LE MAITRE DURAND

Je ne trouve aucune mémoire de la manière dont je fus délivré de la

tyrannie Raillane. Ce coquin-là aurait dû faire de moi un excellent

jésuite[2], digne de succéder à mon père, ou un soldat crapuleux,

coureur de filles et de cabarets. Le tempérament eût, comme chez

Fielding, absolument voilé l'_ignoble._ Je serais donc l'une ou l'autre

de ces deux aimables choses, sans mon excellent grand-père qui, à

son insu, me communiqua son culte pour Horace, Sophocle, Euripide et

la littérature élégante. Par bonheur, il méprisait tous les galants

écrivains ses contemporains, je ne fus point empoisonné par les

Marmontel, Dorat et autres canailles. Je ne sais pourquoi il faisait à

tous moments des protestations de respect en faveur des prêtres, qui

dans le fait lui faisaient horreur comme quelque chose de sale. Les

voyant impatronisés dans son salon par sa fille Séraphie et mon père,

son gendre, il était parfaitement poli à leur égard comme avec tout

le monde. Pour parler de quelque chose, il parlait littérature et,

par exemple, des auteurs sacrés, quoiqu'il ne les aimât guère. Mais

cet homme si poli avait toutes les peines du monde à dissimuler[3]

le profond dégoût que lui donnait leur ignorance. «Quoi, même l'abbé

Fleury, leur historien, ils l'ignorent!» Je surpris un jour ce propos,

qui redoubla ma confiance en lui.

Je découvris bientôt après qu'il se confessait fort rarement. Il était

extrêmement poli envers la religion[4] plutôt que croyant. Il eut

été dévot s'il avait pu croire de retrouver dans le ciel sa fille

Henriette (M. le duc de Bro[glie] dit: «Il me semble que ma fille est

en Amérique»), mais il n'était que triste et silencieux. Dès qu'il

arrivait quelqu'un, par politesse il parlait et racontait des anecdotes.

Peut-être M. Raillane fut-il obligé de se cacher pour refus de serment

à la Constitution civile du clergé. Quoi qu'il en soit, son éloignement

fut pour moi le plus grand événement possible, et je n'en ai pas de

souvenir.

Ceci constitue un défaut de ma tête, dont je découvre plusieurs

exemples, depuis trois ans que m'est venue, sur l'esplanade de _San

Pietro in Montorio_ (Janicule), l'idée lumineuse que j'allais avoir

cinquante[5] ans et qu'il était temps de songer au départ, et

auparavant de se donner le plaisir de regarder un instant en arrière.

Je n'ai aucune mémoire des époques ou des moments où j'ai senti trop

vivement. Une de mes raisons pour me croire brave, c'est que je me

souviens avec une clarté parfaite des moindres circonstances des duels

où je me suis trouvé engagé. A l'armée, quand il pleuvait, et que je

marchais dans la boue, cette bravoure était suffisante tout juste; mais

quand je n'avais pas été mouillé durant la nuit précédente, et que mon

cheval ne glissait pas sous moi, la témérité la plus périlleuse était

pour moi, à la lettre, un vrai plaisir. Mes camarades raisonnables

devenaient sérieux et pâles, ou bien tout rouges, Mathis devenait plus

gai, et Forisse plus raisonnable. C'est comme actuellement, je ne pense

jamais à la possibilité _of wanting of a thousand francs_, ce qui me

semble pourtant l'idée dominante, la grande pensée de mes amis de mon

âge, qui ont une aisance dont je suis bien loin (par exemple, MM.

Besan[6], Kolon[7], etc.); mais je m'égare. La grande difficulté

d'écrire ces mémoires, c'est de n'avoir et de n'écrire juste que

les souvenirs relatifs à l'époque que je tiens par les cheveux; par

exemple, il s'agit maintenant des temps, évidemment moins malheureux,

que j'ai passés sous le maître Durand.

C'était un bonhomme de quarante-cinq ans peut-être, gros et rond de

toutes les manières, qui avait un grand fils de dix-huit ans fort

aimable, que j'admirais de loin et qui plus tard fut, je pense,

amoureux de ma sœur. Il n'y avait rien de moins jésuite[8] et de

moins sournois que ce pauvre M. Durand; de plus il était poli, vêtu

avec une stricte économie, mais jamais salement. A la vérité, il ne

savait pas un mot de latin, mais ni moi non plus, et cela n'était pas

fait pour nous brouiller.

Je savais par cœur le _Selectæ e profanis_, et surtout l'histoire

d'Androclès et de son lion, je savais de même l'Ancien Testament et

peut-être un peu de Virgile et de Cornélius Nepos. Mais si l'on m'eût

donné, écrite en latin, la permission d'un congé de huit jours, je n'y

eusse rien compris. Le malheureux latin fait par des modernes, le _De

Viris illustribus_, où l'on parlait de Romulus, que j'aimais fort,

était inintelligible pour moi. Hé bien! M. Durand était de même, il

savait par cœur les auteurs qu'il expliquait depuis vingt ans, mais mon

grand-père ayant essayé une ou deux fois de le consulter sur quelque

difficulté de son Horace non expliqué par Jean Bond (ce mot faisait mon

bonheur; au milieu de tant d'ennuis, quel plaisir de pouvoir rire de

_Jambon_!), M. Durand ne comprenait pas même ce qui faisait l'objet de

la discussion.

Ainsi la méthode était pitoyable et, si je le voulais, j'enseignerais

le latin en dix-huit mois à un enfant d'une intelligence ordinaire.

Mais n'était-ce rien que d'être accoutumé à manger de la vache

enragée, deux heures le matin et trois heures le soir? C'est une

grande question. (Vers 1819, j'ai enseigné l'anglais en vingt-six

jours à M. Antonio Clerichetti, de Milan, qui souffrait sous un père

avare. Le trentième jour, il _vendit_ à un libraire sa traduction des

interrogatoires de la princesse de Galles (Caroline de Brunswick),

insigne catin que son mari, roi et prodiguant les millions, n'a pas pu

convaincre de l'avoir fait ce que sont 95 maris sur 100.)

Donc, je n'ai aucune souvenance de l'événement qui me sépara de M.

Raillane.

Après la douleur de tous les moments, fruit de la tyrannie de ce

jésuite[9] méchant, je me vois tout-à-coup établi chez mon excellent

grand-père, couché dans un petit cabinet en trapèze à côté de sa

chambre, et recevant des leçons de latin du bonhomme Durand qui venait,

ce me semble, deux fois par jour, de dix à onze heures et de deux à

trois. Mes parents tenaient toujours fermement au principe de ne pas

me laisser avoir communication _avec des enfants du commun._ Mais

les leçons de M. Durand avaient lieu en présence de mon excellent

grand-père, en hiver dans sa chambre, au point M, en été dans le

grand salon du côté de la terrasse, en M', quelquefois en M" dans une

antichambre où l'on ne passait presque jamais[10].

Les souvenirs de la tyrannie Raillane m'ont fait horreur jusqu'en

1814; vers cette époque je les ai oubliés, les événements de la

Restauration absorbaient mon horreur et mon dégoût. C'est ce dernier

sentiment tout seul que m'inspirent les souvenirs du maître Durand

_à la maison_, car j'ai aussi suivi son cours à l'École centrale,

mais alors j'étais heureux, du moins comparativement, je commençais à

être sensible au beau paysage formé par la vue des collines d'Eybens

et d'Echirolles et par le beau pré anglais de _la porte de Bonne_,

sur lesquels dominait la fenêtre de l'École, heureusement située au

troisième étage du collège[11]; on réparait le reste[12].

Il paraît qu'en hiver M. Durand venait me donner leçon de sept heures

du soir à huit. Du moins, je me vois sur une petite table éclairée

par une chandelle, M. Durand presque en rang d'oignons[13] avec

la famille, devant le feu de mon grand-père, et par un demi à droite

faisant face à la petite table où moi, H, étais placé[14].

C'est là que M. Durand commença à m'expliquer les Métamorphoses

d'Ovide. Je le vois encore, ainsi que la couleur jaune ou racine de

buis de la couverture du livre. Il me semble qu'à cause du sujet trop

gai il y eut une discussion entre Séraphie, qui avait le diable au

corps plus que jamais, et son père. Par amour de la belle littérature,

il tint ferme et au lieu des horreurs sombres de l'Ancien Testament

[15], j'eus les amours de Pyrame et de Thisbé, et surtout Daphné

changée en laurier. Rien ne m'amusa autant que ce conte. Pour la

première fois de ma vie, je compris qu'il pouvait être agréable de

savoir le latin, qui faisait mon supplice depuis tant d'années.

Mais ici la chronologie de cette importante histoire demande: «Depuis

combien d'années?»

En vérité, je n'en sais rien, j'avais commencé le latin à sept[16]

ans, en 1790. Je suppose que l'an VII de la République correspond à

1799 à cause du rébus:

Lancette

Laitue

Rat[17]

affiché au Luxembourg à propos du Directoire.

Il me semble qu'en l'an V j'étais à l'École centrale.

J'y étais depuis un an, car nous occupions la grande salle des

mathématiques, au premier, quand arriva l'assassinat de Roberjot

à Rastadt[18]. C'était peut-être en 1794 que j'expliquais les

Métamorphoses d'Ovide. Mon grand-père me permettait quelquefois de lire

la traduction de M. Dubois-Fontanelle, je crois, qui plus tard fut mon

professeur.

Il me semble que la mort de Louis XVI, 21 janvier 1795, eut lieu

pendant la tyrannie Raillane. Chose plaisante et que la postérité aura

peine à croire, ma famille bourgeoise mais qui se croyait sur le bord

de la noblesse, mon père surtout qui se croyait noble ruiné, lisait

tous les journaux, suivait le procès du roi comme elle eut pu suivre

celui d'un ami intime ou d'un parent.

Arriva la nouvelle de la condamnation; ma famille fut au désespoir

absolument. «Mais jamais ils n'oseront faire exécuter cet arrêt infâme

», disait-elle. «Pourquoi pas, pensais-je, s'il a trahi?»

J'étais dans le cabinet de mon père, rue des Veux-Jésuites, vers

les sept heures du soir, nuit serrée, lisant à la lueur de ma lampe

et séparé de mon père par une fort grande table[19]. Je faisais

semblant de travailler, mais je lisais les _Mémoires d'un homme de

qualité_ de l'abbé Prévost, dont j'avais découvert un exemplaire tout

gâté par le temps. La maison fut ébranlée par la voiture du courrier

qui arrivait de Lyon et de Paris.

«Il faut que j'aille voir ce que ces monstres auront fait», dit mon

père en se levant.

«J'espère que le traître aura été exécuté», pensai-je. Puis je

réfléchis à l'extrême différence de mes sentiments et de ceux de mon

père. J'aimais tendrement nos régiments, que je voyais passer sur la

place Grenette de la fenêtre de mon grand-père, je me figurais que le

roi cherchait à les faire battre par les Autrichiens. (On voit que,

quoique à peine Agé de dix[20] ans, je n'étais pas fort loin du

vrai.) Mais j'avouerai qu'il m'eût suffi de l'intérêt que prenaient

au sort de Louis XVI M. le grand vicaire Rey et les autres prêtres,

amis de la famille, pour me faire désirer sa mort. Je regardais

alors, en vertu d'un couplet de chanson que je chantais quand je ne

craignais pas d'être entendu par mon père ou ma tante Séraphie, qu'il

était de _devoir étroit_ de mourir pour la patrie quand il le fallait.

Qu'était-ce que la vie d'un traître qui par une lettre secrète pouvait

faire égorger un de ces beaux régiments que je voyais passer sur la

place Grenette? Je jugeais la cause entre ma famille et moi, lorsque

mon père rentra. Je le vois encore, en redingote de molleton blanc

qu'il n'avait pas ôtée pour aller à deux pas de la porte.

«C'en est fait, dit-il avec un gros soupir, ils l'ont assassiné.»

Je fus saisi d'un des plus vifs mouvements de joie que j'aie éprouvés

en ma vie. Le lecteur pensera peut-être que je suis cruel, mais tel

j'étais à dix ans, tel je suis à cinquante-deux[21].

Lorsqu'en décembre 1830 l'on n'a pas puni de mort cet insolent maraud

de Peyronnet et les autres signataires des Ordonnances, j'ai dit des

bourgeois de Paris: ils prennent l'étiolement de leur âme pour de la

civilisation et de la générosité. Comment, après une telle faiblesse,

oser condamner à mort un simple assassin?

Il me semble que ce qui se passe en 1835 a justifié ma prévision de

1830.

Je fus si transporté de ce grand acte de justice nationale que je ne

pus pas continuer la lecture de mon roman, certainement l'un des

plus touchants qui existent. Je le cachai, je mis devant moi le livre

sérieux, probablement Rollin, que mon père me faisait lire, et je

fermai les yeux pour pouvoir goûter en paix ce grand événement. C'est

exactement ce que je ferais encore aujourd'hui, en ajoutant qu'à moins

d'un devoir impérieux rien ne pourrait me déterminer à voir le traître

que l'intérêt de la patrie envoie au supplice. Je pourrais remplir dix

pages des détails de cette soirée, mais si les lecteurs de 1880 sont

aussi étiolés que la bonne compagnie de 1835, la scène comme le héros

leur inspireront un sentiment d'éloignement profond et allant presque

jusqu'à ce que les âmes de papier mâché appellent de l'horreur. Quant

à moi, j'aurais beaucoup plus de pitié d'un assassin condamné à mort

sans preuves tout-à-fait suffisantes que d'un _King_ qui se trouverait

dans le même cas. La _death of a King_ coupable est toujours utile _in

terrorem_ pour empêcher les étranges abus dans lesquels la _dernière

folie_ produite par le pouvoir absolu jette ces gens-là. (Voyez l'amour

de Louis XV pour les fosses récemment recouvertes dans les cimetières

de campagne qu'il apercevait de sa voiture en promenant dans les

environs de Versailles. Voyez la folie actuelle de la petite reine Dona

Maria de Portugal.)

[Illustration: LA MAISON NATALE DR STENDHAL 14 rue J. J. Rousseau, à Grenoble

La page que je viens d'écrire scandaliserait fort même mes amis de

1835. Je fus honni par le cœur chez Mme Bernonde, en

1829, pour avoir _wished the death of the Duke of Bordeaux_. M.

Mignet même (aujourd'hui conseiller d'Etat) eut horreur de moi, et

la maîtresse de la maison, que j'aimais (_did like_) parce qu'elle

ressemblait à Cervantès, ne me l'a jamais pardonné, elle disait que

j'étais souverainement immoral et fut scandalisée, en 1833, aux bains

d'Aix, parce que madame la comtesse C...al[22] prenait ma défense.

Je puis dire que l'approbation des êtres que je regarde comme faibles

m'est absolument indifférente. Ils me semblent fous, je vois clairement

qu'ils ne comprennent pas le problème.

Enfin, supposons que je sois cruel, hé bien, oui, je le suis, on en

verra bien d'autres de moi si je continue à écrire.

Je conclus de ce souvenir, si présent à mes yeux, qu'en 1793, il y a

quarante-deux ans, j'allais à la chasse du bonheur précisément comme

aujourd'hui, en d'autres termes plus communs, mon caractère était

absolument le même qu'aujourd'hui. Tous les ménagements, quand il

s'agit de la _patrie_, me semblent encore _puérils._

Je dirais _criminels_, sans mon mépris sans bornes pour les êtres

faibles. (Exemple: M. Félix Faure, pair de France, Premier Président,

parlant à son fils, à Saint-Ismier, été 1828, de la mort de Louis

XVI: «_Il a été mis à mort par des méchants._» C'est le même homme

qui condamne aujourd'hui, à la Chambre des Pairs, les jeunes et

respectables fous qu'on appelle les conspirateurs d'avril. Moi, je

les condamnerais à un an de séjour à _Cincinnati_ (Amérique), pendant

laquelle année je leur donnerais deux cents francs par mois.) Je n'ai

un souvenir aussi distinct que de ma première communion, que mon père

me fit faire à Claix, en présence du dévot charpentier Charbonot, de

Cossey[23], vers 1795.

Comme, en 1793, le courrier mettait cinq grandes journées et peut-être

six, de Paris à Grenoble, la scène du cabinet de mon père est peut-être

du 28 ou 29 janvier, à sept heures du soir. A souper, ma tante Séraphie

me fit une scène sur mon âme _atroce_, etc. Je regardais mon père, il

n'ouvrait pas la bouche, apparemment de peur de se porter et de me

porter aux dernières extrémités. Quelque cruel et atroce que je sois,

du moins je ne passais pas pour lâche dans la famille. Mon père était

trop Dauphinois et trop fin pour ne pas avoir pénétré, même dans son

cabinet (à sept heures), la sensation d'un enfant de dix[24] ans.

* * * * *

A douze ans, un prodige de science pour mon âge, je questionnais sans

cesse mon excellent grand-père, dont le bonheur était de me répondre.

J'étais le seul être à qui il voulût parler de ma mère. Personne dans

la famille n'osait lui parler de cet être chéri. A douze ans donc,

j'étais un prodige de science et, à vingt, un prodige d'ignorance.

De 1796 à 1799, je n'ai fait attention qu'à ce qui pouvait me donner

les moyens de quitter Grenoble, c'est-à-dire aux mathématiques. Je

calculais avec anxiété les moyens de pouvoir consacrer au travail une

demi-heure de plus par jour. De plus j'aimais, et j'aime encore, les

mathématiques pour elles-mêmes, comme n'admettant pas l'_hypocrisie_ et

le _vague_, mes deux bêtes d'aversion.

Dans cet état de l'âme, que me faisait une réponse sensée et développée

de mon excellent grand-père renfermant une notice sur Sanchonioton, une

appréciation des travaux de Court de Gebelin[25], dont mon père, je

ne sais comment, avait une belle édition in-4° (peut-être qu'il n'y en

a pas d'in-12), avec une belle gravure représentant les organes de la

voix chez l'homme?

A dix ans, je fis en grande cachette une comédie en prose, ou plutôt

un premier acte. Je travaillais peu parce que j'attendais le moment

du génie, c'est-à-dire cet état d'exaltation qui alors me prenait

peut-être deux fois par mois. Ce travail était un grand secret, mes

compositions m'ont toujours inspiré la même pudeur que mes amours. Rien

ne m'eût été plus pénible que d'en entendre parler. J'ai encore éprouvé

vivement ce sentiment en 1830, quand M. Victor de Tracy m'a parlé de

_Le Rouge et le Noir_ (roman en deux volumes).

[Footnote 1: Le _chapitre X_ est le chapitre VIII du manuscrit (fol. 146 _ter_

à 169; les feuillets 145, 146, 146 _bis_ et 153 sont numérotés, mais

laissés en blanc).--Écrit les 9 et 10 décembre 1835.]

[Footnote 2: ... _faire de moi un excellent jésuite ..._--Ms.: «_Tejé._»]

[Footnote 3: ... _toutes les peines du monde à dissimuler ..._--Variante:

«_Cacher._»]

[Footnote 4: ... _extrêmement poli envers la religion ..._--Ms.: «_Gionré._»]

[Footnote 5: ... _j'allais avoir cinquante ans ..._--Ms.: «25 x 2.»]

[Footnote 6: ... _Besan ..._--Besançon, c'est-à-dire le baron de Mareste.]

[Footnote 7: ... _Kolon ..._--Romain Colomb.]

[Footnote 8: ... _rien de moins jésuite ..._--Ms.: «_Tejé._»]

[Footnote 9: ... _la tyrannie de ce jésuite ..._--Ms.: «_Tejé._»]

[Footnote 10: ... _dans une antichambre où l'on ne passait presque

jamais._--En face, plan explicatif. Le point M est en face de la

cheminée de la chambre de Henri Gagnon, laquelle était meublée du

«magnifique lit de damas rouge de mon grand-père», de «son armoire,»

d'une «magnifique commode en marqueterie, surmontée d'une pendule:

Mars offrant son bras à la France; la France avait un manteau garni de

fleurs de lis, ce qui plus tard donna de grandes inquiétudes». Cette

chambre était éclairée, sur la grande cour, par une «unique fenêtre

en magnifiques verres de Bohême. L'un d'eux, en haut, à gauche, étant

fendu, resta ainsi dix ans». Le point M' est près d'une des fenêtres

du «grand salon à l'italienne»; le point M" est devant la fenêtre de

l'antichambre du salon. (Voir notre plan de l'appartement Gagnon.)]

[Footnote 11: ... _située au troisième étage du collège ..._--La fortification

passait alors derrière le collège, ou École centrale (aujourd'hui lycée

de filles), lequel se trouvait non loin de la porte de Bonne. (Voir

notre plan de Grenoble en 1793.)]

[Footnote 12: ... _on réparait le reste._--Le fol. 153, numéroté par Stendhal,

est resté en blanc.]

[Footnote 13: ... _presque en rang d'oignons ..._--Le seigneur d'Oignon. (Note

de Stendhal.)]

[Footnote 14: ... _la petite table où moi, H, étais placé._--Suit un plan de

la position des personnages dans la chambre de Henri Gagnon, voisine

de la salle-à-manger. Ils sont en demi-cercle autour de la cheminée,

la table d'Henri est juste en face de cette cheminée, et placée

obliquement.]

[Footnote 15:. ... _l'Ancien Testament ..._--Ms.: «_Ment-testa_», selon la

méthode anagrammatique chère à Stendhal.]

[Footnote 16: ... _j'avais commencé le latin à sept ans ..._--Ms.: «17--10.»]

[Footnote 17: _Lancette Laitue Rat._--«L'an VII les tuera». Après le mot

«rat», Stendhal a fait un croquis très grossier représentant cet animal.]

[Footnote 18: ... _l'assassinat de Roberjot à Rastadt._--28 avril 1799.]

[Footnote 19: ... _séparé de mon père par une fort grande table._--Suit un

plan indiquant les places respectives de Beyle et de son père. Celui-ci

tournait le dos à son fils et était assis à son bureau, dans un angle

de la pièce: «Mon père, placé à son bureau C et écrivant.»]

[Footnote 20: ... _quoique à peine âgé de dix ans ..._--Ms.: «2 x 5.»]

[Footnote 21: ... _tel j'tais à dix ans, tel je suis à cinquante-deux._--Ms.:

«5 X 2» et «10 X 5 + 2».]

[Footnote 22: ... _madame la comtesse C...al...._--Le reste du nom est en

blanc.]

[Footnote 23: ... _Cossey ..._--Hameau de Claix.]

[Footnote 24: ... _la sensation d'un enfant de dix ans._--Ms.: «2 X 5.»]

[Footnote 25: ... _une appréciation des travaux de Court de Gebelin

..._--_L'Histoire naturelle de la parole_, de Court de Gebelin, parut en

1776, en un volume in-8°, accompagné de deux gravures.]

Vie de Henri Brulard, tome 1 · 第 38 / 82 题