En suivant la côte.
Le large estuaire que le détachement venait d'atteindre, après six
semaines de voyage, formait une échancrure trapézoïdale, nettement
découpée dans le continent américain. À l'angle ouest s'ouvrait
l'embouchure de la Coppermine. À l'angle est, au contraire, se
creusait un boyau profondément allongé, qui a reçu le nom d'Entrée
de Bathurst. De ce côté, le rivage, capricieusement festonné,
creusé de criques et d'anses, hérissé de caps aigus et de
promontoires abrupts, allait se perdre dans ce confus
enchevêtrement de détroits, de pertuis, de passes, qui donne aux
cartes des continents polaires un si bizarre aspect. De l'autre
côté, sur la gauche de l'estuaire, à partir de l'embouchure même
de la Coppermine, la côte remontait au nord et se terminait par le
cap Kruzenstern.
Cet estuaire portait le nom de Golfe-du-Couronnement, et ses eaux
étaient semées d'îles, îlets, îlots, qui constituaient l'Archipel
du Duc-d'York.
Après avoir conféré avec le sergent Long, Jasper Hobson résolut
d'accorder, en cet endroit, un jour de repos à ses compagnons.
L'exploration proprement dite, qui devait permettre au lieutenant
de reconnaître le lieu propice à l'établissement d'une factorerie,
allait véritablement commencer. La Compagnie avait recommandé à
son agent de se maintenir autant que possible au-dessus du
soixante-dixième parallèle, et sur les bords de la mer Glaciale.
Or, pour remplir son mandat, le lieutenant ne pouvait chercher que
dans l'ouest un point qui fût aussi élevé en latitude et qui
appartînt au continent américain. Vers l'est, en effet, toutes ces
terres si divisées font plutôt partie des territoires arctiques,
sauf peut-être la terre de Boothia, franchement coupée par ce
soixante-dixième parallèle, mais dont la conformation géographique
est encore très indécise.
Longitude et latitude prises, Jasper Hobson, après avoir relevé sa
position sur la carte, vit qu'il se trouvait encore à plus de cent
milles au-dessous du soixante-dixième degré. Mais au-delà du cap
Kruzenstern, la côte, courant vers le nord-est, dépassait par un
angle brusque le soixante-dixième parallèle, à peu près sur le
cent trentième méridien, et précisément à la hauteur de ce cap
Bathurst, indiqué comme lieu de rendez-vous par le capitaine
Craventy. C'était donc ce point qu'il fallait atteindre, et c'est
là que le nouveau fort s'élèverait, si l'endroit offrait les
ressources nécessaires à une factorerie.
«Là, sergent Long, dit le lieutenant en montrant au sous-officier
la carte des contrées polaires, là nous serons dans les conditions
qui nous sont imposées par la Compagnie. En cet endroit, la mer,
libre une grande partie de l'année, permettra aux navires du
détroit de Behring d'arriver jusqu'au fort, de le ravitailler et
d'en exporter les produits.
-- Sans compter, ajouta le sergent Long, que, puisqu'ils se seront
établis au-delà du soixante-dixième parallèle, nos gens auront
droit à une double paye!
-- Cela va sans dire, répondit le lieutenant, et je crois qu'ils
l'accepteront sans murmurer.
-- Eh bien, mon lieutenant, il ne nous reste plus qu'à partir pour
le cap Bathurst», dit simplement le sergent. Mais, un jour de
repos ayant été accordé, le départ n'eut lieu que le lendemain, 6
juin.
Cette seconde partie du voyage devait être et fut effectivement
toute différente de la première. Les dispositions qui réglaient
jusqu'ici la marche des traîneaux n'avaient pas été maintenues.
Chaque attelage allait à sa guise. On marchait à petites journées,
on s'arrêtait à tous les angles de la côte, et le plus souvent on
cheminait à pied. Une seule recommandation avait été faite à ses
compagnons par le lieutenant Hobson, -- la recommandation de ne
pas s'écarter à plus de trois milles du littoral et de rallier le
détachement deux fois par jour, à midi et le soir. La nuit venue,
on campait. Le temps, à cette époque, était constamment beau, et
la température assez élevée, puisqu'elle se maintenait en moyenne
à cinquante-neuf degrés Fahrenheit au-dessus de zéro (15° centigr.
au-dessus de zéro). Deux ou trois fois, de rapides tempêtes de
neige se déclarèrent, mais elles ne durèrent pas, et la
température n'en fut pas sensiblement modifiée.
Toute cette partie de la côte américaine comprise entre le cap
Kruzenstern et le cap Parry, qui s'étend sur un espace de plus de
deux cent cinquante milles, fut donc examinée avec un soin
extrême, du 6 au 26 juin. Si la reconnaissance géographique de
cette région ne laissa rien à désirer, si Jasper Hobson, -- très
heureusement aidé dans cette tâche par Thomas Black, -- put même
rectifier quelques erreurs du levé hydrographique, les territoires
avoisinants furent non moins bien observés à ce point de vue plus
spécial, qui intéressait directement la Compagnie de la baie
d'Hudson.
En effet, ces territoires étaient-ils giboyeux? Pouvait-on compter
avec certitude sur le gibier comestible non moins que sur le
gibier à fourrure? Les seules ressources du pays permettraient-
elles d'approvisionner une factorerie, au moins pendant la saison
d'été? Telle était la grave question que se posait le lieutenant
Hobson, et qui le préoccupait à bon droit. Or, voici ce qu'il
observa.
Le gibier proprement dit, -- celui auquel le caporal Joliffe,
entre autres, accordait une préférence marquée, -- ne foisonnait
pas dans ces parages. Les volatiles, appartenant à la nombreuse
famille des canards, ne manquaient pas, sans doute, mais la tribu
des rongeurs était insuffisamment représentée par quelques lièvres
polaires, qui ne se laissaient que difficilement approcher. Au
contraire, les ours devaient être assez nombreux sur cette portion
du continent américain. Sabine et Mac Nap avaient souvent relevé
des traces fraîchement laissées par ces carnassiers. Plusieurs
même furent aperçus et dépistés, mais ils se tenaient toujours à
bonne distance. En tout cas, il était certain que, pendant la
saison rigoureuse, ces animaux affamés, venant de plus hautes
latitudes, devaient fréquenter assidûment les rivages de la mer
Glaciale.
«Or, disait le caporal Joliffe, que cette question des
approvisionnements préoccupait sans cesse, quand l'ours est dans
le garde-manger, c'est un genre de venaison qui n'est point à
dédaigner, tant s'en faut. Mais, quand il n'y est pas encore,
c'est un gibier fort problématique, très sujet à caution, et qui,
en tout cas, ne demande qu'à vous faire subir, à vous chasseurs,
le sort que vous lui réservez!»
On ne saurait parler plus sagement. Les ours ne pouvaient offrir
une réserve assurée à l'office des forts. Très heureusement, ce
territoire était visité par des bandes nombreuses d'animaux plus
utiles que les ours, excellents à manger, et dont les Esquimaux et
les Indiens font, dans certaines tribus, leur principale
nourriture. Ce sont les rennes, et le caporal Joliffe constata
avec une évidente satisfaction que ces ruminants abondaient sur
cette partie du littoral. Et en effet, la nature avait tout fait
pour les y attirer, en prodiguant sur le sol cette espèce de
lichen dont le renne se montre extrêmement friand, qu'il sait
adroitement déterrer sous la neige, et qui constitue son unique
alimentation pendant l'hiver.
Jasper Hobson fut non moins satisfait que le caporal en relevant,
sur maint endroit, les empreintes laissées par ces ruminants,
empreintes aisément reconnaissables, parce que le sabot des
rennes, au lieu de correspondre à sa face interne par une surface
plane, y correspond par une surface convexe, -- disposition
analogue à celle du pied du chameau. On vit même des troupeaux
assez considérables de ces animaux qui, errant à l'état sauvage
dans certaines parties de l'Amérique, se réunissent souvent à
plusieurs milliers de têtes. Vivants, ils se laissent aisément
domestiquer et rendent alors de grands services aux factoreries,
soit en fournissant un lait excellent et plus substantiel que
celui de la vache, soit en servant à tirer les traîneaux. Morts,
ils ne sont pas moins utiles, car leur peau, très épaisse, est
propre à faire des vêtements; leurs poils donnent un fil
excellent; leur chair est savoureuse, et il n'existe pas un animal
plus précieux sous ces latitudes. La présence des rennes, étant
dûment constatée, devait donc encourager Jasper Hobson dans ses
projets d'établissement sur un point de ce territoire.
Il eut également lieu d'être satisfait à propos des animaux à
fourrure. Sur les petits cours d'eau s'élevaient de nombreuses
huttes de castors et de rats musqués. Les blaireaux, les lynx, les
hermines, les wolvérènes, les martres, les visons, fréquentaient
ces parages, que l'absence des chasseurs avait laissés jusqu'alors
si tranquilles. La présence de l'homme en ces lieux ne s'était
encore décelée par aucune trace, et les animaux savaient y trouver
un refuge assuré. On remarqua également des empreintes de ces
magnifiques renards bleus et argentés, espèce qui tend à se
raréfier de plus en plus, et dont la peau vaut pour ainsi dire son
poids d'or. Sabine et Mac Nap eurent, pendant cette exploration,
mainte occasion de tirer une tête de prix. Mais, très sagement, le
lieutenant avait interdit toute chasse de ce genre. Il ne voulait
pas effrayer ces animaux avant la saison venue, c'est-à-dire avant
ces mois d'hiver pendant lesquels leur pelage, mieux fourni, est
beaucoup plus beau. D'ailleurs, il était inutile de surcharger les
traîneaux, Sabine et Mac Nap comprirent ces bonnes raisons, mais
la main ne leur en démangeait pas moins, quand ils tenaient au
bout de leur fusil une martre zibeline ou quelque renard précieux.
Toutefois, les ordres de Jasper Hobson étaient formels, et le
lieutenant ne permettait pas qu'on les transgressât.
Les coups de feu des chasseurs, pendant cette seconde période du
voyage, n'eurent donc pour objectif que quelques ours polaires,
qui se montrèrent parfois sur les ailes du détachement. Mais ces
carnassiers, n'étant point poussés par la faim, détalaient
promptement, et leur présence n'amena aucun engagement sérieux.
Cependant, si les quadrupèdes de ce territoire n'eurent point à
souffrir de l'arrivée du détachement, il n'en fut pas de même de
la race volatile, qui paya pour tout le règne animal. On tua des
aigles à tête blanche, énormes oiseaux au cri strident, des
faucons-pêcheurs, ordinairement nichés dans les troncs d'arbres
morts, et qui, pendant l'été, remontent jusqu'aux latitudes
arctiques; puis, des oies de neige, d'une blancheur admirable, des
bernaches sauvages, le meilleur échantillon de la tribu des
ansérines au point de vue comestible, des canards à tête rouge et
à poitrine noire, des corneilles cendrées, sortes de geais
moqueurs d'une laideur peu commune, des eiders, des macreuses et
bien d'autres de cette gent ailée qui assourdissait de ses cris
les échos des falaises arctiques. C'est par millions que vivent
ces oiseaux en ces hauts parages, et leur nombre est véritablement
au-dessus de toute appréciation sur le littoral de la mer
Glaciale.
On comprend que les chasseurs, auxquels la chasse des quadrupèdes
était sévèrement interdite, se rabattirent avec passion sur ce
monde des volatiles. Plusieurs centaines de ces oiseaux,
appartenant principalement aux espèces comestibles, furent tuées
pendant ces quinze premiers jours, et ajoutèrent à l'ordinaire de
corn-beef et de biscuit un surcroît qui fut très apprécié.
Ainsi donc, les animaux ne manquaient point à ce territoire. La
Compagnie pourrait facilement remplir ses magasins, et le
personnel du fort ne laisserait pas vides ses offices. Mais ces
deux conditions ne suffisaient pas pour assurer l'avenir de la
factorerie. On ne pouvait s'établir dans un pays si haut en
latitude, s'il ne fournissait pas, et abondamment, le combustible
nécessaire pour combattre la rigueur des hivers arctiques.
Très heureusement, le littoral était boisé. Les collines, qui
s'étageaient en arrière de la côte, se montraient couronnées
d'arbres verts, parmi lesquels le pin dominait. C'étaient
d'importantes agglomérations de ces essences résineuses,
auxquelles on pouvait donner, en certains endroits, le nom de
forêts. Quelquefois aussi, par groupes isolés, Jasper Hobson
remarqua des saules, des peupliers, des bouleaux-nains et de
nombreux buissons d'arbousiers. À cette époque de la saison
chaude, tous ces arbres étaient verdoyants, et ils étonnaient un
peu le regard, habitué aux profils âpres et nus des paysages
polaires. Le sol, au pied des collines, se tapissait d'une herbe
courte, que les rennes paissaient avec avidité, et qui devait les
nourrir pendant l'hiver. On le voit, le lieutenant ne pouvait que
se féliciter d'avoir cherché dans le nord-ouest du continent
américain le nouveau théâtre d'une exploitation.
Il a été dit également que si les animaux ne manquaient pas à ce
territoire, en revanche, les hommes semblaient y faire absolument
défaut. On ne voyait ni Esquimaux, dont les tribus courent plus
volontiers les districts rapprochés de la baie d'Hudson, ni
Indiens, qui ne s'aventurent pas habituellement aussi loin au-delà
du Cercle polaire. Et en effet, à cette distance, les chasseurs
peuvent être pris par des mauvais temps continus, par une reprise
subite de l'hiver, et être alors coupés de toute communication. On
le pense bien, le lieutenant Hobson ne songea point à se plaindre
de l'absence de ses semblables. Il n'aurait pu trouver que des
rivaux en eux. C'était un pays inoccupé qu'il cherchait, un désert
auquel les animaux à fourrure devaient avoir intérêt à demander
asile, et, à ce sujet, Jasper Hobson tenait les propos les plus
sensés à Mrs. Paulina Barnett, qui s'intéressait vivement au
succès de l'entreprise. La voyageuse n'oubliait pas qu'elle était
l'hôte de la Compagnie de la baie d'Hudson, et elle faisait tout
naturellement des voeux pour la réussite des projets du
lieutenant.
Que l'on juge donc du désappointement de Jasper Hobson, quand,
dans la matinée du 20 juin, il se trouva en face d'un campement
qui venait d'être plus ou moins récemment abandonné.
C'était au fond d'une petite baie étroite, qui porte le nom de
baie Darnley, et dont le cap Parry forme la pointe la plus avancée
dans l'ouest. On voyait en cet endroit, au bas d'une petite
colline, des piquets qui avaient servi à tracer une sorte de
circonvallation, et des cendres refroidies entassées sur
l'emplacement de foyers éteints.
Tout le détachement s'était réuni auprès de ce campement. Chacun
comprenait que cette découverte devait singulièrement déplaire au
lieutenant Hobson.
«Voilà une fâcheuse circonstance, dit-il en effet, et certes,
j'aurais mieux aimé rencontrer sur mon chemin une famille d'ours
polaires!
-- Mais les gens, quels qu'ils soient, qui ont campé en cet
endroit, répondit Mrs. Paulina Barnett, sont déjà loin sans doute,
et il est probable qu'ils ont déjà regagné plus au sud leurs
territoires habituels de chasse.
-- Cela dépend, madame, répondit le lieutenant. Si ceux dont nous
voyons ici les traces sont des Esquimaux, ils auront plutôt
continué leur route vers le nord. Si, au contraire, ce sont des
Indiens, ils sont peut-être en train d'explorer ce nouveau
district de chasse, comme nous le faisons nous-mêmes, et, je le
répète, c'est pour nous une circonstance véritablement fâcheuse.
-- Mais, demanda Mrs. Paulina Barnett, peut-on reconnaître à
quelle race ces voyageurs appartiennent? Ne peut-on savoir si ce
sont des Esquimaux ou des Indiens du sud? Il me semble que des
tribus si différentes de moeurs et d'origine ne doivent pas camper
de la même manière.»
Mrs. Paulina Barnett avait raison, et il était possible que cette
importante question fût résolue après une plus complète inspection
du campement.
Jasper Hobson et quelques-uns de ses compagnons se livrèrent donc
à cet examen, et recherchèrent minutieusement quelque trace,
quelque objet oublié, quelque empreinte même, qui pût les mettre
sur la voie. Mais ni le sol ni ces cendres refroidies n'avaient
gardé aucun indice suffisant. Quelques ossements d'animaux,
abandonnés çà et là, ne disaient rien non plus. Le lieutenant,
fort dépité, allait donc abandonner cet inutile examen, quand il
s'entendit appeler par Mrs. Joliffe, qui s'était éloignée d'une
centaine de pas sur la gauche.
Jasper Hobson, Mrs. Paulina Barnett, le sergent, le caporal,
quelques autres, se dirigèrent aussitôt vers la jeune Canadienne,
qui restait immobile, considérant le sol avec attention.
Lorsqu'ils furent arrivés près d'elle:
«Vous cherchiez des traces? dit Mrs. Joliffe au lieutenant Hobson.
Eh bien, en voilà!»
Et Mrs. Joliffe montrait d'assez nombreuses empreintes de pas,
très nettement conservées sur un sol glaiseux.
Ceci pouvait être un indice caractéristique, car le pied de
l'Indien et le pied de l'Esquimau, aussi bien que leur chaussure,
diffèrent complètement.
Mais, avant toutes choses, Jasper Hobson fut frappé de la
singulière disposition de ces empreintes. Elles provenaient bien
de la pression d'un pied humain, et même d'un pied chaussé, mais,
circonstance bizarre, elles semblaient n'avoir été faites qu'avec
la plante de ce pied. La marque du talon leur manquait. En outre,
ces empreintes étaient singulièrement multipliées, rapprochées,
croisées, quoiqu'elles fussent, cependant, contenues dans un
cercle très restreint.
Jasper Hobson fit observer cette singularité à ses compagnons.
«Ce ne sont pas là les pas d'une personne qui marche, dit-il.
-- Ni d'une personne qui saute, puisque le talon manque, ajouta
Mrs. Paulina Barnett.
-- Non, répondit Mrs. Joliffe, ce sont les pas d'une personne qui
danse!»
Mrs. Joliffe avait certainement raison. À bien examiner ces
empreintes, il n'était pas douteux qu'elles n'eussent été faites
par le pied d'un homme qui s'était livré à quelque exercice
chorégraphique, -- non point une danse lourde, compassée,
écrasante, mais plutôt une danse légère, aimable, gaie. Cette
observation était indiscutable. Mais quel pouvait être l'individu
assez joyeux de caractère pour avoir été pris de cette idée ou de
ce besoin de danser aussi allègrement sur cette limite du
continent américain, à quelques degrés au-dessus du cercle
polaire?
«Ce n'est certainement point un Esquimau, dit le lieutenant.
-- Ni un Indien! s'écria le caporal Joliffe.
-- Non! c'est un Français!» dit tranquillement le sergent Long.
Et, de l'avis de tous, il n'y avait qu'un Français qui eût été
capable de danser en un tel point du globe!