7 octobre 1789.

Je me porte bien, soyez tranquille. En oubliant où nous sommes et comment

nous y sommes arrivés; _nous devons être contents du mouvement du

Peuple_, surtout ce matin, j'espère, si le pain ne manque pas, que

beaucoup de choses se remettront. Je parle au peuple; milices, poissardes,

tous me tendent la main. Je la leur donne. Dans l'intérieur de l'hôtel de

ville, j'ai été personnellement très bien reçue. Le peuple ce matin, nous

demandait de rester, je leur ai dit de la part du Roi, qui était à côté de

moi, qu'il dépendait d'eux que nous restions; que nous demandions pas

mieux; que toute haine devait cesser; que le moindre sang répandu nous

ferait fuir avec horreur. Les plus près m'ont juré que tout était fini.

J'ai dit aux poissardes d'aller répéter tout ce que nous venions de leur

dire. Je suis désolée que nous soyons séparés. Mais il vaut bien mieux

que vous restiez où vous êtes pendant quelque temps. Vous aurez de mes

nouvelles le plus souvent que je pourrai. Adieu, comptez à jamais sur tous

mes sentiments pour vous. [Note: _Correspondance_ de Mercy, t. II, p.

271.]

Les grandes journées de la Constituante · 第 54 / 101 题