DIMANCHE MATIN

Les nets éveils d'été des bourgades sous branches

Et sous ombre coupée au vent--et les roseaux

Et les aiguilles d'or des insectes des eaux

Et les barres des ponts de bois et leurs croix blanches

Et prés de beurre et lait--et métairie en planches

Et le bousculement des baquets et des seaux

Autour de la mangeoire, où grouillent les pourceaux,

Et la servante, avec du cru soleil aux manches;

Ces nets éveils dans les matins!--Des mantelets,

Des bonnets blancs et des sarreaux, par troupelets.

Gagnaient le bourg et son clocher couleur de craie.

Pommes et bigarreaux!--Et, par dessus la haie.

Les fruits rouges tentaient, et, dans le verger clair,

Brusque, comme un sursaut, claquait du linge en l'air.

Poèmes: Les bords de la route. Les Flamandes. Les Moines · 第 73 / 245 题