A celle de la Lippe._

«Messieurs les députés du département de la Lippe, la ville de Munster

appartenait à un souverain ecclésiastique, déplorable effet de

l'ignorance et de la superstition. Vous étiez sans patrie. La

Providence, qui a voulu que je rétablisse le trône de Charlemagne,

vous a fait naturellement rentrer, avec la Hollande et les villes

anséatiques, dans le sein de l'empire. Du moment où vous êtes devenus

Français, mon coeur ne fait pas de différence entre vous et les autres

parties de mes états. Aussitôt que les circonstances me le permettront,

j'éprouverai une vive satisfaction de me trouver au milieu de vous.»

_A celle des Iles Ioniennes._

«Messieurs les députés des Iles Ioniennes, j'ai fait faire dans votre

pays de grands travaux. J'y ai réuni un grand nombre de troupes et de

munitions de toute espèce. Je ne regrette pas les dépenses que Corfou

coûte à mon trésor; elle est la clé de l'Adriatique.

Je n'abandonnerai jamais des îles que la supériorité de l'ennemi sur mer

a fait tomber en son pouvoir. Dans l'Inde, comme dans l'Amérique,

comme dans la Méditerranée, tout ce qui est et a été Français, le sera

constamment. Conquis par l'ennemi, par les vicissitudes de la guerre,

ou par les stipulations de la paix, je regarderais comme une tache

ineffaçable à la gloire de mon règne, de sanctionner jamais l'abandon

d'un seul Français.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome IV. · 第 94 / 96 题