LE VOEU

«N'avez-vous pas tenu en vos mains souveraines

La souplesse de l'eau et la force du vent?

Le nombreux univers en vous fut plus vivant

Qu'en ses fleuves, ses flots, ses fleurs et ses fontaines.»

C'est vrai. Ma bouche a bu aux sources souterraines;

La sève s'est mêlée à la fleur de mon sang

Et, d'un cours régulier, naturel et puissant,

Toute l'âme terrestre a coulé dans mes veines.

Aussi, riche et joyeux du fruit de ma moisson

Et du quadruple soir de mes quatre saisons,

Je te donne ma cendre, ô terre maternelle,

Pour renaître plus vif, plus vaste et plus vivant

Et vivre de nouveau la Vie universelle,

Dans la fuite de l'Eau et la force du Vent.

La cité des eaux · 第 61 / 101 题