Plus que cinq jours!...
Malgré moi, par instants, je me trouble. Cet événement qui vient si vite
et qui va changer toute ma vie, m’impressionne et m’agite.
Pourtant, il me semble que je devrais me préparer un peu déjà, et ce
matin je me suis mise à ranger mes affaires et les bibelots que j’aime.
Pendant ce temps, Benoîte est entrée, et comme elle me regardait plier
deux robes d’été:
--Tu pars, ma Colette? m’a-t-elle dit en riant...
Je n’ai pas répondu, je ne me reconnais le droit de rien annoncer
encore; mais elle ne savait pas dire si vrai!