LES ÉTRENNES DES ORPHELlNS

I

La chambre est pleine d'ombre; on entend vaguement

De deux enfants le triste et doux chuchotement.

Leur front se penche, encor, alourdi par le rêve,

Sous le long rideau blanc qui tremble et se soulève...

--Au dehors les oiseaux se rapprochent frileux;

Leur aile s'engourdit sous le ton gris des cieux;

Et la nouvelle année, à la suite brumeuse,

Laissant traîner les plis de sa robe neigeuse,

Sourit avec des pleurs, et chante en grelottant...

Poésies complètes, avec préface de Paul Verlaine et notes de l'éditeur · 第 27 / 125 题