(Voir aux pages suivantes les photographies prises par les
collaborateurs de L'ILLUSTRATION pendant la course.)
[Illustration: SUR LE CIRCUIT D'AUVERGNE: LA POURSUITE DANS UN VIRAGE]
[Illustration: Vue générale des tribunes de Laschamps, quelques minutes
avant le départ.]
[Illustration: Théry, le vainqueur, au départ.]
[Illustration: Nazzari (2e) au départ.]
[Illustration: Cagno (3e) en vitesse.]
[Illustration: Vendeuses de chocolat de Royat aux tribunes de
Laschamps.]
[Illustration: Caillois (4e) sur la route.]
LA COUPE GORDON-BENNETT (5 JUILLET): INSTANTANÉS PRIS AU DÉPART, PENDANT
LA COURSE ET A L'ARRIVEE.
[Illustration: LE CLASSEMENT DE LA COURSE GORDON-BENNETT REPORTÉ SUR LA
CARTE DU CIRCUIT. La position attribuée aux concurrents sur la carte
représente la distance à laquelle chacun d'eux se trouvait en arrière de
Théry, au moment où celui-ci achevait son 4e tour. Toutes les voitures
sont supposées ici être parties ensemble, et notre schéma montre de
quelle façon elles se sont égrenées sur le parcours, selon leur vitesse
moyenne, variant de 78 kilomètres à l'heure, pour Théry, à 57
kilomètres, pour Lytle. Dans la réalité, les coureurs étant partis à des
intervalles de 5 minutes, ceux qui n'ont pas regagné de rangs en étaient
encore au 3e tour quand le vainqueur finissait le 4e.
_Les noms des coureurs sont écrits en capitales penchées et soulignés._]
[Illustration: Le vainqueur Théry débouche du pont du chemin de fer
entre les 4-Routes et la Baraque.]
[Illustration: Caillois (n° 7) dépassa Lytle (n° 6) en panne au tournant
du Gendarme.]
[Illustration: Sur le parcours: l'heure du déjeuner.]
[Illustration: Passage de Théry, vainqueur, devant les tribunes.]
[Illustration: Lancia, qui fut longtemps le vainqueur probable.]
[Illustration: Nazzari, qui a sauvé l'honneur italien en se classant
2e.]
[Illustration: Théry après sa victoire.]
[Illustration: Le fils de M. Brasier, constructeur de la voiture
gagnante, au volant de Théry.]
[Illustration: Le 1er prix du Corso fleuri: M. Battu, trésorier de
l'Automobile-Club d'Auvergne.]
[Illustration: Le 2e prix: M. Bergougnan.]
La grande épreuve automobile internationale de la Coupe Gordon-Bennett,
qui s'est disputée pour la dernière fois peut-être en 1905, a été
remportée une fois de plus par la France. C'est le populaire coureur
Théry, déjà vainqueur, en 1904 au Taunus, qui a triomphé de nouveau sur
le circuit d'Auvergne. Les conditions de la course exigent, on le sait,
que les voitures mises en ligne par chaque pays pour disputer la Coupe
soient, dans tous leurs détails de fabrication exclusivement nationale.
Avec la construction Richard-Brasier, à laquelle appartiennent les
voitures arrivées la première et la quatrième; avec les pneumatiques
Michelin, dont leurs roues étaient munies et qu'il est de notre devoir
de citer en une circonstance aussi mémorable, c'est l'industrie
française qui a triomphé sur toute la ligne.
[Illustration: Le défilé de la maison Richard-Brasier: au centre, M.
Brasier; à sa droite, Théry; à sa gauche, Caillois, sur leurs voitures
de course.--_Photographies Bliès_. L'AVANT-VEILLE DE LA COURSE: UN CORSO
FLEURI A CLERMONT-FERRAND]
La liste d'arrivée des concurrents, qui mentionne parmi les quatre
premiers deux Français et deux Italiens, appelle une autre remarque:
c'est que, dans cette lutte industrielle moderne, où l'ingéniosité doit
s'ajouter à la science et l'audace au sang-froid, les deux pays latins
se montrent supérieurs à la coalition germano-anglo-saxonne.
Voitures et conducteurs allemands, anglais, américains, autrichiens,
n'ont pas «existé» un instant contre les Français et les Italiens qui,
prenant le commandement au départ, l'ont conservé jusqu'à la fin, se
disputant entre eux seulement les premières places.
[Illustration: LE CIRCUIT D'AUVERGNE--La veille de la course: la
bourrasque au pesage de Laschamps.
La veille de la Coupe Gordon-Bennett, pendant les opérations du pesage,
un coup de vent subit et d'une violence irrésistible s'abattit sur le
plateau de Laschamps, s'engouffrant dans les toiles, démembrant les
charpentes, renversant, comme des châteaux de cartes, tous ces frêles
édifices de tentes, de garages improvisés, de tribunes. Ce fut un moment
de désarroi indescriptible. On se hâta d'éloigner les voitures de
course; aucune n'avait la plus légère avarie et tout se réduisit, pour
les spectateurs, à plus de peur que de mal.]
Sur les côtes de Norvège.