Une seule en une seule chair?
Un grand sacrement, dit l'Apôtre.
_(Silence.)_
Sygne, que dois-je penser de ce oui que vous m'avez donné?
(Silence.)
Vos intentions étaient droites? Défaite.
Il s'agissait de sauver le Pape? Non.
Aucun bien ne justifie un acte mauvais. Aucun.
_(Silence.)_
Sygne, m'entendez-vous? oui, je vois que vous m'entendez encore. Ah,
fille fière, tu ne fléchis pas! _(Silence.)_
Tu n'as pas su faire complètement ton sacrifice et tu recules au
dernier moment.
La damnation, Sygne! l'éternelle privation de ce Dieu qui t'a faite,
Et qui m'a fait aussi, à son image: oui, quoique tu refuses de me
pardonner!
De ce Dieu qui t'appelle à ce suprême instant et qui te somme, toi, la
dernière de ta race.
Coûfontaine! Coûfontaine! M'entends-tu?
Et quoi! tu refuses! tu trahis!
Lève-toi, quand tu serais déjà morte! c'est ton suzerain qui t'appelle!
Eh bien, tu fais défection?
Lève-toi, Sygne! lève-toi, soldat de Dieu! et donne lui ton gant.
Comme Roland sur le champ de bataille quand il remit son poing à
l'Archange Saint Michel,
Lève-toi et crie: ADSUM! Sygne! Sygne!
_(Enorme et railleur au-dessus d'elle.)_