape. 231
Guerres de Pépin contre les ennemis de l'Église, Saxons,
Lombards, Aquitains. 232
Situation de l'Aquitaine. Progrès des Basques. 233
Amandus (628). Puissance de son arrière-petit-fils Eudes. 234
Eudes s'allie aux Sarrasins, est battu par Charles-Martel. 235
741. Arrestation et défaite d'Hunald. 236
745. Guaifer, fils d'Hunald. 237
739. Pépin défait Guaifer et ravage le midi de la Gaule. 238
Puissance de Pépin, fondée sur l'appui de l'Église. _ibid._
768. Charlemagne et Carloman. Révolte d'Hunald. Charlemagne, roi
des Lombards. 239
La faiblesse des nations environnantes, la vieillesse du
monde barbare, la longueur des règnes de Pépin et de son
fils, n'ont-elles pas fait illusion sur la grandeur réelle
de Charles? 241
La grande guerre fut contre les Saxons. La cause fut-elle
l'imminence d'une invasion? 243
772. Première expédition en Saxe. Charles fixe sa résidence à
Aix-la-Chapelle. 245
775-777. Passage du Weser. Soumission des Saxons Angariens.
Charlemagne baptise les vaincus à Paderborn. 246
778. Guerre d'Aquitaine et d'Espagne. Défaite de Roncevaux. 247
779. Reprise de la guerre de Saxe. Victoire de Buckholz. 249
Organisation ecclésiastique de la Saxe. Fondation de huit
évêchés. Tribunaux d'inquisiteurs. _ibid._
782. Witikind descend du Nord, et défait les Francs à Sonnethal. 250
Massacre de Verden. Victoires de Dethmold et d'Osnabruck.
Soumission de Witikind. 251
Conjuration contre Charlemagne. _ibid._
787. Ligue des Bavarois et des Lombards. 252
Guerre contre les Slaves; l'empire Franc s'étend et
s'affaiblit. Guerre contre les Avares. 253
791. Révolte des Saxons. Invasion des Sarrasins. 254
796-797. Charlemagne entreprend la dépopulation de la Saxe. 255
800. Voyage de Charlemagne à Rome. Le pape le proclame empereur. 256
Pâle représentation de l'Empire.--Ambassade
d'Haroun-al-Raschid. 257
Zèle de Charlemagne pour la culture des lettres latines et
les cérémonies du culte. 258
Ses femmes et ses filles. 259
Réforme des moines par saint Benoît d'Aniane. 260
Littérature pédantesque et vide. _ibid._
Préférence de Charlemagne pour les étrangers et les gens de
basse condition. 260
Apparences d'administration. 267
Misère de l'Empire. 268
Que penser de la gloire législative de Charlemagne? _ibid._
Caractère ecclésiastique des Capitulaires. 269
Intervention de Charlemagne dans les affaires de dogme. 270
La domination des Francs s'écroule. 271
Premières apparitions des pirates du Nord. 272
L'Empire se met vainement en défense. 273
CHAPITRE III. _Dissolution de l'Empire carlovingien._ 274
L'empire Franc aspire à se diviser. _ibid._
814. Louis réforme les évêques, les monastères, le palais
impérial. 275
Il se montre favorable aux vaincus, veut réparer et
restituer. 276
Insurrection de l'Italie sous Bernard, neveu de Louis.
Supplice de Bernard. 277
Soulèvement des Slaves, des Basques, des Bretons. 278
Mariage de Louis avec Judith. 279
822. Il veut faire une pénitence publique. 280
820-829. Incursions des Northmans. _ibid._
830. Conjuration des grands et des fils de l'empereur, Lothaire,
Louis, Pepin. 280
Lothaire enferme Louis dans un monastère. 281
Les Germains le délivrent. _ibid._
833. Lothaire redevient maître de son père. 282
et lui impose une pénitence publique. _ibid._
Indignation et soulèvement de l'Empire. 283
834-835. Lothaire, abandonné, s'enfuit en Italie. 285
839. L'empereur partage ses États entre ses fils. 286
Il meurt, et avec lui l'unité de l'Empire. _ibid._
841. Pepin et l'Aquitaine se joignent à Lothaire contre les rois
de Germanie et de Neustrie. Défaite de Lothaire à
Fontenaille. 287
842. Alliance et serment de Charles et Louis. 289
Les évêques lui confèrent le droit de régner. 290
843. Partage de l'Empire. Traité de Verdun. 291
L'appui de l'Église fait prévaloir Charles et Louis sur
Lothaire et Pepin. 293
Puissance de l'Église dans la Neustrie. Reims, la ville
épiscopale sous la seconde race. Laon, la ville royale. 295
Charles-le-Chauve remet la plus grande partie du pouvoir à
l'Église. 296
Le vrai roi est l'archevêque de Reims. Hincmar. 298
Le royaume de Neustrie était une république théocratique. 300
Deux événements brisent ce gouvernement spirituel et temporel:
1º les hérésies; 2º les incursions des Northmans. 301
Question de l'Eucharistie. _ibid._
Question de la prédestination. L'Allemand Gotteschalk. 302
Hincmar défend le libre arbitre, et appelle à son aide
Jean-le-Scot. 303
Les Northmans. Caractère de leurs incursions. 305
Impuissance du roi et des évêques. 310
Charles-le-Chauve s'éloigne des évêques et n'en est que
plus faible. 313