On vient de transférer, à Dijon, de l'ancien au nouveau cimetière, les
restes des soldats français, italiens et allemands, qui, le 30 août
1870, tombèrent là, sur le champ de bataille.
Cette translation a été entourée de la plus grande solennité. L'armée y
devait, naturellement, tenir la première place. C'est sur des
corbillards décorés de trophées de drapeaux que les bières avaient été
déposées, et des soldats, l'arme sous le bras droit, encadraient le
cortège funèbre à travers les rues de la vieille cité bourguignonne.