LE BOUQUET

Sur la rosace éclose au centre du parquet

Pose ton pied léger, écoute et sois furtive;

La solitude parle à celle qui arrive;

N'as-tu pas entendu le marbre qui craquait?

La harpe tremble et vibre à ton pas indiscret,

Le lustre se balance et son cristal s'avive;

De ce qui semble mort crois-tu que rien ne vive?

La glace a son fantôme et tout a son secret.

Le temps passe; tout fuit; les choses sont fidèles,

L'invisible silence évente de ses ailes

La poussière pensive et l'ombre transparente;

Et, sur la table nue où le marbre veiné

A quelque chair ancienne et pâle s'apparente,

Effeuille le bouquet que l'Amour t'a donné.

La cité des eaux · 第 31 / 101 题