Je vous remercie des sentimens que vous m'exprimez.»

Saint-Cloud, 25 avril 1811.

_Lettre de l'empereur aux évêques de France, pour les inviter à se

rassembler en concile._

«Monsieur l'évêque de.....les églises les plus illustres et les plus

populeuses de l'empire sont vacantes; une des parties contractantes du

concordat l'a méconnu. La conduite que l'on a tenue en Allemagne

depuis dix ans a presque détruit l'épiscopat dans cette partie de la

chrétienté: il n'y a aujourd'hui que huit évêques; grand nombre de

diocèses sont gouvernés par des vicaires apostoliques; on a troublé les

chapitres dans le droit qu'ils ont de pourvoir, pendant la vacance du

siège, à l'administration du diocèse, et l'on a ourdi des manoeuvres

ténébreuses tendantes à exciter la discorde et la sédition parmi nos

sujets. Les chapitres ont rejeté des brefs contraires à leurs droits et

aux saints canons.

Cependant les années s'écoulent, de nouveaux évêchés viennent à

vaquer tous les jours: s'il n'y était pourvu promptement, l'épiscopat

s'éteindrait en France et en Italie comme en Allemagne. Voulant prévenir

un état de choses si contraire au bien de notre religion, aux principes

de l'église gallicane, et aux intérêts de l'état, nous avons résolu de

réunir, au 9 juin prochain, dans l'église de Notre-Dame de Paris, tous

les évêques de France et d'Italie en concile national.

Nous désirons donc qu'aussitôt que vous aurez reçu la présente, vous

ayez à vous mettre en route, afin d'être arrivé dans notre bonne ville

de Paris dans la première semaine du mois de juin.

Cette lettre n'étant à autre fin, nous prions Dieu qu'il vous ait en sa

sainte garde.»

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome IV. · 第 90 / 96 题