_Ce jour sera le signe entre moi et vous._
Le signe est la marque de l’alliance.
Le signe!
Ainsi la profanation du Dimanche est un attentat contre l’alliance. Elle
efface le signe que Dieu a fait. Elle est le crime contre l’arc-en-ciel.
Le repos et l’Arche sont sans cesse rapprochés dans l’Écriture.
_Surge, Domine, in requiem tuam, tu et arca sanctificationis tuæ._
Le précepte du sabbat était contenu dans les tables de la loi, et les
tables de la loi étaient contenues dans l’Arche.
* * * * *
Souvenez-vous des Bethsamites frappés de mort parce qu’ils avaient jeté
sur l’Arche d’alliance un regard profane.
Souvenez-vous du roi frappé de mort pour l’avoir touchée.
Souvenez-vous du vieillard Héli qui tombe de cheval et meurt, apprenant
que l’Arche est aux mains des ennemis.
Souvenez-vous des Philistins qui ont peur de la garder, car elle
contient pour eux la mort.
Et rappelez-vous les paroles qu’entendit Adam et la parole qu’a entendu
Moïse:
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«Le jour où tu auras mangé du fruit défendu tu mourras de mort.»
«Celui qui aura profané le jour du repos, mourra de mort.»
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_Mea est ultio_[4], dit le Seigneur.
[4] Deut. XXXII, 35.
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La loi du pardon ne s’éclaire-t-elle pas ici, d’une grande lumière?
La vengeance est comptée parmi les trésors qui appartiennent en propre
au Seigneur. Elle est sa réserve et sa propriété.
«_Mea ultio._--La vengeance est ma chose. _Mihi vindicta._--La vengeance
m’appartient.
«_Nonne hæc condita sunt apud me et signata in thesauris meis._--Marquée
dans mes trésors.»
Celui qui se venge lui-même attente à la réserve du Seigneur.
_Si esurierit inimicus tuus, ciba illum, et si sitierit, da ei aquam
bibere_[5].
[5] Is. LVI, 2.
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_Prunas enim congregabis super caput ejus, et Dominus reddet tibi._