SOIR RELIGIEUX

Près du fleuve roulant vers l'horizon ses ors

Et ses pourpres et ses vagues entre-frappées,

S'ouvre et rayonne, ainsi qu'un grand faisceau d'épées,

L'abside ardente avec ses sveltes contreforts.

La nef allume auprès ses merveilleux décors:

Ses murailles de fer et de granit drapées,

Ses verrières d'émaux et de bijoux jaspées

Et ses cryptes, où sont couchés des géants morts;

L'âme des jours anciens a traversé la pierre

De sa douleur, de son encens, de sa prière

Et resplendit dans les soleils des ostensoirs;

Et tel, avec ses toits lustrés comme un pennage,

Le temple entier paraît surgir au fond des soirs,

Comme une châsse énorme, où dort le moyen âge.

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Poèmes: Les bords de la route. Les Flamandes. Les Moines · 第 141 / 245 题