COURRIER DE PARIS

Un jour, Lamennais agité par l'esprit prophétique annonçait quinze ans

d'avance la révolution de Février. Il disait dans un petit livre

éloquent et terrible «Posez la main sur la terre et dites-moi pourquoi

elle a tressailli.» Je ne suis pas prophète. Je ne viens pas, Dieu

merci! vous prédire une révolution nouvelle; c'est bien assez de celles

que nous avons déjà sur les bras. Pourtant j'ai à vous indiquer un grand

événement: «Enfin, voici le moment du retour!» comme chante ou à peu

près Eléazar dans la _Juive_, musique d'Halévy.

Septembre touche déjà à la moitié de son cours. Les hirondelles

commencent à se faire signe pour l'heure du départ. Tout mue dans le

paysage. Sur les bords de la Loire et du Rhône, les pampres

s'empourprent d'un rouge sang-de-boeuf. On reprend les pardessus ouatés,

en vue des rhumatismes. Ceux qui ont dépassé la soixantaine arborent le

cache-nez. Tout académicien ne se couche pas avant d'avoir, pris un lait

de poule. On voit les auteurs dramatiques se frotter les mains d'aise,

en ce que les recettes de théâtre sont sur le point de doubler. En

province et à l'étranger on n'entend plus qu'un choeur: «Rentrons à

Paris.»

Ceux ou celles qui font mine de demeurer au pied des monts ou dans le

creux d'un roc sont entraînés par l'exemple. Ne voyez-vous pas combien

le soleil s'est attiédi? Il est des endroits où l'on ne le prendrait

plus que pour un bec de gaz. Il est bien évident qu'on ne vit plus ou

plutôt qu'on ne va plus vivre qu'à la ville. Quittez les plages,

désertez les casinos. D'ailleurs les prévoyantes mamans sont là pour

dire:

--Ah! voilà l'automne qui nous touche déjà de ses _ailes humides_ (vieux

style) soir et matin, le ciel est couleur d'ardoise. N'avez-vous pas

ressenti le premier frisson de la mi-septembre? Voyez donc,

mesdemoiselles, voyez donc! Les petites dentelles des mantilles sont

remuées par le vent comme des feuilles jaunies. Partons, rentrons.

Ainsi, à l'heure où je vous parle, sur toutes les lignes de chemin de

fer, on ne rencontre que caravanes de revenants. Quatre mois de

villégiature ou d'hydrothérapie ont heureusement vermillonné les joues

des jeunes femmes. On a fait provision de santé. On s'est écarté pendant

cent vingt jours, je devrais dire cent vingt nuits, de l'atmosphère des

bals, des soupers, des thés, des concerts, des théâtres, des réceptions,

de tout ce qui surmène l'esprit, brûle le sang, rougit les yeux et met

des rides invisibles au coeur. On s'est rajeuni. On n'a plus voulu

penser. On s'est engraissé. On est presque redevenu jeune. Ce serait une

excellente métamorphose si l'on ne devait retomber dans la fournaise

d'où l'on s'était échappé en juin, mais on y revient, je vous l'ai dit,

et l'on y revient en toute hâte. Ah! ce Paris, toujours maudit, comme on

le revoit avec plaisir!

Mon Dieu, non, les déclamations à la J. J. Rousseau n'y feront rien.

Tout ce beau monde sera toujours heureux de retrouver, après le riant

exil des champs ou de la mer, la ville du bruit, du gaz, de la fumée, du

lucre, du jeu, des disputes, du plaisir, de la poussière, de la gloire,

de la mode, du scandale, du beau langage, de l'argot, du macadam, de

l'élégance, du sans-gêne, de la tromperie, des clubs, de l'esprit, de la

routine, de l'audace, des petites brochures et des petits bons mots.

Durant l'été, on a marché sur le sable de Pornie, sur les sentiers

creusés dans les Pyrénées, à Royan, à Vichy, à Trouville, sur les

escarpements du mont Dore. Comme il va être agréable de reposer

prosaïquement le pied sur cet asphalte des boulevards où l'on sait si

bien causer!--Qu'est-ce qu'il y a de neuf?--Le dernier mariage?--Le

dernier procès en séparation de corps?--La dernière faillite?--Le

dernier duel?--Le dernier roman?--La dernière fourberie de biche se

moquant d'un gommeux?--La dernière caricature?--Le dernier complot?--Le

dernier succès, prose, vers, musique ou peinture?--Le dernier coup de

sifflet?--Le dernier épisode du dernier bac?--Et puis, comme tout cela

ressemble à cette manne qui tombe du ciel pour nourrir Israël dans le

désert, fraîche le matin, déjà immangeable à midi; aussitôt que le

chapelet est épuisé, on passe à la brochette des nouvelles de demain.

Les bains de mer auront eu, cette année, un succès inusité; Bade, que

nous bouderons longtemps, ne reçoit plus de visiteurs français; Aix,

Ems, Spa, ne voient guère que nos têtes folles; mais je ne sais comment

cela se fait, la mer entre chaque jour un peu plus dans le mouvement

mondain. Il paraît qu'on y écorche un peu moins les baigneurs qu'on ne

le fait dans les stations thermales en renom, et c'est bien déjà quelque

chose. Nos médecins aussi y contribuent. C'est si vite fait d'écrire sur

une ordonnance: «Allez à la mer!»

Mais parlons de la rentrée dans Paris. Il y a une remarque à faire:

Villégiature, voyages, promenades, séjour dans les villes d'eau, bals

par-ci, concerts par-là, rencontres à la table d'hôte ou sur la marge

verte des vallées, tout cela ne compte pas. Pour les heureux du jour, ce

n'est qu'une échappée d'un instant dans la vie de bohème. Aussitôt qu'on

est de retour, on s'entend vite à reprendre le train de ses habitudes.

Une fois à la gare, on ne joue plus la comédie des politesses banales

avec le premier venu qu'on avait eu pour voisin de robinet à Cauterets

ou à Uriage. On ne salue plus personne, on ne donne plus de cigares à

personne; on ne mange plus en face de personne, on ne _voisine_ plus

avec le premier venu; on est redevenu soi. On reprend sa liberté tout

entière. On est à Paris.

Un grand sujet d'étonnement chez les imbéciles, c'est de voir, après le

rapatriement opéré, que ceux et celles qu'on avait rencontrés à cent

cinquante lieues du boulevard ne vous connaissent plus. Pendant un mois

et plus, on a vécu intimement sans doute, mais, que voulez-vous? C'était

dans les gorges des Pyrénées, dans un pays d'ours. On se rendait à la

source ensemble. On buvait presque dans le même verre. D'accord. On

était à tu et à toi. Eh bien, ici, tout à coup, ni vu, ni connu. On

jette à peine un regard embrouillé à cette silhouette à laquelle on se

frottait tous les jours, et l'on se dit à demi-voix: «Où diable ai-je

donc vu cette _binette_-là?--_Binette_ est un mot très-usité dans le

beau monde du présent. Il en est qui disent _trombine_. «N'est-ce pas

cette _trombine_ avec laquelle j'ai fait une partie d'ânes à la dernière

saison de Plombières?»

Quelques rencontres ont pourtant un contrecoup dans un certain

monde.--Un jour, on était à cinq ou six à voir tomber une cascade, comme

celle qu'on nomme, par exemple, le cirque de Gavarnie.--On ébranchait

des plantes de la montagne.--On se parla d'abord des yeux et puis par

gestes.--Et puis, en quelques minutes, à la dérobée, au détour du

sentier, on a échangé une promesse ou une fleur.--Ah! les fleurs, quels

complices des coups de canif dans le contrat!--Roses des haies,

pervenches, violettes, oeillets, gueules-de-loup, le grand Artisan qui

vous a fait est toujours pour quelque chose dans les aventures qu'on

vous reproche!--«Gardez cette églantine jusqu'au prochain bal de

l'ambassade ottomane.--Rapportez-moi ce volubilis à la sauterie que le

vieux général de N*** donne le samedi d'après la Toussaint.»

Si les échos des Alpes et du Canigou se mettaient à être indiscrets,

vous en entendriez de belles!

Tandis que les uns reviennent, les autres s'apprêtent à partir. C'est

ainsi que Pertuiset se dispose à nous quitter avec les deux cents

chevaliers couverts de cottes de maille à la tête desquels il va aller à

la conquête de la Terre-de-Feu. Heureux Pertuiset! L'intrépide tueur de

lions ne demandait qu'une quarantaine de coopérateurs; il s'en est

présenté douze cents. Il a fallu trier. Quand l'expédition arrivera au

détroit de Magellan, elle se composera de deux cents Européens, plus le

service de santé. Deux vapeurs chaufferont et l'on s'élancera sur l'île

des Feugiens. A la fin de l'aventure chacun des soldats sera

millionnaire ou mangé.

Avant Pertuiset, d'autres jeunes hommes, se trouvant à l'étroit dans

notre petite Europe, se sont jetés dans des entreprises de cette nature

et y ont réussi. Aux États-Unis, en Angleterre et en Espagne, on vous

racontera l'odyssée merveilleuse de MM. Arnous de Rivière et Diaz Gana.

Il y a cinq ans, ces deux autres Jasons avaient organisé une expédition

dans le désert d'Atacama, en Bolivie, pensant y rencontrer des mines

d'argent. Personne ne voulait croire au succès. On objectait qu'il n'y

avait par là ni eau, ni bois, ni fruits, ni gibier, ni poisson; que tout

y était aride et que les voyageurs y crèveraient de faim. Tout cela ne

découragea pas les organisateurs. Grâce à eux, quarante mineurs et

soixante mules chargées d'eau et de vivres prirent la route du désert.

Pendant trois mois, les explorateurs eurent à souffrir des fatigues et

des privations sans nombre, mais ils n'en découvrirent pas moins de

nombreux gisements argentifères. Quand ils revinrent on les croyait

morts et enterrés. Ils retournèrent avec des ingénieurs; Diaz Gana

vendit sa part de trouvailles un million et demi de piastres fortes

(7,500,000 francs); M. Arnous de Rivière a cédé la sienne pour près du

double. Mais que de misères ils avaient essuyées! Que de combats avec

les éléments, ou avec les bêtes fauves, ou avec les sauvages! Que de

privations! Jugez du fait par un seul détail. L'eau était plus rare que

ne l'est chez nous le chambertin. Une mule en buvait pour quinze francs

par jour. Les autres choses étaient à l'avenant. Mais voyez le résultat:

une double fortune de nabab, et ce coin des Amériques désormais ouvert

au commerce européen.

Pertuiset veut appliquer la même énergie dans la conquête de la

Terre-de-Feu. Là aussi il y a beaucoup de mines, du guano, du cobalt, du

plomb, du charbon de terre, des fourrures. Oui, mais l'essentiel est de

n'être pas mangé à la croque-au-sel par les naturels du pays, qui sont

la fleur des anthropophages. L'an dernier, ces autochtones se sont

emparés de deux jeunes officiers de la marine anglaise, ils les ont

scalpés, découpés, salés, afin d'en faire un régal pour leurs jours de

fête. Chacun des membres de la nouvelle expédition connaît ce détail. Il

n'y aura donc pas à biaiser avec les indigènes. Il paraît que les ours

de l'endroit ne sont pas non plus d'une bien vive tendresse. Il y a de

même des morses, dit lions de mer, qui ne se piquent point davantage

d'avoir la moindre mansuétude dans le caractère. Mais qui ne risque rien

n'a rien. La vie de conquérant a des risques. Tout _rifleman_ doit

mettre sa peau en jeu cent fois par jour.

Un sage ne manquera pas de traiter de folie au premier chef cet amour

immodéré de l'or, qui pousse au delà des mers, sur des blocs de glace ou

dans des déserts l'élégant qu'on a vu la veille, chez nous, se promener,

le cigare à la bouche, sur le boulevard des Italiens. Sans doute c'est

une folie, mais c'est celle de la fin de notre XIXe siècle. Ceux qui

entraient dans la vie active il y a quarante ans obéissaient à d'autres

tendances. Ils vivaient pour l'art, pour l'idéal, pour la gloire, trois

mots sonores, brillants, peut-être vides de sens, que nous sommes en

train d'expulser de notre vocabulaire usuel. Célestin Nanteuil était de

ceux-là. Avez-vous jamais vu de près ce grand garçon, blanchi par l'âge,

qui vient de mourir à Marlotte, en pleine forêt de Fontainebleau? Dès

1829, il suivait de près Victor Hugo et sa bande si hardie. Il fallait

voir avec quelle bravoure il dirigeait les jeunes barbes de bouc à la

première représentation d'_Hernani!_ Il a fait partie de ce cénacle

fantasque et si poétique de la rue du Doyenné, dont Gérard de Nerval a

raconté l'histoire dans la _Bohème galante_. Il y a aidé Théophile

Gautier à mettre en scène une pièce de Scudéry, Édouard Ourliac à faire

un costume de capitan et Arsène Houssaye a à faire cuire des oeufs sur

le plat, car ces demi-dieux mangeaient parfois de temps en temps comme

de simples mortels. Le beau temps! La belle vie! Les amusants

enfantillages! Mais ce n'étaient que des enfantillages.

Célestin Nanteuil, voyant déjà quelques fils d'argent se mêler à sa

barbe, comprit qu'il y avait pour l'homme social moderne autre chose que

de la rêverie, l'amour des beaux vers, le culte de la forme; et de son

crayon, qui n'avait jamais été remué que par le caprice, il fit un outil

utile, un gagne-pain. Commençant par l'illustration, par

l'approvisionnement de la boutique des imagiers, il dessina un peu plus

en grand un jour. Il exposa plusieurs belles pages, d'après les maîtres,

notamment le _Baiser de Judas_. Il y a quelques années, il était

directeur du musée de Dijon. La mort l'a frappé, ainsi que je l'ai dit,

en pleine forêt de Fontainebleau. Pour un artiste, c'était tomber sur le

champ de bataille.

Au reste, cette semaine a été plus nettement funèbre. Les deuils y sont

nombreux. Désiré, des Bouffes-Parisiens, a succombé aussi. Comment!

allez-vous dire, ce gros bonhomme si réjoui, toujours prêt à nous faire

rire?--Eh bien, oui, Désiré est tombé bien prématurément. Vous le

rappelez-vous dans le Jupiter d'_Orphée aux enfers?_ Ne l'avez-vous pas

entendu dans l'alcade des _Bavards?_ Rien qu'à sa vue la salle éclatait

dans une incroyable explosion d'hilarité. Il y a eu aussi un jeune

romancier, Louis Gondall, l'auteur du _Martyr des Chaumelles_ et de

quelques paysanneries. Il y a eu encore M. Charles Clément, auteur d'une

comédie en vers intitulée: l'_Oncle de Sycione_. (Celui-ci est mort

subitement, en mangeant une pêche, à peu près comme Anacréon en avalant

un grain de raisin.) Il y a eu enfin un suicide, celui d'un jeune

sculpteur, M. Hervé Desmonts, que la misère a effrayé, que l'insuccès a

découragé. Des chasseurs l'ont trouvé pendu à un arbre de la forêt de

Sénart, avec un billet dans lequel il disait «qu'il n'avait pas de place

au soleil». Il n'a pas dit vrai. Une place au soleil, on en trouve

toujours une quand on la mérite, quand on la gagne, quand on sait être

patient. Mais il faut, pour l'avoir, faire quelque chose de plus

difficile que de se tuer; il faut lutter, avoir foi en soi, endurer la

faim, la soif, l'injure, l'oubli, l'injustice, il faut endurer ces mille

morts qu'on appelle la vie d'artiste.

Par bonheur, pour nous faire oublier tant de faits lugubres, voici qu'on

annonce un livre tout plein de gaieté, d'esprit, de belle humeur. Ce

sont les _Mémoires de Paul de Kock_, 400 pages de confidences intimes du

plus joyeux des romanciers. Il m'a été donné de jeter un rapide coup

d'oeil sur cet ouvrage posthume de l'auteur de _Monsieur Dupont._--Toute

la vie de Paul de Kock est là, depuis la mort de son père, le banquier

hollandais, tué par Sanson sur l'échafaud parce qu'il était l'ami

d'Anacharsis Clootz, d'Hébert et aussi celui de Dumouriez, jusqu'à

l'éducation du futur écrivain; depuis l'histoire d'un premier roman

jusqu'à celle de son dernier conte. Je vous laisse à penser quels

charmants et intéressants chapitres vous trouverez là-dedans. Henry de

Kock, le fils de l'auteur, a ajouté vingt pages curieuses sur les

derniers moments de son père; l'éditeur, E. Dentu, a voulu aussi qu'un

beau portrait gravé sur un acier fût annexé à ce volume. Bref, les

_Mémoires de Paul de Kock_ ont tout ce qu'il faut pour piquer vivement

la curiosité.

C'est par le pauvre Célestin Nanteuil que nous avons entendu un soir, il

y a quinze uns de cela, la jolie histoire que voici:

En ce temps-là, c'était au commencement du second empire, Horace Vernet

habitait Versailles. Un matin, l'artiste voyait entrer dans son atelier

un marchand de tableaux. L'industriel portait sous le bras gauche un

sac, avec ces mots écrits sur la toile: mille francs.

On ne voyait alors que des pièces de cent sous ou à peu près.

L'homme avait l'air dégagé et vainqueur.

--Mon Dieu, monsieur, dit-il à l'auteur de la _Smalah d'Abd-el-Kader_ en

posant négligemment son sac, je viens vous demander un service, argent

comptant, bien entendu. Je voudrais absolument avoir quelque chose de

vous, la moindre pochade, moins que rien, ce que vous voudrez. Je vous

en donne mille francs.

--Mais je n'ai rien chez moi, monsieur, répondit le peintre.

--Tenez, dit l'autre, ce petit croquis?

Et il va décrocher une petite toile de quelques centimètres,

représentant une scène de la vie de troupier, sujet toujours cher à

Horace Vernet.

--Donnez-moi ça, ajouta-t-il. Ça fera mon affaire. Mais vous y ajouterez

quelques petites retouches.

--Attendez, répondit le peintre. Voulez-vous me rendre un service à

votre tour? Je n'ai personne chez moi et il faut que j'envoie deux mots

à un ami qui demeure à côté. Portez-moi la lettre que je vais faire et

vous me rapporterez la réponse.

--Volontiers, dit l'autre.

Quelque temps après, en effet, le marchand revint avec la suite du

message. Horace Vernet décachette la réponse à sa lettre. Il en retire

deux billets de mille francs; puis, les montrant au brocanteur:

--Tenez, lui dit-il, on me donne deux mille francs du tableau dont vous

me donniez mille seulement. J'ajoute qu'on ne me demande pas de

retouches.

Le marchand sortit furieux.

--Ces artistes! disait-il, du jour où ils ont de la réputation, ils sont

intraitables. Qu'il me tombe un jeune talent inconnu et il me paiera ça!

Philibert Audebrand.

[Illustration: SOUVENIRS DE LA CAPTIVITE.--Les turcos.]

[Illustration: TYPES ET PHYSIONOMIES D'IRLANDE.--Un intérieur

Irlandais.]

L'Illustration, No. 1594, 13 Septembre 1873 · 第 6 / 40 题