DES ATTOUCHEMENTS ENTRE ÉPOUX

1º Les attouchements voluptueux qui ont pour but de parvenir à l’acte

charnel légitime sont, sans aucun doute, licites, à la condition de ne

pas entraîner le danger de pollution; ils sont, en effet, comme les

accessoires de cet acte: ils ne peuvent donc être défendus.

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2º Les attouchements entre époux sont des péchés mortels lorsqu’il en

résulte un danger de pollution: car la masturbation n’est pas plus

permise aux personnes mariées qu’à celles qui ne le sont pas; on ne peut

donc pas davantage les excuser de se mettre volontairement dans le

danger de pollution. Mais les embrassements et les autres attouchements

honnêtes que les personnes mariées ont l’habitude de se faire pour

entretenir un amour mutuel ne sont pas des péchés lorsqu’ils ne mettent

pas dans le danger de pollution.

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On ne doit pas regarder les époux comme coupables de péché mortel

lorsqu’ils affirment, de bonne foi, que leurs sens ne sont pas ébranlés

ou qu’il n’y a pas danger probable de pollution, ce qui est assez

ordinaire pour les personnes mariées depuis longtemps et accoutumées aux

actes vénériens. Nous ne saurions blâmer en aucune façon une épouse

pieuse qui, par timidité, ou par crainte d’irriter son mari, ou dans le

but de conserver la paix dans le ménage, permettrait des attouchements

libidineux, affirmant d’ailleurs qu’ils ne produisent chez elle aucun

mouvement désordonné, ou que, du moins, ces mouvements sont légers.

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_Sanchez, l. 9, disp. 44, nº 15_, et plusieurs autres avec lui, disent

que l’époux qui, en l’absence de son conjoint, prend plaisir à se livrer

à des attouchements sur lui-même ou à porter ses regards sur ses parties

sexuelles, mais sans qu’il y ait danger de pollution, commet seulement

un péché véniel, parce qu’il fait des actes secondaires qui tendent à

l’acte principal licite en soi, c’est-à-dire à l’union charnelle, mais

qui, dans ce cas, sont sans nécessité. Ils sont d’avis qu’il faut en

dire autant de la délectation dans l’acte conjugal qu’on se représente

comme s’accomplissant.

D’autres, au contraire, plus ordinairement, comme _Layman_, _Diana_,

_Sporer_, _Vasquez_, _saint Liguori_, etc., peu suspects d’une trop

grande sévérité, donnent comme probable que c’est un péché mortel, tant

parce que l’époux n’a le droit de disposer de son corps

qu’accidentellement et, selon l’ordre, pour accomplir l’acte charnel,

qu’en raison de la tendance de ces attouchements à la pollution et du

danger prochain qui en est inséparable, lorsqu’on s’y arrête et qu’ils

produisent une commotion dans les esprits.

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Les pornographes sacrés: La confession et les confesseurs Appendice: Pieuses exhortations, par Monseigneur Claret; Mœchialogie, par le R. P. Debreyne; Compendium; et les Diaconales, par Monseigneur Bouvier · 第 198 / 211 题