DE LA CONDUITE DES CONFESSEURS A L’ÉGARD DES PERSONNES MARIÉES

Le confesseur doit avoir soin de les faire revenir au tribunal sacré peu

de temps après que le mariage aura été contracté, et alors il

développera les règles exposées plus haut sur l’obligation de rendre le

devoir conjugal, sur l’époque à laquelle il faut le rendre et le

demander, sur la manière dont le coït doit être pratiqué pendant les

menstrues, la grossesse, etc.

L’expérience prouve que beaucoup de personnes mariées ne déclarent pas

les péchés commis dans le mariage, à moins qu’elles ne soient

interrogées là-dessus. Or, le confesseur peut les interroger de la

manière suivante sur les choses permises entre époux: Avez-vous quelque

chose à avouer qui répugne à votre conscience? Si elles répondent

négativement et qu’elles paraissent suffisamment instruites et

d’ailleurs timorées, il ne sera pas nécessaire d’aller plus loin. Mais

si elles paraissent ignorantes et que leur sincérité soit suspecte, le

confesseur devra insister. Il demandera au pénitent s’il a refusé à son

conjoint de lui rendre le devoir conjugal: si le pénitent ne comprend

pas cette manière de parler, le confesseur peut lui demander: avez-vous

refusé l’acte que l’on fait pour avoir des enfants, le coït? S’il répond

qu’il a refusé, il faut savoir pour quelle raison, et on jugera à ses

réponses si le péché est mortel ou s’il n’y a pas de péché.

Le confesseur doit généralement s’enquérir auprès du pénitent s’il s’est

livré à des actes déshonnêtes contre la sainteté du mariage. Si le

pénitent répond affirmativement, il convient de lui faire dire en quoi

consistent ses infractions, de peur de lui enseigner ce qu’il ignore; et

on ne devra pas d’abord l’accuser à la légère de péché mortel.

Les pornographes sacrés: La confession et les confesseurs Appendice: Pieuses exhortations, par Monseigneur Claret; Mœchialogie, par le R. P. Debreyne; Compendium; et les Diaconales, par Monseigneur Bouvier · 第 200 / 211 题