DES SOIRS

I

Sur mes livres éteints, où comme en un miroir

J'ai reflété mon coeur lassé, mon coeur du soir,

Après un jour vécu sans gloire et sans vaillance,

Lampes immobiles, larmez, dans le silence,

Vos feux pour le sommeil qui vient, torpidement,

Clore mes yeux fanés et mon attristement;

Lampes, brûlez, durant des heures et des heures

Encor, inutiles pour tous, mais les meilleures

Pour le rêve veiller--dont mon esprit, hélas!

Au clair sonnant matin ne se souviendra pas.

Poèmes: Les bords de la route. Les Flamandes. Les Moines · 第 48 / 245 题