Saint Thomas, 2. 2, q. 154, art. 11, définit ainsi cette monstrueuse
corruption qui tire son nom des habitants de Sodome: _Accouplement entre
deux personnes du même sexe, par exemple d’un homme avec un homme, ou
d’une femme avec une femme_.
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Peu importe le _vase_ dans lequel pratiquent le coït, les mâles entre
eux ou les femmes entre elles, que ce soit dans le vase de devant ou
dans celui de derrière,--dans la matrice ou dans l’anus--ou sur une
autre partie du corps, puisque la malice de la sodomie consiste dans
l’affection pour le sexe _interdit_, et que, dans son genre, elle est
complète, par l’application en manière d’union charnelle, des parties
génitales sur une partie du corps d’une personne du même sexe. Il n’y a
cependant pas sodomie, parce qu’il n’y a pas union charnelle, lorsqu’on
applique seulement les mains, les pieds ou la bouche sur les parties
génitales d’un autre,--homme ou femme--l’éjaculation se produirait-elle
des deux côtés.
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Il y a une autre espèce de sodomie qui consiste dans l’union charnelle
entre personnes de différents sexes, mais hors du _vase_ naturel: dans
la partie de derrière, c’est-à-dire dans l’anus, ou dans la bouche,
entre les seins, entre les jambes ou les cuisses, etc. Quoique ce genre
d’infamie ne tombe pas sous les peines portées contre la sodomie
proprement dite, il n’en est pas moins certain que cet acte contre
nature constitue un crime énorme et, dans notre diocèse, c’est un cas
réservé.