[1: Le général Lamarque raconte dans ses _Mémoires_ comment il eut la
désagréable mission d'annoncer à Masséna la confiscation de ses
millions. La scène se passe la nuit au palais Acton. (_Note de l'éd._)]
[2: Frédéric-Guillaume IV.]
[3: M. Thiers parle de 400,000 hommes en chiffres ronds.]
[4: On lit dans le livre de M. de Ségur: «La mort de Koulnieff fut,
dit-on, héroïque; un boulet lui brisa les deux jambes et l'abattit sur
ses propres canons; alors voyant les Français s'approcher, il arracha
ses décorations et, s'indignant contre lui-même de sa témérité, il se
condamna à mourir sur le lieu même de sa faute en ordonnant aux siens de
l'abandonner.»]
[5: Le baron Alfred de Marbot, maître des requêtes au Conseil d'État,
mort en 1865.]
[6: M. de Ségur écrit: «On ne cherche plus à cacher, à Moscou, le sort
qu'on lui destine... La nuit, des émissaires vont frapper à toutes les
portes; ils annoncent l'incendie... On enlève les pompes; la désolation
monte à son comble... Ce jour-là, une scène effrayante termina ce triste
drame... Les prisons s'ouvrent: une foule sale et dégoûtante en sort
tumultueusement... Dès lors, la grande Moscou n'appartient plus ni aux
Russes, ni aux Français, mais à cette foule impure, dont quelques
officiers et soldats de police dirigèrent la fureur. On les organisa; on
assigna à chacun son poste, et ils se dispersèrent pour que le pillage
et l'incendie éclatassent partout à la fois...»]
[7: Si nous en croyons les Mémoires de Tchitchakoff, le funeste
désaccord qui régnait trop souvent parmi les lieutenants de Napoléon
existait également parmi ceux d'Alexandre. C'est à ce désaccord que les
débris de la Grande Armée auraient dû en partie leur salut lors du
passage de la Bérésina. (_Note de l'éditeur._)]
[8: La tête de pont sur la rive droite.
Le comte de Rochechouart, alors aide de camp de l'empereur Alexandre,
donne dans ses _Mémoires_ de nombreux détails sur toute l'affaire de
Borisoff, à laquelle il prit une grande part. (_Note de l'éditeur._)]
[9: Les Mémoires de Tchitchakoff confirment pleinement tous ces
détails.]
[10: Ou Stakof.]
[11: Dans une curieuse et dramatique relation illustrée de la campagne
de Russie, publiée à Stuttgard en 1843, Faber du Faur signale cette
vacuité des ponts dans la nuit du 27 au 28 novembre, et même dans celle
du 28 au 29. (_Note de l'éditeur._)]
[12: Le général Partouneaux se défendit d'ailleurs héroïquement; sa
division était réduite à quelques centaines de combattants lorsqu'elle
dut se rendre. (Voy. THIERS, _Histoire du Consulat et de l'Empire_.)]
[13: Tchitchakoff a rendu justice à la vigueur de notre cavalerie dans
cette affaire. Du reste, ses Mémoires (publiés en 1862) et ceux du comte
de Rochechouart confirment de point en point les détails donnés sur ces
événements: la prise et la perte de Borisoff par les Russes; leur
mouvement intempestif sur Beresino inférieur; le combat de Zawniski près
Brillowa et Stakowo; la fatale rupture des ponts et la retraite de nos
troupes par les marais gelés de Zembin. (_Note de l'éditeur._)]
[14: Tchitchakoff a trouvé dans ce fait une excuse à sa négligence.]
[15: «Des malheureux se précipitèrent dans ces brasiers... leurs
compagnons affamés les regardaient sans effroi... il y en eut même qui
attirèrent à eux ces corps défigurés et grillés... et il est trop vrai
qu'ils osèrent porter à leur bouche cette révoltante nourriture!» (DE
SÉGUR, _Histoire de Napoléon_.)]
[16: Dans sa brochure publiée en 1823, Rostopschine insiste
particulièrement sur les causes accidentelles de l'incendie.]
[17: M. Thiers établit comme il suit le compte de nos pertes. Selon lui,
420,000 hommes passèrent le Niémen, et ce chiffre fut porté à 533,000
par des renforts successifs: 300,000 auraient péri, tant Français
qu'alliés. (_Note de l'éditeur._)]
[18: Ou Janowitz.]
[19: Le comte de Rochechouart nous raconte d'une façon très pittoresque
la mission qu'il eut à remplir auprès de Bernadette, qui hésitait encore
à passer l'Elbe au mois de septembre; il nous décrit également sa
rencontre avec le prince royal de Suède, «superbe au milieu de la
mitraille, entouré de morts et de blessés...», sur le champ de bataille
de Leipzig. (_Note de l'éditeur._)]
[20: Dans les garnisons de la plupart des places fortes, et notamment
dans celle de Danzig, composées de troupes de diverses nationalités, on
eut à regretter quelques désertions même parmi les officiers; ceux-ci
trouvèrent dans le camp russe l'accueil le plus empressé et nous
combattirent dans la campagne de France.]
[21: Ces lettres sont les seuls documents que nous possédions sur la
campagne de Waterloo.]
[22: Les démarches faites au ministère de la guerre pour trouver ce
rapport sont malheureusement restées infructueuses. (_Note des
éditeurs._)]
[23: Voir les _Portraits militaires_ de M. de La Barre-Duparcq, p. 23
Paris, 1853.]
[24: Plurimum audaciæ ad pericula capessenda, plurimum consilii intra
ipsa pericula erat...» (Tite-Live, lib. XXI, _De Annibale_.)]
[25: _Remarques critiques_ sur l'ouvrage de M. le lieutenant général
Rogniat, intitulé: _Considérations sur l'art de la guerre_, par le
colonel Marbot (Marcellin), Paris, 1820. Marbot écrivit aussi en 1825 un
autre ouvrage, qui eut alors un certain retentissement et qui le
méritait; il est intitulé: _De la nécessité d'augmenter les forces
militaires de la France_.]
[26: Paragraphe II, n° 31, du testament de Napoléon. Le legs de
l'Empereur à Marbot était de _cent mille francs_.]
[27: Voir le chapitre intitulé: _Des grandes opérations offensives_, p.
597 et suiv. de l'ouvrage précité.]
[28: _Considérations sur l'art de la guerre_, p. 410.]
[29: _Remarques critiques_, etc., p. 191-192.]